Innovation  
Sommaire

Diplôme de Médecine Maritime (Brest) (Nouveau)
Exploration métabolique (Marseille) (Nouveau)
Pet Scan (Nancy) (Nouveau)
Neuronavigateur (Rouen) (Nouveau)
Neuroscanner (Orléans) (Nouveau)
Assistance cardiaque (Marseille) 
Annévrisme de l'aorte abdominale (Angers)
Soins pour l'enfant prématuré (Brest)
Un laboratoire pour les maladies génétiques (Lille)
Le suivi de sportifs au laboratoire d’explorations fonctionnelles respiratoires du service de Pneumologie (Orléans) 
La cellule d’urgence médico-psychologique (Rouen) 
La Dermopigmentation (Lille) 
Séparation de deux bébés siamois à l'Hôpital Nord (Marseille) 
Un équipement de pointe : le Gamma Knife (Marseille) 
Inauguration en septembre 1997 de Deux Unités de Traitement des Patients Autistes et Oligophrènes (Montpellier) 
Chambre d'Altitude : Un Bol d'Air (Nice) 
Procréation médicalement assistée (Rouen) 
Cancer Bronchique (Rouen) 
Maladies génétiques souvent héréditaires (Nice) 
Le biocompacteur, des os artificiels enrichis de produits biologiques actifs  (Nantes) 
La Neuroradiologie au CHU de Tours (Tours) 
Rhumatisme : Passer de l’épidémie silencieuse à une belle vie sans rhumatisme (Rouen) 
Centre de Télémédecine et du Réseau Régional de santé en Midi Pyrénées (Toulouse) 
Un dispositif original d’évaluation des personnels (Toulouse) 
L'hôpital demain : Cap sur le futur (Brest) 
Une consultation de la mémoire (Saint Etienne) 
Banque de tissus : Activité régionale du CHU de Nancy (Nancy) 
Le CHU et les autorités (Rouen) 
Ouverture d'une unité d'accueil pour les jeunes suicidants en octobre 1998 (Brest) 
La décentralisation des budgets de service : premiers pas vers la contractualisation interne (Caen) 
Allô Air Santé : 01.40.34.76.14. (Paris) 
Innovation : La créativité au CHU de Poitiers (Poitiers) 
Incontinence anale, le CHU de Nantes reconnu centre de référence internationale (Nantes) 
Robotisation en neurochirurgie (Grenoble) 
Recherche clinique (Rouen) 
Greffes Cardiaques : Une des missions du CHU (Tours) 

 

 
Marseille (Réseau CHU N°3) 

Assistance cardiaque 

 

Un système d’assistance cardiaque, constitué d’un ventricule artificiel électrique, appelé NOVACOR a été implanté chez un patient jeune qui n’était plus en mesure d’attendre une transplantation cardiaque.  
Cette opération a été réalisée le 10 avril dernier, et pour la première fois à Marseille, par le Professeur MESANA, dans le service de chirurgie cardiaque du professeur MONTIES à l’Hôpital de la Timone. 
Le ventricule artificiel est utilisé dans les cas de défaillances cardiaques graves, rebelles aux traitements conventionnels. Il s’agit le plus souvent de malades en attente de greffe cardiaque. 
Dans le sud de la France (Lyon compris), seul Marseille bénéficie de ce système d’assistance cardiaque. Très fiable, il permet aux malades de retrouver leur autonomie, de regagner leur domicile et dans certains cas de reprendre une activité professionnelle. 
Cette réussite est le reflet d’un savoir faire médical mais aussi de la mobilisation de toute une équipe (Chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs, et soignants). 
 

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Orléans (Réseau CHU N°3) 

Le suivi de sportifs au laboratoire d’explorations fonctionnelles respiratoires du service de Pneumologie  

 

En relation avec la Faculté des sports d’Orléans, ce laboratoire développe une activité de physiopathologie de l’exercice en assurant le suivi de nombreux sportifs. Il dépiste les maladies cardio-respiratoires chez les athlètes ayant eu un malaise au cours d’efforts et chez les sportifs de plus de 40 ans pratiquant au moins 4 heures de sport par semaine. Le laboratoire réalise également des tests d’effort avant les greffes cardiaques et pour les insuffisants respiratoires. Une recherche concernant les effets de la pratique sportive sur le système cardio-circulatoire et respiratoire de l’enfant a été entreprise. Cette activité a donné lieu à plusieurs publications nationales et internationales. 
 

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Rouen (Réseau CHU N°3) 

La cellule d’urgence médico-psychologique 

 

La cellule d’urgence médico-psychologique du CHU a été l’une des premières structures créées en France pour prendre en charge les victimes psychiques ou impliquées dans des catastrophes ou événements exceptionnels. 
Composée de psychiatres hospitaliers, elle est intervenue à deux reprises en 1997, lors des inondations touchant la zone ouest de Rouen en juin et lors du carambolage sur l’autoroute A13 qui a entraîné le décès de 12 personnes, de nombreux blessés somatiques... mais aussi un choc psychologique chez plus d’une centaine de personnes ayant assisté à l’accident. 
L’intervention 
Une antenne est montée près du site afin d’accueillir les personnes en situation de détresse psychologique. Est concerné tout sujet confronté à un événement exceptionnel, durant lequel des individus ont pu mourir ou être très gravement blessés ou menacés de mort, ou durant lequel leur intégrité physique ou celle d’autrui a pu être menacée. Cette intervention précoce évite dans de nombreux cas la survenue de troubles psychiatriques très invalidants appelés névrose ou syndrome de stress post-traumatique qui se manifestent par une peur intense ou un sentiment d’impuissance ou d’horreur. 
Plus tard, des souvenirs et des rêves répétitifs de l’accident peuvent survenir et provoquer des insomnies et un sentiment de détresse, des flash-back avec impression de revivre l'événement. Un état dépressif chronique risque de s’installer.  
Pour éviter une telle aggravation les psychiatres procèdent à un debriefing psychologique. Le but est de faire parler les victimes afin de maîtriser le drame par le langage, d’expliquer la normalité des réactions, de déculpabiliser, d’informer sur les symptômes et de dédramatiser pour enfin mettre un point final à l’événement et orienter positivement vers l’avenir. 
 

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Lille (Réseau CHU N°1) 

La Dermopigmentation 
 

Terme médical utilisé pour nommer les applications du tatouage à la chirurgie reconstructrice et esthétique. 

Divers produits colorants sont injectés dans la peau, au niveau du derme moyen. L'utilisation de cette technique universellement répandue remonte à l'Egypte ancienne. 

A l'Hôpital Roger Salengro du CHU de Lille, la dermopigmentation est réalisée dans le service de Chirurgie Plastique et Reconstructrice du Pr PELLERIN, sur prescription d'un chirurgien plasticien du service ou de ville. L'indication la plus fréquente est la reconstruction aréolaire, dernière étape des reconstructions du sein après amputation. 

Avec 7 ans de recul, la dermopigmentation a prouvé sa supériorité sur les techniques chirurgicales, notamment sur les greffes. Plus rarement, on régularise le contour des lèvres et on camoufle des cicatrices au niveau des sourcils. 

En revanche les résultats sont décevants pour les cicatrices disgracieuses. 
 

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Marseille (Réseau CHU N°1) 

Séparation de deux bébés siamois à l'Hôpital Nord - Une grande réussite pour l'équipe médicale du Pavillon Mère-Enfants.  
 

Le 7 novembre 1997, le Pr Pierre Alessandrini et son équipe ont séparé deux bébés siamois âgés de 1mois. Les jumelles conjointes xiphoomphalaopages (siamoises) ont quitté l'hôpital en parfaite santé, 8 jours après l'intervention. 

L'équipe du Pavillon Mère-Enfant a pu diagnostiquer par l'échographie anténatale les jumelles conjointes au 4ème mois de grossesse. Toutes les données de l'échographie étant favorables, la famille, soutenue par toute l'équipe médicale, décide de poursuivre la grossesse. Les enfants sont nés prématurément par césarienne, dans une maternité privée. Elles furent transférées immédiatement dans le Service de Réanimation Pédiatrique du Pavillon Mère-Enfant. Un mois après la naissance, leur état permettait d'envisager l'opération de séparation. 

La première étape, particulièrement délicate et dangereuse était l'anesthésie. Il a fallu réaliser une anesthésie simultanée et parfaitement synchronisée des jumelles. L'intervention dura 5 heures et se déroula en deux temps : la séparation proprement dite et la reconstruction de la paroi des deux nouveaux-nés. 

Ce beau succès thérapeutique est le fruit d'une parfaite collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Les grossesses gémellaires avec foetus soudés sont rares, environ une pour 50 000 naissances. 
 

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Marseille (Réseau CHU N°1) 

Un équipement de pointe : le Gamma Knife, une chirurgie "sans bistouri" de plus en plus performante. L'hôpital de la Timone est le seul CHU de France à avoir acquis cet appareil qui permet dans de nombreux cas d'éviter l'intervention chirurgicale.  
 
 

Cet appareil est capable de détruire sélectivement de petites lésions et des tumeurs intracérébrales avec une précision millimétrique et ce, sans ouvrir la boîte crânienne. 

Pour le patient, 4 avantages : supprimer l'anesthésie générale, éviter une trépanation ou une intervention chirurgicale, éliminer toute douleur et réduire considérablement la durée d'hospitalisation. 

Son installation a permis à des centaines de français de rester dans l'hexagone pour bénéficier de la meilleure technique de radio-chirurgie stéréotaxique. 

Origine des patients : 

47 % vivent en PACA, 

47,5 % en France hors PACA 

5,5 % sont étrangers 

Aujourd'hui, l'AP-HM a acquis un logiciel de calcul sophistiqué pour optimiser encore cet appareil : le Gamma Plan. Il permet des calculs plus précis au niveau de l'intervention chirurgicale, une diminution des doses d'irradiation donc des risques opératoires, la réalisation d'opérations plus fines, une utilisation optimisée d'un matériel coûteux. 

Le service du Pr Peragut traite 320 patients par an. Ce nombre devrait encore croître : en effet, de nombreux champs d'investigation sont abordés aujourd'hui notamment dans le traitement des pathologies fonctionnelles (épilepsie, névralgie, faciales...) 
 

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Montpellier (Réseau CHU N°1) 

Inauguration en septembre 1997 de Deux Unités de Traitement des Patients Autistes et Oligophrènes : New Fresco et l'Arche Bleue 

Ces deux structures extériorisées accueillent les patients déficitaires devenus adultes. Leurs objectifs : faciliter la poursuite de projets de soins individualisés, la mise en place d'alternatives avec les établissements médico-sociaux et l'accession à une plus grande autonomie. 

Les activités prescrites par les médecins sont animées par des infirmiers, aides soignants, ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues. Le suivi de ces patients est long. Il s'effectue en collaboration étroite avec les familles. Parents et professionnels interviennent pour des soins de qualité et le maintien de liens humains que ce type de pathologie a tendance à distendre.  

La psychiatrie de secteur s'adapte, à moyens constants, au développement et à la spécificité accrue des techniques de soins, à l'éventail des pathologies, à la modification du profil de la clientèle et de ses exigences de confort. Ainsi, dans ces nouveaux locaux, la qualité des prestations hôtelières respecte l'intimité des personnes. 

La création d'unités de soins intersectorielle a été prévue dès 1989 dans le Schéma Départemental d'Organisation de la Psychiatrie. Ces unités sont regroupées au sein d'une fédération des secteurs qui correspond à un découpage géodémographique. 

Placées sous la responsabilité du Dr François Hemmi, ces unités dépendent de la Polyclinique Intersectorielle de Psychiatrie du CHU dont le Dr Jean-Claude Penochet est le coordinateur. 

Les unités de traitement en chiffres : 

40 lits d'hospitalisation à temps complet répartis dans deux sous unités de 10 lits et dans une de 20 lits. 

Coût des travaux 16 900 000 F. 

Investissement matériel 1 458 000 F. 
 
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Nice (Réseau CHU N°1) 

Chambre d'Altitude : Un Bol d'Air 
 
 

La proportion d'asthmatiques en France a doublé depuis 10 ans, de5 %, elle est passée à 10 %, surtout en raison de la pollution intérieure. En effet, une maison fermée devient un lieu de concentration de particules. Pour lutter contre cette maladie, il existe en France deux chambres hypoallergéniques ou dites " chambres d'altitude " : une à Paris et une à Nice, l'hôpital Pasteur, dans le service du Pr Bruno Blaive. Leur prix de revient élevé explique ce nombre extrêmement limité. La chambre d'altitude possède un air filtré au maximum. En variant l'hygrométrie et la température, on obtient presque les mêmes conditions climatiques qu'à la montagne ou à la mer. Une fois dans la chambre, le patient peut noter lui-même la fréquence de ses symptômes ou bien s'en remettre à un sonographe (capteur collé sur le thorax) qui enregistre les bruits respiratoires. Cette opération se déroule souvent de nuit car l'asthme a une prédominance dans son expression nocturne. Ces chambres sont remarquables du point de vue du diagnostic, du traitement et de la recherche dans le domaine de l'asthme et des maladies respiratoires. Les spécialistes ont pu constater que le comportement des malades asthmatiques s'apparente à celui de " détecteurs biologiques " d'un certain type de pollution atmosphérique. 
 

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Rouen (Réseau CHU N°1) 

Procréation médicalement assistée 
 

Depuis 15 ans en France, l'assistance médicale à la procréation a permis à de très nombreux couples de connaître la joie d'être parents. Elle a aussi aidé l'ensemble des médecins à mieux appréhender le mécanisme intime de la fécondation. De grands progrès ont pu être réalisés concernant la stérilité féminine. Maintenant c'est vers la stérilité masculine que vont converger les efforts des médecins et surtout des biologistes. 

Le Centre d'Assistance médicale à la procréation du CHU de Rouen tente depuis 1989 de répondre à la demande parentale des couples. Ce centre est intégré au pavillon Mère et Enfant de la clinique gynécologique et obstétricale. Ainsi la patiente débutant sa grossesse pourra bénéficier d'une surveillance particulièrement adaptée lors des consultations prénatales et pendant son accouchement. Le fait de connaître déjà l'équipe de médecins, sages-femmes, ainsi que les locaux, est vécu comme très rassurant pour le couple et contribue au bien-être psychologique de la mère et de l'enfant à naître. Une enquête nationale (FIVTNAT) donne un taux de grossesse par ponction de 19,2 %. A Rouen, en 1996 ce taux était de 27,45 %. Ce taux varie en fonction du nombre d'embryons replacés. Au total c'est environ 15 % des couples qui auront au moins un enfant normal à la naissance. 
 

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Rouen (Réseau CHU N°1) 

Cancer Bronchique : 

Un Dépistage plus précoce pour les patients à risques 

Un système d'endoscopie par autofluorescence, acquis grâce au concours de l'Association pour la Fondation Charles Nicolle, du Conseil Régional de Haute-Normandie et de la Ligue contre le Cancer, a été installé à la Clinique Pneumologique (Hôpital Charles Nicolle) en février 1995. L'homologation médicale a été obtenue en janvier 1996. Un seul autre site en France et sept autres sites européens sont équipés d'un système de diagnostic équivalent. Cette technique souligne la volonté du CHU de Rouen de proposer aux patients les moyens diagnostiques et thérapeutiques les plus adaptés de façon à répondre à la sur-incidence des cancers de la sphère respiratoire en Haute-Normandie. 

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Nice (Réseau CHU N°1) 

Maladies génétiques souvent héréditaires 
 

Contrairement aux idées reçues, les récentes découvertes en matière de génome humain montrent qu'il existe de nombreuses affections génétiques pouvant entraîner la maladie et la mort. Au CHU de Nice, une consultation spécialisée de génétique reçoit les familles et patients qu'inquiète le risque des maladies héréditaires mais aussi des états malformatifs, handicaps moteurs, sensoriels, intellectuels et échecs de la reproduction. Au terme de plusieurs investigations : familiales, examens paracliniques spécialisés, analyses à visée génétique (étude de l'ADN...), l'objectif de la consultation est d'aboutir à une certitude : l'enfant à naître est atteint ou indemne d'une affection d'une particulière gravité. 
 

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Nantes (Réseau CHU N°3) 

Le biocompacteur, des os artificiels enrichis de produits biologiques actifs  

 

Pour réparer un handicap, une malformation ou une déformation vertébrale due au vieillissement, traiter un traumatisme, soigner une maladie ostéo-articulaire dégénérative, venir à bout d’une tumeur de l’appareil locomoteur, les médecins doivent parfois recourir à la technique de la greffe osseuse ou aux prothèses ostéo-articulaires. 
Jusqu’à présent, l’implant pouvait être d’origine humaine ou animale mais alors il présentait un risque de transmission de maladies virales. Il fallait donc imaginer des matériaux ou des produits de synthèse assurant une sécurité maximale. 
Ce défi a été relevé et gagné par le centre de recherche de la faculté de chirurgie dentaire, avec le soutien de l’Anvar, en association avec le laboratoire Forsem de mécanique des solides et des matériaux de l’IUT de Nantes, avec l’ECN, des chimistes, des céramistes et des biologistes. 

L’équipe pluridisciplinaire a su réaliser un canon spécifique à la fabrication d’implants médicaux : le biocompacteur. L’originalité de cet appareil révolutionnaire est d’obtenir une action dynamique à partir d’un lanceur délivrant une onde de compaction capable de fabriquer des céramiques sans élévation notable de température. “ Notre biocompacteur permet aux particules de se souder entre elles en conférant au produit final une porosité permettant de préserver des agents biologiques préalablement intégrés “ explique le Pr. Maurice Leroy du laboratoire Forsem à l’IUT de Nantes. 

Caractéristiques du produit osseux fabriqué par le canon nantais  
“ D’une part le flux sanguin peut s’y réinstaller ; d’autre part l’implant est progressivement recolonisé par l’os du receveur jusqu’à disparaître complètement “ indique Guy Daculsi, directeur de recherche à l’Inserm. Le phosphate  de calcium de synthèse assure une propreté absolue en plus il peut être enrichi d’éléments comme des hormones de croissance, des antitumoraux, des antibiotiques qui se libéreront dans l’organisme, accélérant les effets réparateurs de la greffe...Aujourd’hui les ingénieux inventeurs recherchent des partenaires industriels capables de fabriquer le matériau en quantité. 
Le biocompacteur fait de Nantes une référence nationale et internationale dans la conception et l’évaluation des biomatériaux de substitution osseux et dentaires. 
 

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Tours (Réseau CHU N°1) 

La Neuroradiologie au CHU de Tours 
 
 

L'anévrisme intracrânien intéresse 2% de la population, il est responsable de 6 000 hémorragies cérébrales par an en France dont la moitié entraîne le décès avant même l'arrivée à l'hôpital. L'anévrisme correspond à une hernie sur un vaisseau. Le traitement classique est l'intervention chirurgicale sous microscope. Au CHU de Tours, une nouvelle technique est également utilisée depuis un an et demi dans le service de neuroradiologie. Elle consiste à monter dans les artères et à déposer dans l'anévrisme des spires métalliques pour empêcher son saignement. Cette technique, sans ouverture du crâne concerne en particulier des patients fragiles. Elle permet une hospitalisation plus courte. Un suivi régulier du patient reste cependant indispensable. Ce mode de traitement des anévrismes cérébraux, dont le coût - 25000F par patient - supérieur à celui d'une intervention chirurgicale, est limité en 1997 par un contrat d'objectif pour 30 patients. Une extension à 50 patients est envisagée pour 98, si des crédits supplémentaires peuvent être obtenus ou dégagés. En cas d'urgence et malgré ces restrictions, les patients seront toujours traités. 
 

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Rouen (Réseau CHU N°3) 

Rhumatisme : Passer de l’épidémie silencieuse à une belle vie sans rhumatisme  

 

En France, on parle peu des rhumatismes. Il concerne surtout les personnes âgées. En avoir est banal. Le rhumatisme est inéluctable : on n’y peut rien. Le rhumatisme ça conserve ! ... Autant d'idées reçues qu’il fallait corriger en rappelant que le rhumatisme est la première cause de handicap, qu’un français sur trois souffre d’un rhumatisme aigu ou chronique, que le rhumatisme peut frapper à tout âge. 
Il est fréquent que le mal au dos apparaisse à trente ans et que la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux débute à trente cinq ans. En revanche, il est vrai que l’arthrose de la hanche ou du genou donne souvent des symptômes passés 50 ou 55 ans. Quant à l’ostéoporose elle se manifeste à 55 ou 70 ans voire plus tard. 
Informer, sensibiliser pour mieux prévenir ce problème humain, fléau social et économique, tel était l’enjeu de la première journée du rhumatisme en Haute Normandie qui s’est déroulée le 25 octobre 1997 à l’espace du palais à Rouen. Le Pr. Xavier Le Loët, chef du service de rhumatologie du CHU de Rouen et Président de la Section Normandie de l’Association Française Anti-rhumatismale, les rhumatologues du CHU et les spécialistes libéraux et les associations ont pu expliquer que le rhumatisme n’est pas une fatalité. Lors de l’exposition, un public curieux et attentif a découvert qu’une prévention est possible parfois même très précocement. Les experts recommandent d’éviter certains gestes et de pratiquer un exercice physique régulier. Les nouveaux traitements ont été présentés aux visiteurs ainsi que les travaux de recherche. 
Le rhumatisme en chiffres 
50 000 fractures du col du fémur par an. 
Le mal au dos concerne 3 millions de français, la polyarthrite rhumatoïde touche environ 1% des femmes adultes et la fibromyalgie 1 à 2% de la population adulte. 
Selon les données de l’assurance accident de travail et de l’assurance maladie, le coût du mal au dos est d’environ 7 milliards de francs, de l’ostéoporose plus de 5 milliards de francs, de l’arthrose environ 4,5 milliards de francs et de la polyarthrite rhumatoïde et autres inflammations s’élève aussi à plusieurs milliards de francs. 
 

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Toulouse (Réseau CHU N°1) 

Centre de Télémédecine et du Réseau Régional de santé en Midi Pyrénées 
 
 

Depuis janvier 1996 des liaisons sont établies par télémédecine avec les médecins des Hôpitaux de Toulouse et ceux du Centre Hospitalier de Rodez. Il s'agit d'un point de départ d'un Réseau Régional Expérimental Interhospitalier de Télémédecine initié par le Gouvernement et en collaboration avec l'Institut Européen de Télémédecine. Son objectif est de relier de façon graduée et coordonnée les différents établissements de Santé de la Région Midi-Pyrénées ainsi que les médecins de famille. Déjà, le réseau est en cours d'extension aux Hôpitaux de Rangueil, de Cahors, de Lourdes, de Pamiers et Luchon. Les autres hôpitaux de la région ayant émis la demande de rejoindre le réseau, un Groupement de Coopération Sanitaire est à l'étude. 

La Télémédecine permet aux praticiens des Centres Hospitaliers de proximité d'obtenir auprès de leurs correspondants du CHU et du Centre Anti-Cancéreux un avis consultatif dans une démarche diagnostique ou thérapeutique et, selon le cas concerné, une aide à la décision de transfert du patient vers le CHU de Toulouse. Ces praticiens peuvent également bénéficier de séances de formation continue pluridisciplinaires ainsi que de réunions de services interactives programmées. 

Bilan de l'activité : Sur 15 mois de pratique, 513 dossiers patients ont été traités soit 34 par mois portant, à compter du mois d'avril 1996 sur les spécialités de cardiologie et de cancérologie Depuis octobre 1996 le réseau s'est ouvert à la radiologie - essentiellement de la neuro-radiologie et plus récemment à la radiologie en pathologie ostéo-articulaire. La spécialité traumatologie-orthopédie vient d'adhérer à cette nouvelle pratique médicale. 
 

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Toulouse (Réseau CHU N°4) 

Un dispositif original d’évaluation des personnels 

 

Cette expérience pilote en France répond aux termes du contrat d’objectifs et de moyens signé avec l’Agence Régionale d’Hospitalisation et aux attentes du personnel. “Cette démarche ... doit nous permettre d’être plus à l’écoute des professionnels mais aussi d’assurer une meilleure cohérence des besoins individuels avec les projet de service et notre projet d’établissement. “ Daniel Moinard, Directeur Général du CHU de Toulouse. 
Le Projet Professionnel et Social, une réponse à l’insatisfaction des agents 
Au début des années 90, les agents exprimèrent leur mécontentement envers le système d’évaluation existant. Pour remédier à cette situation, 800 personnes, copilotées par la Direction des Ressources Humaines et par la Direction du Développement et de la Formation furent sollicitées pour élaborer le Projet Professionnel et Social du CHU de Toulouse. Après une phase d’expérimentation, un bilan fut établi. L’ensemble des partenaires (y compris les syndicats) décidérent de généraliser cette méthode à la totalité des agents d’ici 2001, date d’échéance du contrat avec l’ARH. Il s’agit d’un travail très lourd puisqu’il implique une formation de deux à trois jours des évaluateurs comme des évalués. 
Ce qui change concrètement 
Il y aura désormais une “déconnexion” entre le système d’évaluation et la notation. Dans un premier temps le cadre rappelle les ambitions de l’établissement et celles du service puis il fixe avec l’agent les missions qui lui sont imparties sur sa fiche de poste tout en tenant également compte de ses aptitudes personnelles. Il peut s’agir d’améliorer l’accueil ou de réduire le temps d’attente des patients... Le cadre recense également les besoins en formation du professionnel. Au cours de l’année, un entretien annuel d’activité permettra d’apprécier la contribution de l’agent et son épanouissement personnel. 
L’entretien est le lieu où, pendant deux heures, peut s’instaurer une discussion déconnectée de l’urgence, une reconnaissance mutuelle des agents et des cadres. Pour ces derniers, c’est l’occasion de faire le point voire d’affiner le projet de service, de le décliner  “ Bernard Daumur 
Quant à la notation, elle sera effectuée par l’autorité hiérarchique supérieure (N+2). Cela assure un système de contrôle réciproque, de plus les responsables abandonnent la logique mécaniste qui voulait que la notation progresse de 0,25 point tous les deux ans. Autre effet positif, la procédure de notation va enfin pouvoir évoluer sur de nouvelles bases. 
En ce qui concerne la formation, les besoins sont mieux recensés. Pour les satisfaire les responsables ont décidé d’inverser le processus en plaçant les entretiens d’activité avant l’élaboration du plan de formation, ce qui permettra une meilleure réactivité et la prise en compte d’aspects comme la mobilité, l’adéquation aux projets de service... 

Les règles de bonne conduite de l’entretien 
 

  • Les évaluateurs utilisent la même méthode pour tous ce qui garantit l’équité
  • L’évalué et l’évaluateur doivent préparer l’entretien 
  • Les cadres formés à l’écoute consacrent près de 2 heures à un entretien individuel avec chacun des agents de leur service.
  • Les deux interlocuteurs apprennent à positiver

  • L’évalué participe davantage et le cadre prend mieux en compte ses propositions. Mais attention ... les agents attendent des résultats tangibles.

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Brest (Réseau CHU N°4) 

L'hôpital demain : Cap sur le futur 

 

Les 4 et 5 juin derniers la profession hospitalière était réunie dans le cadre du congrès de l’Union Hospitalière du Nord Ouest*, en présence d’Edouard Couty, Directeur des Hôpitaux, de Gérard Larcher, Président de la Fédération Hospitalière de France et de Gérard Vincent, Secrétaire Général de la F.H.F. Les participants s'interrogèrent sur les mutations probables du paysage hospitalier, sur les conséquences du progrès technique et sur la possibilité de concilier évolution de la communication et droits du patient. 
L’hôpital acteur de l’aménagement du territoire. 
Dans le domaine de la santé, le développement équilibré des régions dépend de leur capacité à concilier deux logiques souvent antinomiques : la logique de proximité et la logique sanitaire qui s’oriente plutôt vers une concentration de moyens. 
L’hôpital du futur 
Les participants ont tenté de répondre à la question complexe : Que réserve l’avenir en matière de biotechnologie, d’imagerie médicale, d’avancées de la génétique, de l’augmentation des populations vieillissantes ? Autre interrogation : L’intégration de l’hôpital aux réseaux de soins favorisera-t-elle la prise en charge du malade dans sa globalité ? 
L’Hôpital, la communication et les droits des patients 
A l’heure d’intranet et d’internet, l’hôpital communicant s’est interrogé sur le contenu de sa communication, sur les garanties de confidentialité du dossier médical et sur le respect du secret médical. 
*Composante régionale de la Fédération Hospitalière de France, elle regroupe la quasi-totalité des établissements d’hospitalisation publique des quatre régions du grand Ouest : Bretagne, Haute et Basse Normandie, Pays de la Loire (14 départements - 386 établissements). 
 

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Saint Etienne (Réseau CHU N°4) 

Une consultation de la mémoire 

 

Catherine Thomas Antérion, neurologue et neuropsychologue, dirige la consultation de la mémoire où 500 personnes passent chaque année une batterie de tests de deux heures. Cet examen, effectué sur prescription du médecin traitant, permet de mesurer la mémoire et les autres fonctions cognitives. La mémoire est une des fonctions supérieures du cerveau avec le langage, la motricité, la vision... “ 
Chez la personne âgée, ce qui fragilise la mémoire, c’est la difficulté à se concentrer, à faire plusieurs choses à la fois. Des facteurs aggravants peuvent apparaître tels que l’anxiété, la dépression, le manque de sommeil, l’alcool, l’isolement, le manque de stimulations...explique Catherine Thomas “. En prévention, il est possible de suivre des ateliers ou d’utiliser des trucs mnémotechniques ... Mais le cerveau n’est pas un muscle et il n’existe pas de gymnastique particulière pour raffermir la mémoire. 
Le cerveau comme un ordinateur  
Organe de communication, le cerveau perçoit les informations à l’aide des cinq sens. Le cerveau intègre ces informations , les assimile , les étudie, les sélectionne avant de les redistribuer vers les différentes zones  cérébrales. Il dispose d’une mémoire à court terme qui fonctionne comme une turbine à toute allure et d’une mémoire à long terme dotée d'une plus grande capacité. A l’instar de l’ordinateur, la mémoire vive a un accès bref mais sa capacité est bridée. Le disque dur est plus long à répondre mais il héberge un maximum de données. Avec la vieillesse, c’est la vitesse de fonctionnement et le nombre d’informations traitées en même temps qui diminuent. Le cerveau a alors du mal à récupérer les informations récentes parce qu’elles ont été mal encodées. 
 

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Nancy (Réseau CHU N°4) 

Banque de tissus : Activité régionale du CHU de Nancy  

 

Créée à la suite d’une délibération du Conseil d’Administration le 30 juin 1995 et après autorisation du Ministère de la Santé, la banque de tissus fonctionne sous la responsabilité directe du CHU, tout en ayant une vocation régionale. 
Les tissus gérés sont prélevés au CHU de Nancy mais aussi dans d’autres établissements lorrains publics ou privés. 
Les premiers mois d’activité ont été consacrés aux greffes de cornées et à la mise en place de procédures techniques correspondantes (réception, conservation, validation et distribution). A partir de septembre 1996, la conservation de têtes fémorales a été mise en place avec les différents services régionaux de chirurgie de l’appareil locomoteur. Enfin, c’est en 1997 qu’a débuté l’activité de conservation des tissus osseux massifs irradiés et des vaisseaux. 
La cryoconservation ou la conservation par le froid 
Selon leur heure d’arrivée, les tissus sont traités immédiatement ou stockés avant de subir les premiers examens. Les cornées sont conservées à +4°C. Les autres tissus sont disposés dans des congélateurs à - 40°C voire - 70°C. 
Les distinctions entre une banque de tissus et une banque d’organes 
Il existe avant tout une différence de fonction. Un organe est une partie du corps humain qui remplit une fonction essentielle à la vie alors qu’un tissu est un ensemble de cellules ayant la même structure et la même fonction. Aujourd’hui, on ne sait pas encore conserver des organes fonctionnellement actifs plus de quelques heures d’où la nécessité de procéder rapidement pour le prélèvement, le transport et la greffe. Dans le cas des tissus, on sait par contre comment les conserver plusieurs jours comme les cornées voire plusieurs années comme les os ou les vaisseaux. 
Les contrôles 
Les différents contrôles effectués sur les tissus sont fixés par décret du 24 mai 1994 et du 27 juillet 1996. Avant de délivrer une cornée, des examens sont réalisés sur le sérum du donneur. Dans le cas des os ou des vaisseaux un deuxième contrôle est effectué au moins 4 mois après le prélèvement. Il s’agit de s’affranchir au maximum de la période sérologique muette pendant laquelle un donneur peut être porteur d’un virus pathogène sans marque sérologique. “ Dans le cadre des connaissances scientifiques actuelles et des tests de dépistage validés, la sécurité maximale est assurée “ confirme le professeur Stoltz, responsable de la banque de tissu du CHU de Nancy. 
Les relations avec les autres établissements 
Il existe une dizaine de services en Lorraine qui utilisent des greffons tissulaires et plus d’une vingtaine de service qui en prélèvent. Chaque établissement est responsable des prélèvements qu’il effectue. Dès que le tissu prélevé parvient au CHU, la banque de tissus vérifie un certain nombre de données administratives et techniques nécessaires à la traçabilité du tissu. Ainsi, une fiche de prélèvement où figurent le nom du donneur et celui du préleveur accompagne le tissu. C’est la seule fois que le nom du donneur apparaît puisque dès cette étape la banque attribue à chaque tissu un numéro d’identification. Cette fiche est complétée par les examens de validation. Lors de la greffe, le médecin doit impérativement prendre connaissance de ces résultats. Pour toute demande d’utilisation d’un greffon, une fiche de renseignements concernant le receveur est transmise à la banque par les services. Après la greffe, le chirurgien retourne un accusé de réception d’utilisation du tissu. 

Statistiques 1977 
                              Prélevés      Greffés     Détruits* 

Cornées                    98                 86          12 
Têtes fémorales         33                 13            3 
Os massif greffés                              4 

*pour cause de sérologie positive 
 

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Rouen (Réseau CHU N°4) 

Le CHU et les autorités 

 

Police, gendarmerie, justice : les obligations du CHU envers les autorités 
Le 18 mars dernier était signé un protocole relatif aux rapports entre les services du CHU et les autorités de police, de gendarmerie et de justice. 
Quelles démarches le professionnel de santé doit-il effectuer quand il se trouve confronté à des problèmes médico-légaux ou à des personnes susceptibles de menacer l’ordre public ? 
Ce document, unique en son genre, recense toutes les situations particulières et précise dans ses protocoles les obligations des professionnels de santé envers les autres institutions. Au sommaire on retiendra les mesures à suivre en cas d’admission d’un patient mineur, en cas d’autorisation ou de refus de soins, en cas de suicide, de soins aux détenus, d’incidents dans l’enceinte de l’hôpital (vols et dégradations, fauteurs de troubles, malades mentaux...) Le secret professionnel est également abordé ainsi que les principaux cas de dérogation : sévices ou privations sur mineur de moins de 15 ans, accouchement de mineure, victime de crime ou de délits...  Les derniers chapitres sont consacrés à la sortie des patients contre l’avis médical, aux formalités à remplir lors d'un décès, en cas de prélèvements d’organes ou d'autopsie ... 
 

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Brest (Réseau N°4) 

Ouverture d'une unité d'accueil pour les jeunes suicidants en octobre 1998 

 

L'organisation de la prise en charge des suicidants a été dictée par un constat épidémiologique préoccupant : la Bretagne présente des taux de mortalité (décès par suicide) et de morbidité (tentatives de suicide) supérieurs d'environ 60% par rapport à la moyenne nationale. Localement, le CHU de Brest a accueilli en 1997, 1 203 suicidants. Environ 47% ont moins de 35 ans. Les jeunes suicidants étaient, depuis novembre 1991, accueillis par l'unité d'accueil psychiatrique intégrée à la fédération des urgences. 
A partir d'octobre 1998, l'unité médico-psychiatrique (prévention et prise en charge des jeunes suicidants), d'une capacité totale de 15 lits, s'ouvrira à l'hôpital Morvan. Du point de vue fonctionnel, elle comprendra une unité d'observation, une unité médico-sociale et une unité de consultation. 
 

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Caen (Réseau CHU N°4) 

La décentralisation des budgets de service : premiers pas vers la contractualisation interne 
 

En 1997, au CHU de CAEN, débutait l’expérimentation de sept budgets de service. La démarche consiste à décentraliser progressivement la gestion en accordant aux équipes des marges de manœuvre à l’intérieur de leur cadre budgétaire. A elles de gérer au mieux leurs consommations. Pour ce faire, elles bénéficient du soutien de la direction des services économiques, des affaires financières et de la pharmacie. Le CHU espère ainsi optimiser ses moyens et pouvoir maintenir voire même développer de nouvelles activités dans un contexte de faible évolution, voire de stagnation des budgets hospitaliers. 
Des indicateurs d’activité de plus en plus précis 
En 1997, le service de Réanimation Chirurgicale a accepté ce chalenge et ses responsables, médecins et surveillantes se sont familiarisés aux règles du budget décentralisé. Leur premier travail fut d’analyser les écarts constatés entre les prévisions, les réalisations de dépenses et les consommations afin d’ajuster les stratégies thérapeutiques du service. L’équipe a donc recherché un indicateur plus fin que les critères traditionnels d’entrées et de journées.... Des étudiants en pharmacie ont relevé jour après jour, pendant un an, les consommations médicales de chaque patient (médicaments, produits sanguins, petits matériels, actes de laboratoire et de radiologie...). Cette étude minutieuse a montré une forte corrélation entre le montant des dépenses médicales générées par un malade et l’indice d’activité en réanimation appelé “ OMEGA “ qui recense les actes thérapeutiques effectués (sédation, intubation, ventilation, dialyse, surveillance continue...). Il est ainsi possible d’évaluer avec précision les dotations budgétaires et d’analyser les écarts entre prévisions et réalisations des dépenses médicales. 
Plus de 700 000 F d’économie ! 
Fin 1997, le service de Réanimation Chirurgicale a présenté un budget excédentaire de 710 061 F alors que ses points “ OMEGA “ont augmenté par rapport à 1996. Les experts reconnaissent que plus de 90% de cette économie doivent être attribués aux efforts de gestion, le restant étant la conséquence de la baisse des prix unitaires de certains dispositifs médicaux. . En application du mécanisme d’intéressement 50% de la somme réellement économisée sera "restituée" au service. L’équipe de Réanimation chirurgicale pourra les utiliser à sa convenance pour conforter ses moyens en fonctionnement ou en investissement. 
 

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Paris (Réseau CHU N°4) 

Allô Air Santé : 01.40.34.76.14.  

 

Toux, dyspnée, sensations de malaises.... Depuis le 28 juin 1995, Air Santé, permanence téléphonique au centre anti-poisons de Fernand-Widal met en garde sur les risques sanitaires liés aux pics de pollution et indique les mesures à prendre pour s’en protéger. 
Air santé répond à l’exigence de l’arrêté interpréfectoral du 25 avril 1994 qui institue une procédure destinée à limiter l’exposition de la population aux principaux indicateurs de pollution atmosphérique tels que le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote et l’ozone. Pour chacune de ces substances trois seuils de concentration ont été définis. La mesure de ces indicateurs et la diffusion des messages d’alerte sont assurées par le réseau Airparif en liaison avec le laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris et le laboratoire central de la préfecture de police. 
Trois seuils de pollution 
Le premier correspond à une simple mise en éveil des services techniques et administratifs (préfecture, conseils généraux DGASS, Météo France ...). Dès le deuxième, un communiqué de presse informe les personnes à risque des précautions à prendre, éviter les efforts physiques intenses et l’exposition à d’autres irritants. Le troisième concerne toute la population. A titre d’exemple plus de quatre-vingts alertes ont été données entre juin 1995 et septembre 1997, 65 de niveau 1, 12 de niveau 2, 3 de niveau 3. Lorsque le niveau 2 est atteint, la permanence téléphonique d’Air santé est assurée par un médecin de l’équipe du centre anti-poisons, 7 jours sur 7, de 10 heures à 22 heures. En dehors des pics, un répondeur annonce l’absence de pollution préoccupante. Particuliers, journalistes, collectivités, médecins consultent régulièrement ce service. 
 

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Poitiers (Réseau CHU N°4) 

Innovation : La créativité au CHU de Poitiers 

 

Les Journées de la Créativité organisées par la Direction des soins infirmiers se dérouleront les 17 et 24 novembre et  le 1er décembre 1998.  

Pour leur cinquième édition, onze équipes sont déjà sélectionnées. Elles présenteront de nouveaux outils imaginés pour améliorer le confort du malade tout autant que la vie du personnel soignant. 
Les années précédentes,  trois ingénieuses découvertes ont pu être fabriquées en série grâce à un partenariat passé entre le CHU et une société privée spécialisée dans la détection et la réalisation de matériels nouveaux. 

Des idées transformées en activité économique  

  • Une mallette de communication pour supprimer les difficultés d’échange avec les patients. Elle comprend un tableau effaçable avec feutre et effaceur et un ensemble de 10 fiches à thème plastifiées imperméables et lavables  concernant l'alimentation, les soins-la douleur, le confort, les objets, les soucis-les loisirs, la famille, la respiration, le sommeil et l'hygiène. 
  • Un support de jambe. De conception simple et originale, entièrement pliable pour le transport et le rangement, il se glisse facilement sous tous les types de lits . Il est composé d’un coussin porte-jambe orientable et coulissant facilement démontable. 

  • Un pied à perfusion avec poignées et tablette. Cet appareil complet est équipé d’une perche à 4 crochets, d’une poignée double pour gaucher ou droitier et d’une tablette encliquetée sur une seconde poignée double. La dépose de la tablette libère une poignée double. La tablette peut être utilisée sur tout autre pied ou mât.

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Nantes (Réseau CHU N°4) 

Incontinence anale, le CHU de Nantes reconnu centre de référence internationale 

 

En mettant au point une prothèse hydraulique, le CHU de Nantes devient un centre de référence mondiale mais surtout il rend à nouveau la vie possible aux malades qui jusqu’alors connaissaient un enfer. 
L’incontinence anale frappe 10% des personnes de plus de 45 ans. “ Elle est à l’origine de 50% des entrées en maison de retraite “ indique le professeur Paul-Antoine le Hur. Les femmes sont beaucoup plus affectées que les hommes (huit cas sur dix). Les lésions les plus fréquentes sont consécutives à un accouchement. Viennent ensuite la chirurgie de l’anus, l’étirement du périnée à la suite de constipations et les malformations congénitales. 
Une innovation à l’étude depuis 13 ans 
“ A Nantes, nous travaillons depuis 1985 sur ce projet “ poursuit le chirurgien. “ Le premier implant anal a été réalisé à Nantes dès 1989. En avril 1995 nous avons obtenu une modification de la prothèse après discussion avec les fabricants américains. Le premier implant de cette nouvelle prothèse a eu lieu en mai 1996 toujours à Nantes."  L’implantation nécessite peu d’incision et une anesthésie courte. 
L’opération, minutieuse mais pas difficile, dure de 90 minutes à deux heures. Grâce à ce système hydraulique, le patient contrôlera à sa guise ses émissions de gaz et de selles pendant 10 ans (longévité moyenne du sphincter artificiel). Une réussite qui attire des chirurgiens étrangers, américains, anglais, israéliens et norvégiens. 
Un obstacle le coût 
Le prix de cette prothèse, 40 000F, limite le nombre d’interventions. A Nantes, seuls quatre à cinq malades, pour qui aucune solution thérapeutique n’est envisageable, peuvent en bénéficier chaque année. 
Des projets 
Résultat plus qu’encourageant d’un travail en équipe avec des neurologues, gynécologues et gastro-entérologues, cette technique pourrait s'appliquer à d’autres pathologies : descente d’organes, nécrose de l’intestin grêle... 
 

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Grenoble (Réseau CHU N°4) 

Robotisation en neurochirurgie  

 

La robotisation en neurochirurgie est une évolution naturelle et obligée des méthodes chirurgicales. Qu’il s’agisse du cerveau ou de la moelle épinière, la haute densité fonctionnelle du système nerveux exige une précision et une fiabilité du geste neurochirurgical que seule l’automatisation peut garantir. 
L’explosion des techniques informatiques  
Dès 1917, une interface mécanique a été introduite entre le malade et la main du chirurgien. La robotisation fournissait une solution pratique à la lourdeur et à la redondance de certains gestes chirurgicaux. Quant à l’informatisation de la stéréotaxie*, elle apportait une réponse automatique aux problèmes de calcul complexes et fastidieux des coordonnées des cibles. Enfin, le guide spatial assura des bénéfices en temps et en sécurité d’un abord de la lésion moins invasif et aléatoire. 
Aujourd’hui, l’image numérique constitue un plus non seulement pour la qualité de l’acte neurochirugical mais aussi pour la formation pratique des jeunes chirurgiens. Elle facilite leur entraînement par la répétition simulée du déroulement de l’acte et l’assimilation des difficultés de chacune de ses phases. 
Le Pr Benabib : artisan de la robotisation en neurochirurgie 
Au CHU de Grenoble, l’équipe du Pr Benabib a pris l’option de concevoir et de réaliser des systèmes spécifiques à certaines applications, en privilégiant la précision, la fiabilité et les performances. Cette approche a abouti à deux systèmes robotisés, l’un pour la stéréotaxie commercialisé sous le nom de Neuromate, l’autre pour la chirurgie microscopique commercialisé sous le nom de Surgiscope. 

Le robot stéréotaxique 
Il s’agit d’un bras motorisé à 6 axes, solidement ancré dans le sol et positionné par rapport au cadre stéréotaxique. Le sixième axe possède plusieurs versions, chacune étant adaptée à un objectif particulier : biopsie stéréotaxique, implantation d’électrodes avec micromanipulateur pour la chirurgie des mouvements anormaux, porte endoscope... Ce robot de 3ème génération est capable d’une précision de l’ordre de 1/10ème de millimètre. 

Le microscope robotisé 
Monté sur un chariot mobile, le microscope robotisé se déplace sur un rail fixé au plafond de la salle d’opération. La position de son foyer optique est représentée en temps réel par une croix sur les images IRM du malade, visibles sur la station de travail et instantanément reconstruites lors des mouvements de la tête et du microscope. Ce dernier est positionné de manière à pointer l’objectif localisé sur l’IRM lors de la planification. Un faisceau laser matérialise le foyer optique du microscope et désigne la cible visée. 

Réalité virtuelle 
A l’avenir, les méthodes dites de réalité virtuelle aideront les chirurgiens à prévoir les modifications anatomiques induites par le geste chirurgical, que ce soient des déformations dues à la pénétration d’outils ou à la disparition de certaines structures du fait de leur ablation chirurgicale ou qu’il s’agisse des conséquences sur les structures avoisinantes. 
“ Il restera à nous éduquer à l’usage de ces concepts et de ces méthodes dont l’apprentissage sera grandement facilité par leur caractère ludique. Dans le cadre de cette éducation, il conviendra de rester sensible à la frontière qui sépare la nécessaire confiance dans les informations que nous prodigueront ces systèmes ... et le nécessaire esprit critique, face à ces informations, en sachant qu’à tout instant, les images, pour aussi sophistiqué que soit le traitement qu’elles ont subi, n’en demeurent pas moins des images, qui peuvent différer, parfois significativement, de la réalité. “ Alim-Louis Benabib, département de Neurosciences 
* stéréotaxie : Méthode de localisation dans l’espace d’une structure nerveuse cérébrale à partir de repères osseux du crâne. 
 

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Rouen (Réseau CHU N°4) 

Recherche clinique 

 

3 programmes hospitaliers de recherche clinique retenus en 1997 par le ministère de la Santé 

  • L’équipe du Pr Stéphane Marret en néonatalogie tentera de découvrir si le magnésium maternel protège le cerveau des enfants nés top tôt. En effet, malgré les progrès accomplis dans la surveillance des grossesses, le dépistage anténatal et la réanimation des nouveau-nés, on estime que 90% des handicaps neuropsychiques de l’enfant sont d’origine anté ou périnatale dont environ la moitié revient à la grande prématurité. Le groupe de recherche français émet l’hypothèse que le sulfate de magnésium administré à la maman en menace d’accouchement prématuré pourrait diminuer le nombre des lésions du cerveau de leur enfant. Après accord du Comité de protection des personnes de Haute Normandie, le CHU de Rouen s’est porté promoteur d’une grande étude multicentrique française (associant 17 centres de médecine néonatale). Ce programme de recherche permettra de dire si l’espoir de protéger avec du sulfate de magnésium le cerveau des enfants nés trop tôt est réaliste ou non.
  • L’équipe du Dr Verspyck en gynéco-obstétrique étudie s’il existe un lien entre les troubles de la coagulation sanguine et le défaut de fonctionnement du placenta pendant la grossesse. Pour dépister cette anomalie un prélèvement sera effectué sur toutes les femmes ayant présenté une insuffisance utéro-placentaire au cours de leur grossesse. Les résultats seront comparés avec les prélèvements de femmes dont la grossesse se déroule normalement. Si l’étude se révèle probante, les médecins prescriront des anticoagulants lors de la prochaine grossesse ce qui empêchera la réapparition de cette maladie.

    La recherche menée par l’équipe du Pr Xavier le Loët permettra de mieux connaître l’évolution probable d’une polyarthrite rhumatoïde qui vient de débuter. Le projet consiste à tenter d’identifier, dès l’installation de la maladie, des “ signes “ qui permettront de prédire l’avenir des articulations et donc l’état du patient à moyen terme. Plusieurs dizaines de patients sont sollicités. Des rhumatologues hospitaliers et libéraux de Tours et d’Amiens concourront également à ce travail ainsi que de nombreuses équipes du CHU de Rouen. L’objectif est de pouvoir proposer à terme un traitement personnalisé à chaque patient, adapté à la gravité présumée de ce rhumatisme. Des milliers de personnes sont concernées, 1% des adultes souffre de rhumatismes inflammatoires. Ce rhumatisme chronique dure de 20 à 40 ans et peut atteindre l’adulte à tout âge et trois fois plus souvent la femme que l’homme.

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Tours (Réseau CHU N°4) 

Greffes Cardiaques : Une des missions du CHU 
 

Pour les personnes atteintes de cardiomyopathies (maladies du muscle cardiaque), de maladies coronariennes ou plus rarement de malformations congénitales, la greffe cardiaque représente souvent l’unique solution. Depuis 1992, année où ont débuté les greffes cardiaques au CHU de Tours, 41 patients ont bénéficié de ce traitement. Aujourd’hui le service de chirurgie cardiaque de l’hôpital Trousseau réalise environ 12 greffes par an. 
La greffe est une activité coûteuse et très protocolée. 
De nombreux échanges avaient lieu avec l’équipe du Professeur Cabrol et finalement l’un des assistants, le Dr Michel Aupart, a intégré le service tourangeau du Pr Marchand.. 
“ On s’imagine qu’en greffant un patient, on lui sauve la vie. C’est vrai mais le suivi d’un patient greffé reste très lourd et contraignant. Pour être candidat à la greffe, il faut avoir bien intégré tout ce que cela comporte. " Dr  Michel Aupart 
Avant tout un travail d’équipe  
L’Etablissement Français des Greffes gère la répartition des greffons selon un ordre établi sur la liste d’attente. A Tours, l'organisation du prélèvement et de la greffe est coordonnée par Mme Favière. La synchronisation des professionnels doit être parfaite. Les équipes ont 4 heures devant elles pour effectuer les deux opérations. Le compte à rebours commence quand la première équipe du service de chirurgie cardiaque part prélever le cœur. La seconde prépare le malade qui sera greffé. Le “ receveur “ est endormi mais il ne sera “ ouvert “ que lorsque le cœur du donneur sera prélevé. Le greffon peut en effet se détériorer rapidement et le patient est prévenu qu’il existe un risque de ne pas être greffé ; même si cela arrive rarement. Une fois le malade ouvert on met en place la circulation extracorporelle qui va permettre de retirer le cœur du malade. 
“ Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la greffe cardiaque est une intervention techniquement simple. Le cœur repart dès qu’il est de nouveau irrigué par du sang chaud.” Dr Michel Aupart 
Eviter le rejet et les complications liées au traitement anti-rejet 
Une fois greffé le malade part en réanimation où il va rester entre 8 et 15 jours. Il est isolé car en phase d’immunodépression. Pendant cette période, une infirmière s’occupe de lui pratiquement à temps plein. Il est normal que les malades fassent des rejets du greffon mais certains en font de plus graves. Passé le cap de la réanimation, le patient reste encore hospitalisé 15 jours à 3 semaines. Il sera ensuite dirigé vers un centre de réadaptation où il continuera à être surveillé : examens cardiaques réguliers, biopsies du cœur... 
Les autres solutions 
Le coeur artificiel ou ventricule implantable d’attente représente une alternative temporaire. Il permet d’améliorer l’état général du malade et de retrouver une petite autonomie. Le problème : son coût aussi élevé qu’une greffe. 
Le coeur mécanique va bientôt arriver. Contrairement au coeur artificiel, il sera entièrement implantable. On rechargera les batteries en percutané. Le cœur mécanique pourrait se substituer à la greffe pour les patients contre-indiqués et les personnes âgées. Il s’agit là d’un énorme marché. 
La xénogreffe permettrait d’avoir autant de greffons à disposition que de besoins mais on ignore pour l’instant les conséquences de l’introduction d’un élément animal dans le corps humain. Des scénarios catastrophes se profilent tels que le développement chez l’homme de virus que ne connaissent pas les animaux. La xénogreffe n’est donc pas pour demain. 
En projet 
La création d’un comité fédérateur avec les transplanteurs de Tours ce qui permettrait de mieux structurer l’activité des greffes au CHRU. 
 

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