 
BORDEAUX
Le CHU de Bordeaux, site de référence en cancérologie
en Aquitaine - An 2000
Numéro 7 - Juin 1999
Le CHU de Bordeaux, site de référence
en cancérologie en Aquitaine
L’activité cancérologique au Centre Hospitalo-Universitaire
de Bordeaux est très élevée, elle est estimée
à 20 % de l’activité cancérologique en Aquitaine*.
Oncologie/Radiothérapie, Maladies du Sang, Hématologie-Oncologie
pédiatrique en sont les trois points forts. Elle est également
développée dans plusieurs spécialités médicales
et chirurgicales.
La Fédération de Cancérologie du Centre Hospitalier
Universitaire de Bordeaux
La Fédération est composée de membres de droit
et de représentants des Collèges de spécialités.
Elle s’est dotée d’un coordonateur et d’un conseil scientifique.
Désigné par le Conseil d’Administration après
avis de la Commission Médicale d’Etablissement, le coordonateur
est l’interlocuteur de la Fédération auprès de la
Direction de l’Etablissement.
Quant au Conseil Scientifique, il propose les orientations en matière
de recherche et de documentation scientifique et technique. Il est aussi
consulté sur les projets de recherche en Cancérologie susceptibles
d’être soumis aux différentes instances du CHU, et sur les
actions communes d’enseignement et de formation continue.
A terme, il est prévu de constituer un Conseil Scientifique
Commun aux CHU et au Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC).
Les actions
Une enquête Permanente Cancer a pour but de connaître de
façon fiable, et en temps réel, l’activité cancérologique
du CHU. Elle a été structurée de façon à
pouvoir comparer et agréger ses données avec celles du CLCC.
La mise en place d’un dossier minimum commun de Cancérologie
doit permettre la gestion de l’ensemble des activités de soins liées
au patient et leur coordination en réseau. Il doit également
favoriser la synergie des activités de recherche clinique et d’évaluation.
Le CHU et le CLCC ont jeté les bases d’un groupe de travail
commun sur ce thème.
Développer les partenariats CHU-IB
Les collaborations déjà nombreuses et variées
entre le CHU de Bordeaux et le CLCC seront renforcées afin d’assurer
une pratique médicale de qualité et évolutive, conforme
aux standards contemporains dans le cadre d’un pôle d’excellence
régional associant le CHU et le CLCC.
Une “structure de coordination” aura la responsabilité
de tracer des orientations, de faciliter les actions entreprises et de
les suivre régulièrement en mettant en œuvre tous les relais
nécessaires.
Deux groupes de travail communs seront constitués :
-sur la prospective des développements techniques et thérapeutiques
afin de mieux anticiper le partage des activités,
-sur la possibilité d’un partage des plateaux techniques soit
par le biais de conventions soit en proposant des investissements communs.
Le Réseau Aquitaine de Cancérologie
Le réseau aquitaine de cancérologie s’inscrit dans le
cadre du Réseau Information Santé Aquitaine auquel participe
l’Union Régionale des Médecins Libéraux d’Aquitaine
(URMLA), le CLCC et le CHU de Bordeaux. Pour faire vivre cette organisation,
l’ensemble des structures et acteurs devra adhérer aux mêmes
objectifs fédérateurs et accepter les règles de fonctionnement
ainsi que le système d’évaluation. Ce réseau poursuivra
une double mission :
- la création d’une organisation concertée des soins
en Cancérologie ;
- la mise en place de processus coordonnés impliquant la participation
de toutes les structures et de tous lesprofessionnels concernés
par la prise en charge de cancers.
En matière d’information, il s’agira de renforcer les échanges
entre les acteurs du réseau ; de recueillir systématiquement
les données destinées à évaluer les performances
du réseau. Enfin, il est prévu de créer des bases
de données anonymisées pour les études de recherche
clinique et épidémiologique, pour l’évaluation et
pour l’étude des besoins de la population.
L’objectif est de constituer un référentiel régional
de recommandations, adapté aux spécificités de la
région, maintenu par les institutions publiques et parapubliques
et validé par l’ensemble des partenaires.
*enquête de la DRASS
An 2000
Le 2 octobre 1997, une circulaire émanant du ministère
de l’emploi et de la solidarité a demandé aux établissements
publics de santé de prendre toutes les dispositions qui s’imposent
afin de prévenir tous les accidents et leurs conséquences,
et pour cela de procéder au recensement de tous les systèmes
concernés, d’établir un bilan des mesures à prendre
et d’organiser la mise en œuvre des mesures correctives.
Tous les dispositifs informatiques tant médicaux que de gestion,
les matériels biomédicaux et les équipements techniques
de sécurité peuvent être affectés dans leur
fonctionnalité par le passage à l’an 2000 (la date étant
dans certains cas, un paramètre fondamental utilisé dans
les processeurs constituant les parties maîtresses de ces systèmes).
Les moyens déployés
Au niveau national
Dans un souci de solidarité entre les grands établissements
publics de santé et l’ensemble des hôpitaux publics français,
la conférence des Directeurs généraux de centres hospitaliers
universitaires a mis en place une “coordination inter-CHU”. Ce groupe de
travail a permis de constituer une base de données très complète
des équipements hospitaliers concernés par le passage à
l’an 2000.
Au niveau local
Le CHU de Bordeaux s’est mobilisé dès le mois d’octobre
1997 en créant un groupe projet “an 2000” de huit personnes, cadres
de direction, médecins, cadres de direction, cadres techniques et
informaticiens. Le CHU est intervenu en priorité sur les équipements
biomédicaux vitaux pour nos patients et sur les installations techniques
et de sécurité, notamment les systèmes de sécurité
incendie.
Au mois de juin 1998 les premiers inventaires techniques et les mesures
à entreprendre sur les principaux équipements étaient
disponibles. Le groupe “ projet AN 2000 “ a ensuite été élargi
en comité de pilotage impliquant toutes les catégories des
personnels du CHU. Sa tâche est d’élaborer les plans de secours.
Un plan blanc qui organisera les ressources du CHU pour qu’il
soit prêt à faire face à un afflux de patients en provenance
d’établissements voisins mis en difficulté, afin d’éviter
les situations de désordre et d’aider les personnels, les patients
et leurs familles face aux événements.
Un plan de sauvegarde et de continuité afin d’assurer
la continuité des soins malgré la défaillance d’une
ressource critique, avec des procédures adaptées. Des cahiers
de procédures répertoriant toutes les dispositions de contournement
ou palliatives, des règles et des consignes permettent aux agents
hospitaliers des secteurs sensibles de ne pas être pris au dépourvu
pendant les heures qui précèderont le 31 décembre
1999 et les jours qui suivront.
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