 
NANCY
Accréditation - Election d'une nouvelle CME - Mobilisation
contre la douleur - 5 Pet Scan pour le Grand Est - Euro - Etats Généraux
de la Santé
Numéro 7 - Juin 1999
L’accréditation est en marche
La démarche d’accréditation commence à être
présentée aux décideurs du CHU. Si le calendrier peut
sembler éloigné (entrée en 2001), la complexité
des situations demande pourtant de ne pas trop différer cette décision.
La procédure, lente, longue, encore un peu empirique, aura comme
principale vertu de devenir un outil permanent d’amélioration de
la qualité. Une révolution dans la douleur ou dans la douceur
?
Election d’une nouvelle CME
le 18 mars 1999
Une nouvelle commission médicale vient d’être élue.
La collectivité médicale a renouvelé sa confiance
au président et vice président sortants (Pr Michel Schmitt
et Joseph Borgo).
Si la précédente commission avait surtout consacré
son temps à l’élaboration du projet médical -dont
les grandes lignes sont désormais approuvées par l’ARH et
la DH-, l’actuelle sera confrontée au grand chantier de sa mise
en œuvre pratique. Dans un contexte de contraintes budgétaires qui
n’a jamais été aussi pesant, on mesure l’ampleur de la difficulté.
Le développement de nouvelles pratiques (auto-évaluation,
accréditation, fédération de gestion commune...),
l’ouverture vers les réseaux, ou la recherche de partenariats, des
plans de formations adaptés devraient, selon son président,
permettre de mener à bien les lourdes restructurations des quinze
ans à venir.
Mobilisation contre la douleur
Huit services participent actuellement à une démarche
d’action qualité sur trois sites du CHU. Leur ambition : vaincre
la douleur aiguë en orthopédie-traumatologie.
Le programme se déroule sur trois phases :
la première qui doit repérer les dysfonctionnements et
analyser ses causes.
La seconde établit les priorités d’actions à conduire,
la troisième devra les mettre en place.
Le problème s’est révélé plus complexe
qu’il n’y paraît, puisque pas moins de 80 causes directes ou indirectes
ont été identifiées comme frein à une prise
en charge antalgique efficace. Au premier rang de ces causes figurent le
manque de communication entre les intervenants, l’absence de protocoles
écrits et partagés par tous, la difficulté d’accès
au prescripteur, une répartition des rôles mal définie
et un manque de formation.
Près d’une soixantaine de personnes travaillent actuellement
au groupe de pilotage. Lorsque le programme entrera en phase opérationnelle,
plus de 400 personnes seront concernées par ce sujet.
Afin de faire passer le message et changer les comportements, une action
de communication interne a été initiée dès
le début de la démarche.
Bientôt 5 Pet Scan pour le Grand Est
Le CHU de Nancy prévoit l’acquisition d’un pet scan ; le cyclotron
qui produit le traceur serait partagé par d’autres acteurs dans
le Grand-EST.
La tomographie par émission de positons permet d’obtenir des
informations médicales originales et très utiles pour les
patients victimes de certaines maladies cardiaques, neurologiques et surtout
cancérologiques. Une caméra à positons appelée
Pet scan permet de localiser et de quantifier la captation d’un radiotraceur
spécifique, le FDG marqué au fluor 18. Les images obtenues
assurent un bénéfice médical reconnu, notamment sur
le plan des diagnostics ou thérapeutiques cancérologiques.
Le FDG a la particularité d’avoir une demi-vie courte (2 heures)
ce qui impose une proximité entre le cyclotron qui le produit et
les sites cliniques qui l’utilisent.
Un projet régional
Le projet Petscan du Grand-Est rassemble des établissements
hospitalo-universitaires de cinq régions soit 8 millions d’habitants,
qui souhaitent partager cet équipement. Les CHU et les centres anticancéreux
concernés disposeraient d’une caméra à positons, la
production du FDG 18 étant confiée à l’Université
de Nancy et à CIS-BIO, filiale du CEA. Ces deux partenaires auraient
pour tâche d’alimenter l’ensemble des sites concernés dans
le Grand-Est.
Pour l’heure, les ARH et le ministère ont exprimé leur
intérêt pour ce projet interrégional. De leur côté
les établissements doivent instruire leur demande d’équipements
lourds, sachant que pour ce type de matériel, il n’existe
pas d’indices des besoins connus.
En Lorraine, 1500 examens par an sont envisagés, soit une moyenne
de 6 par jour.
Le coût ne sera sans doute pas neutre. Chaque examen utilise
une dose de traceur d’une valeur de 3000 F environ tandis que l’achat de
l’équipement est estimé à environ 10 millions de francs.
Figurant parmi les dernières avancées de la technologie,
le pet scan est un équipement qui intéresse de nombreuses
équipes. Son partage au sein d’un réseau interrégional
s’inscrit parfaitement dans la démarche d’une rationalisation des
soins qui n’exclut pas l’innovation.
Il convient de préciser que l'Allemagne et la Belgique disposent
d'un grand nombre d'équipements de ce type.
L’Euro a fait son apparition au CHU
Le double affichage en Francs/Euros se généralise petit
à petit. La trésorerie aencaissé au début de
l’année 27 chèques en Euro. Elle n’a procédé
à aucun règlement dans cette monnaie. Des débuts somme
toute modeste... mais sur la bonne voie.
Succès des états généraux
de la santé
Les états généraux de la santé organisés
à la faculté de médecine de Nancy ont fait salle comble.
Les deux amphis de 600 places reliés par visio conférence
étaient pleins à craquer. Devant le Secrétaire d'Etat
à la Santé, présent à cette édition,
ont été posées les vraies questions : utilisation
de la morphine chez l’enfant, développement de structures adaptées,
place des soins palliatifs...
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