Votre navigateur ne supporte pas Javascript. Pour une meilleure navigation activez le javascript.
  • page facebook de reseau CHU
  • page Tweeter de reseau chu
  • abonnez-vous à nos flux RSS
Agrandir le texte Diminuer le texte

Suicide : une étude inédite de l'AP-HP pour une meilleure prévention des récidives

Assistance Publique-Hôpitaux de Paris - mercredi 12 avril 2017. 2044 vu(s)

Mieux évaluer les risques suicidaires, mieux adapter la prise en charge des patients et prévenir les récidives: tels sont les objectifs de l'étude menée ces derniers mois aux urgences psychiatriques de l'hôpital Bichat-Claude Bernard AP-HP. Des résultats publiés dans la revue Psychiatry Research

Cette enquête épidémiologique a porté sur 168 patients (dont 2/3 de femmes) accueillis suite à une tentative de suicide afin de mieux cerner leur profil socio-démographique et clinique. Au sein des urgences de l'hôpital Bichat-Claude Bernard, ces personnes ont été prises en charge par les équipes psychiatriques de l'AP-HP et du GHT Paris Psychiatrie & Neurosciences (secteurs du 17e et 18e arrondissements) sous la coordination du Dr David Duroy, du Pr Enrique Casalino et du Pr Michel Lejoyeux, également chercheurs à l'UFR de Médecine de l'université Paris-Diderot.

La première étude du genre au sein des urgences parisiennes

Chaque année, en France, 10 000 personnes mettent fin à leur jour et près de 200 000 commettent une tentative de suicide, rapporte l'Observatoire national du suicide. Près de 3 personnes sur 100 ont déjà commis au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, prévalence qui reste parmi les plus élevées d'Europe. 

Environ 80% des personnes ayant commis une tentative de suicide sont vues au sein des services d'urgence. Mais peu de travaux de recherche se sont intéressés aux caractéristiques démographiques et cliniques de ces patients et jusqu'à présent, aucune étude n'avait été menée au sein d'un service d'urgence parisien.

Pas de lien avéré entre la récidive et la volonté de mourir

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont distingué deux groupes de patients à haut risque suicidaire : les primo-suicidants et patients récidivistes (51 %). D'autre part, les patients dont le principal motif de passage à l'acte était la volonté de mourir (36 %), qui ont été comparés aux patients invoquant tout autre motif tel que l'appel à l'aide, le besoin de soins, de repos, de mise à distance, ou la volonté d'adresser un message à leur entourage.

Les résultats n'ont pas mis en évidence d'association entre la récidive et la volonté de mourir et suggèrent, au contraire, que ces deux groupes de patients pourraient présenter des profils cliniques et des parcours de prise en charge distincts. 

Les urgences, un point d'entrée dans le système de soins psychiatriques

Comparés aux primo-suicidants, les patients récidivistes étaient plus nombreux à avoir déjà bénéficié d'une prise en charge psychiatrique/psychologique au cours des six derniers mois et à avoir déjà été hospitalisés en psychiatrie.

Ce n'était pas le cas des patients ayant souhaité mettre fin à leurs jours, qui rapportaient pourtant plus d'idées suicidaires au cours du mois précédant le passage à l'acte. Suite au passage aux urgences, ces derniers étaient d'ailleurs plus souvent hospitalisés dans un service de psychiatrie, que suivis en ambulatoire. Pour ces patients en particulier, le passage aux urgences et, éventuellement, leur hospitalisation subséquente, représenteraient des moments privilégiés pour prévenir les idées suicidaires et la récidive. 

Extension de l'étude à d'autres services d'urgences parisiens

Les auteurs précisent que ces résultats demandent à être répliqués de manière plus large, mais qu'ils témoignent d'ores et déjà de la nécessité de ne pas considérer les patients suicidants comme un groupe homogène, tant dans les études épidémiologiques que dans la mise en place de stratégies de prévention. Ils encouragent également à accorder plus d'attention aux trajectoires de soins des patients à haut risque suicidaire et à adapter en conséquence la prise en charge qui leur est offerte.

A terme, la généralisation de ce projet à différents services d'urgences parisiens pourrait permettre de mieux adapter la prise en charge de ces patients et les stratégies de prévention de la récidive.

Source : 

Psychiatry Research, 22 mars 2017


Catégorie : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, Publication - Communication, Recherche -Etude, Pédopsychiatrie - Psychiatrie, Newsletter 888 - 30/05/2017

Contact : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris


Les commentaires pour cet article :


Pas de commentaire

Ajouter un commentaire


L’afflux de spams et de messages publicitaires rend obligatoire l’insertion de filtres. Pour que cet espace continue à bien remplir sa fonction de passerelle entre les internautes et les institutions, nous vous invitons à remplir les cadres ci-dessous ainsi que le code qui figure dans l'image avant de nous transmettre votre commentaire. Merci de votre compréhension.



*



*

*



*


* - champ obligatoire

Voir les règles de l'espace réaction

newsletter la carte des CHU

Welcome to France University Hospitals

Se faire soigner dans un CHU de France

reseau-chu international

32 établissements de pointe
vous accueillent

picto reseau-chu international

Les rendez-vous santé

  • 24 octobre : journée Nationale de la santé des jeunes
  • 29 octobre : journée mondiale psoriasis
  • 29 octobre : journée mondiale de l'AVC
  • 6 novembre : journée nationale contre l'herpès
  • 12 novembre - 22 novembre : semaine nationale de la solidarité
Voir toutes les dates ...
1ère mondiales médicales les chu en 2020 culture et sante La communication des CHU Article les plus lus publications de reseau-chu offre emploi dans le médicale soumettre un article

Mis à jour le :  22-10-2017