Numéro 1 - Décembre 1997

 

PublicatioN

Un Guide pour les Médecins de Ville plus un 3615 code CHU

Depuis plusieurs années déjà, le CHU d'Angers édite un "guide pratique" des services de soins et médico-techniques à destination des médecins de ville.

Réédité tous les 18 mois, son actualité restait relative. Problème résolu depuis le 1er juillet 1997 avec la mise en service du "3615 code CHU".

L'accès à certaines pages est protégé par un mot de passe que seuls les professionnels de santé possèdent.

Ils peuvent ainsi consulter les listes d'environ 300 "Spécialités-activités" pratiquées dans l'établissement, celles des services et une fiche de présentation des 400 praticiens.

La mise à jour est réalisée directement par les équipes du CHU.

 

EssentieL

Le Personnel du CHU d'Angers en Chiffres

Personnel médical : 911 praticiens - 56 % d'hommes et 44 % de femmes - Age moyen : 43 ans

Personnel non médical

3 805 personnes - 81 % de femmes et 19 % d'hommes Age moyen 38 ans

 

ManagemenT

Contrat Etat - CHU

Présenté comme un des grands "coeurs" de la santé en France, le CHU d'ANGERS a été un des premiers établissements à "contracter" avec l'Etat, le 2 juillet 1996.

Dans le droit fil de la réforme hospitalière, ce contrat d'objectifs et de moyens détaille les obligations des deux parties. Le CHU doit atteindre 34 objectifs d'ici l'an 2000 moyennant une augmentation de sa base budgétaire de 25 millions de francs par an pendant cinq ans et le financement de 100 postes en cinq ans.

Ainsi, le CHU s'est engagé à moderniser son site avec notamment la construction d'une nouvelle pharmacie, la restauration de la maternité, la mise en service l'année prochaine d'un nouveau bâtiment de néonatalogie, la réfection des halls d'accueil, la création d'urgences pédiatriques, le rapprochement entre les services psychiatriques de Ste Gemmes et les urgences du CHU. Au total, un investissement de 112 M.F. Le contrat prévoit aussi de réduire le taux des infections nosocomiales ainsi que des améliorations plus modestes comme la mise en place d'une fiche de liaison entre le CHU et les infirmiers à domicile ou encore la possibilité de remplir à l'avance son dossier d'admission.

Au bout d'un an, un état des lieux a été dressé à l'intention du personnel du CHU. Sur les 34 objectifs, près d'un tiers ont été atteints.

Seule ombre au tableau : l'effectif

L'effectif angevin n'a pas évolué. L'Etat a tenu sa promesse en créant vingt emplois au cours de l'année écoulée mais dans le même temps, une vingtaine de postes ont été supprimés.

 

RéseaU

Ville Hôpital - REVIH 49

"Anachronique la création d'un réseau ville-hôpital VIH en 1997 ? "

"Certainement pas si on sait adapter ses objectifs à l'évolution des traitements" explique J.M. Chennebault, Médecin coordinateur.

Né de la volonté des hospitaliers, des acteurs de santé libéraux et d'associations (AIDES Anjou-Maine), avec le soutien de la DDASS, le réseau REVIH 49 a déjà permis la rencontre fructueuse des différents acteurs de santé gravitant autour du Sida. A l'évidence, son rôle ne s'arrêtera pas là.

"Y participer me permet de sortir du strict cadre hospitalier, d'aller vers les acteurs de ville, de me sentir moins isolée face aux patients" J. Loison - Médecin infectiologue.

REVIH 49 s'est donné pour autre mission la formation des médecins et paramédicaux hospitaliers et libéraux. La tendance actuelle étant de débuter la trithérapie de plus en plus tôt, la plupart des patients seront donc traités sur des périodes prolongées et leur prise en charge ne sera pas exclusivement hospitalière. Le médecin de ville doit pouvoir intervenir dans le suivi des nouveaux traitements d'autant plus que ces médicaments seront bientôt disponibles en pharmacie de ville.

Enfin, la demande du patient infecté par le VIH déborde souvent le problème somatique, elle concerne aussi les secteurs familiaux, sociaux, professionnels et psychologiques. Une étude des alternatives à l'hospitalisation est au programme ainsi qu'une réflexion sur le droit au travail, au logement, aux assurances avec à la clé la publication d'un répertoire des interlocuteurs ressources.

 

RestructuratioN

L'ETS du Maine et Loire et le CHU d'Angers

Le dépistage rigoureux des maladies transmissibles par le sang impose une restructuration des activités des Etablissements de Transfusion Sanguine.

Les autorités ministérielles demandent aux Etablissements de Transfusion Sanguine de réorienter plus spécifiquement leurs activités vers le don du sang et la transfusion sanguine. Il a donc été décidé conjointement par l'ETS du Maine et Loire et le CHU de créer un laboratoire d'hématologie biologique au sein de l'hôpital.

Le laboratoire d'hématologie biologique : une prise en charge optimale des analyses

Ouvert en novembre 1997, sous la responsabilité de Marc Zandecki, chef de service, ce laboratoire réalisera les analyses de cytologie et d'hémostase. Les groupes sanguins et l'immuno-hématologie continueront à être traités à l'ETS, tout comme les demandes de produits sanguins.

Emploi

Certains techniciens ont déjà un statut hospitalier alors que d'autres sont des agents de l'ETS. Ces derniers vont rejoindre l'hôpital grâce à une convention prévue pour les intégrer dans la fonction publique.

Ce transfert constitue une première étape vers le regroupement de l'ensemble des laboratoires du CHU dans un même bâtiment.

 

High Teck

Le système d'information du CHU s'ouvre vers l'extérieur. La station de travail du laboratoire d'anatomopathologie est déjà en mesure d'envoyer et de recevoir des images d'observation de lames au microscope. Bientôt, un projet de téléimage entre le CH du Mans et le CHU d'Angers optimisera la prise en charge des urgences neurologiques. Enfin, les services de radiologie du CHU d'Angers et des CH de Cholet et Saumur réfléchissent à l'intérêt d'échanger des images médicales (IRM, scanner, radiologie) et aux modalités de l'organisation de leur transfert.

La télémédecine, une technique au service du diagnostic. La télémédecine autorise les équipes distantes, de quelques kilomètres à plusieurs dizaine de milliers, à dialoguer tout en observant les mêmes données : images d'IRM, de scanner, de radiologie, d'échographie, de médecine nucléaire, lames d'anatomopathologie, d'hématologie, enregistrements électrophysiologiques....

Les équipes confrontent sans délai leur opinion, leur savoir afin d'établir le diagnostic le plus sûr possible, diagnostic qui déterminera la décision thérapeutique.