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Respect de la confidentialité : un roman-photo pour faire passer le message

CHU de Saint-Etienne
, lundi 25 octobre 2010.
17654 vu(s)

Tu as branché la chimio de Madame Durand ? Je refais l'ECG de Monsieur Dupont ! Les scènes sont prises sur le vif et renvoient au quotidien. Qui n'a pas été témoin d'un échange entre professionnels où les noms et traitements d'un patient étaient énoncés un peu trop fort ? A chaque identité divulguée c'est le droit fondamental du malade à la confidentialité que l'on égratigne. Pour rappeler au personnel les vertus de la discrétion, le CHU de Saint-Etienne lance une campagne d'affichage originale en utilisant les codes du roman-photo. Les étudiants de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) se sont prêtés avec beaucoup de bonne volonté, de sérieux et de talent aux prises de vues. Résultat : une série de 6 séquences pédagogiques qui scénarisent les erreurs à ne pas commettre...

 

Cliquer sur chaque vignette pour les agrandir

 

Au fil des mois, d'autres conseils apparaîtront toujours autour de la confidentialité à l'hôpital.

 

Le respect de la confidentialité en quelques règles

 

"Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas."

Serment d'Hippocrate IVème siècle

 

"Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. "

Serment de l'ordre français des médecins de 1996

 

« Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant ».

Code de la santé publique - Article L. 1110-4 alinéa 1er du code de la santé publique

 

Le secret couvre « l'ensemble des informations concernant la personne venue à la connaissance du professionnel de santé, de tout membre du personnels de ces établissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activités, avec ces établissements ou organismes ». Même article alinéa 2

 

« Le secret professionnel, institué dans l'intérêt des patients, s'impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi ». « Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est à dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris ».

Codes de déontologie des professionnels de santé - Article 4 du Décret n°95-1000 du 6 septembre 1995 portant code de déontologie médicale

 


Catégorie : Droit des patients, Initiatives - confort - bien-être, Ressources humaines - Enseignement, CHU Saint-Etienne

Contact : CHU Saint-Etienne

Isabelle ZEDDA ,
Service Communication.

42055 Saint Etienne Cedex 2

Tel : 04 77 12 70 13

Email : isabelle.zedda@chu-st-etienne.fr

Site : http://www.chu-st-etienne.fr

Standard : 04 77 82 80 00

Les commentaires pour cet article :


Antsiof, 19-06-11 10:05:
Salutations à chacun des participants de cette assemblée ,

Pour débuter , permettez-moi de vous démontrer ma gratitude pour chacune des formidables informations que j'ai rencontrées sur cet formidable forum de discussions .

Je ne suis pas convaincue d'être au meilleur section mais je n'en ai pas vu de meilleur.

Je proviens de Beausejour, canada . J'ai 28 ans et j'éduque 2 très gentils enfants qui sont tous âgés entre cinq ou 12 ans (1 est adoptée ). J'adore beaucoup les animaux de compagnie et je tempte de leur offrir les marchandises qui leur rendent la vie plus diversifiée .

Je vous remercie à l'avance pour toutes les superbes débats dans le futur et je vous remercie surtout de votre compréhension pour mon français moins que parfait: ma langue de naissance est l'arabe et je tempte d'apprendre mais c'est très ardu !

A la prochaine

Arthru
Etienne, 10-01-12 14:38:
Bravo pour cette initiative qui remet au centre du débat le respect du à toute Personne, qu’elle soit malade à l'hôpital ou bien portante. Le tourbillon de la vie trépidante de nos hôpitaux, l'excitation scientifique dans une Société qui croit pouvoir dominer la nature a transformé "l'homo sapiens" qui réfléchit avant d'agir (ce qui caractérisait auparavant la pratique médicale) en "Homo Faber" industrieux qui existe par la technique qu'il manipule et non par l'Homme qu'il soigne, ce qui le conduit à agir avant de réfléchir et à "oublier" l'Homme qu'il y a derrière le corps humain qu'il "répare".
Mais cette BD ne doit pas s'arrêter aux soignants dont la culture éthique, certes, s'efface faute pour l'université d'assumer sa responsabilité de formation et de transmission du patrimoine des valeurs en ce domaine. Elle doit atteindre aussi (et surtout) ceux qui, au nom de la légitime caractérisation objective de l'activité hospitalière pour assurer l'équité d'attribution des ressources, oublient d'autant plus volontiers le respect de la confidentialité (quand il s'agit des autres, bien sur, pas d'eux-mêmes) que ce respect du à la Personne complique effectivement leur travail. C'est entre autres le fait pour l'administration hospitalière en général et les directions des finances en particulier, les organismes d'assurance maladie, les assureurs, etc... et tous ceux qui ont à connaître par intérêt des données intimes de la Personne, … c’est à dire nous tous, car nous sommes inclus, vous et moi, et les médias, curieux que nous sommes tous de la santé de Johny Halliday, de Mitterrand (et peut être un jour de Sarkozy) mais aussi de notre voisin de pallier ou de notre ennemi intime ou encore de la santé de madame Michu.
La confidentialité n'aura droit de cité dans la Société que si la culture en est partagée par tous, c'est à dire lorsque nous en serons tous imprégnés au quotidien de notre vie et qu’elle s’imposera dans les rapports sociaux. A ce moment là, l'Ethique ne sera plus un mot « devanture » qui sert à donner bonne conscience à ceux qui en sont dépourvus, à ceux qui, d’où qu’ils viennent et qui qu’ils soient, sont en mal de légitimité morale (y compris dans le système bancaire). Ce sera alors une valeur partagée qui contribuera à cimenter les rapports entre les citoyens à leur donner le sentiment d’appartenance à une communauté humaine, ce qui fait aujourd’hui défaut.
Les activités de soins sont idéalement placées pour en inspirer la pédagogie puisque c’est un champ d’activité dont tous les actes ont été empreints, depuis la nuit des temps, d’altruisme et du respect de l’altérité. C’est ce qui a fait la noblesse de l’activité et le respect que la Société lui a porté de tous temps. C’est un pouvoir charismatique dont une minorité de professionnels ont abusé ces dernières décennies (cf. les scandales connus et inconnus qui ont défrayé la chronique), ce qui a permis à d’autres fractions de la Société qui en étaient jaloux de tenter de discréditer toutes les professions de soins . Ces dévoiements d’une minorité ont écorné l’aura d’une majorité de professionnels de santé qui continue à vivre sur des valeurs que les patients appellent de leurs vœux avec insistance et dont ils attendent qu’elles redeviennent la règle générale. Comme elles ont traversé les siècles sans dommage depuis plus de deux millénaires et qu’elles ne sont écornées que depuis un demi siècle, il ne devrait pas être difficile d’en retrouver le chemin, à condition … de le faire de façon attractive et non pas « punitive » (les séquelles du dévoiement de la culture judéo chrétienne dont nous sommes imprégnés), de le faire de façon ludique et pédagogique comme l’illustre votre BD. Reprenant un slogan de 1968, je dirais volontiers pour vous encourager « ce n’est qu’un début, continuons le combat » !
Si vous le souhaitez, je suis prêt à vous y aider et à y contribuer activement.
Bon vent si vous persistez sur cette route où souffle pour le moment des vents contraires, et notamment ceux de l'apparence que l'on confond avec la réalité.
Docteur Etienne DUSEHU – 06 08 46 37 15 – edusehu@wanadoo.fr

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Mis à jour le :21-05-2012


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