2 nouvelles IRM à Montpellier

Le CHRU de Montpellier vient d’enrichir son plateau technique de deux nouvelles IRM de dernière génération pour un montant total de 6,8 millions d’euros. Un investissement qui garantit aux patients des examens plus sûrs, des diagnostics plus rapides et un suivi expert.

Le CHRU de Montpellier vient d’enrichir son plateau technique de deux nouvelles IRM de dernière génération pour un montant total de 6,8 millions d’euros. Un investissement qui garantit aux patients des examens plus sûrs, des diagnostics plus rapides et un suivi expert.
Une imagerie non irradiante, des plages horaires plus étendues, des délais d’attente qui passent de 6 à 2 semaines en dehors des urgences  tels sont les avantages de l’IRM cardio-vasculaire et thoracique Arnaud de Villeneuve. Quant à l’IRM à haut champ de 3 Tesla de Gui de Chauliac, elle sera utilisée pour une activité clinique et de recherche, au sein du pôle « Neurosciences, tête et cou ». Dotées des dernières technologies d’imagerie par résonance magnétique, elle offre un confort optimal pour les patients (diamètre du tunnel augmenté), un niveau sonore réduit et une meilleure qualité d’image (caractérisation des tissus, image plus contrastée).

l’IRM cardio-vasculaire et thoracique Arnaud de Villeneuve

Nouvellement installée sur le site de l’Hôpital Arnaud de Villeneuve, cette IRM "non irradiante" est dédiée aux examens spécialisés en imagerie pédiatrique, cardiovasculaire et thoracique. Les rendez-vous sont proposés de 8h à 20 heures et les plages horaires sont réparties entre radiologues hospitaliers et libéraux.
L’imagerie cardio-vasculaire et thoracique
Les patients du CHRU bénéficient ainsi d’une structure de proximité, accessible tant aux patients hospitalisés qu’aux consultants extérieurs. Elle est spécialement adaptée à l’exploration moderne de la pathologie cardiovasculaire.
Cette IRM est équipée d’une machine 1,5 Tesla de dernière génération, de logiciels dédiés à l’étude morphologique et dynamique du cœur, de sa fonction et de reconstruction de l’arbre vasculaire. C’est l’équipe médicale et paramédicale du département d’imagerie du pôle Cœur-Poumons, placée sous la responsabilité du Pr Hélène Vernhet Kovacsik, qui prend en charge cette activité.
L’imagerie de l’infarctus, de ses complications, l’étude de la viabilité cardiaque et le bilan étiologique et pronostique des cardiopathies nécessitent de façon croissante la réalisation d’IRM et des plages sont réservées à ces activités. Par ailleurs, les délais plus courts proposés vont améliorer la prise en charge des pathologies vasculaires et aiguës et l’accès à l’IRM de patients atteints de cancers thoraciques.
L’imagerie pédiatrique
Réalisé sous la responsabilité du Dr Couture, cet examen d’imagerie est particulièrement adapté à la pédiatrie et aux femmes enceintes de par son caractère non irradiant (absence de rayons X) . Il permet le bilan de pathologies pédiatriques très variées (orthopédie, cancérologie, néonatalogie, imagerie urologique et pelvienne, suivi des maladies inflammatoires du tube digestif, cardiopathies, malformations…), ainsi que l’imagerie fœtale dont les données IRM sont complémentaires à l’échographie dans le dépistage des malformations congénitales.
Des créneaux horaires sont destinés aux examens sous anesthésie générale en collaboration avec l’équipe d’anesthésie pédiatrique. Des manipulateurs spécialisés dans la prise en charge des enfants font partie intégrante de l’équipe technique.
Financement 
L’installation de ce nouvel équipement a représenté pour le CHRU de Montpellier, un investissement de près de 3 millions d’euros :
– 2 millions d’euros d’investissements pour l’achat de l’IRM et du matériel d’anesthésie.
– 1 million d’euros de travaux

L’IRM Gui de Chauliac

Le CHRU de Montpellier, avec l’appui de la Région Languedoc-Roussillon et du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), vient d’acquérir une IRM à haut champ de 3 Tesla. Installée sur le site de l’Hôpital Gui de Chauliac, au sein du département d’imagerie du Pr Alain BONAFE est utilisée à parts égales par les cliniciens  (imagerie « tête et cou ») et les chercheurs.
Apprécié pour ses images cérébrales morphologiques, vasculaires et fonctionnelles de très haute qualité, cet équipement permet également la réalisation d’angiographies cérébrales et des troncs supra-aortiques (étude de la circulation du sang dans les artères du cerveau et du cou), d’IRM médullaires (imagerie de la moelle), orbitaires et cervico-faciales. Il est également utilisé pour obtenir des images nécessaires au traitement de pathologies ORL (oreille interne, rhinosinus, glandes salivaires…).
L’IRM de l’Hôpital Gui de Chauliac est aussi utilisée pour la prise en charge d’urgences neurovasculaires, dans le cadre de l’activité des urgences « tête et cou ».
Une activité de recherche de très haut niveau
Dédiée pour la moitié de son temps, à une activité de recherche clinique et pré-clinique en imagerie fonctionnelle humaine, cet IRM constitue le socle de la plate-forme de recherche « I2FH » – Institut d’Imagerie Fonctionnelle Humaine. Les équipes vont étudier les nouveaux outils et les nouvelles méthodes d’investigation atraumatique pour l’imagerie, et  leurs applications à l’étude fonctionnelle des organes dans trois domaines : les maladies neurologiques, la cancérologie (angiogénèse, imagerie cellulaire et moléculaire) et les pathologies cardiovasculaires dégénératives.
Les équipes de recherche pourront ainsi recourir à l’IRM pour valider les modèles qu’ils auront élaborés, étape indispensable pour mieux appréhender les processus pathologiques et leurs thérapeutiques.
Cette activité de recherche clinique est soutenue par l’industriel SIEMENS, avec lequel le CHRU travaille en étroite collaboration depuis plusieurs années. 

Avec l’appui de la Région Languedoc-Roussillon et de l’Union Européenne
Cette IRM de dernière génération représente un investissement de plus de 3,8 millions d’euros, répartis en 2,7 millions d’euros d’investissement biomédical (acquisition de l’appareil) et 1,1 millions d’euros de travaux.
Cette dépense a été rendue possible par le soutien de la Région Languedoc-Roussillon (600 000 €) et de l’Union Européenne (Fonds Européen de Développement Régional, 720 000 € d’aide à l’investissement et 128 000 € de crédits de fonctionnement).

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