2016 : un ancrage solide pour de grandes ambitions

La cérémonie des vœux est un moment particulier dans la vie des institutions qui prennent le temps de se poser pour apprécier l’œuvre accomplie et se projeter dans l'avenir. Au CHU de Montpellier, l'exercice révèle une belle dynamique interne. Erigée sur les solides fondations de 2015, l’année 2016 s'annonce porteuse d’investissements majeurs, de coopérations territoriales renforcées et de recherches stimulantes... Rodolphe Bourret, directeur général par intérim ne boude pas non plus son plaisir quand, en plus, il annonce un budget à l'équilibre pour la seconde année consécutive !
La cérémonie des vœux est un moment particulier dans la vie des institutions qui prennent le temps de se poser pour apprécier l’œuvre accomplie et se projeter dans l’avenir. Au CHU de Montpellier, l’exercice révèle une belle dynamique interne. Erigée sur les solides fondations de 2015, l’année 2016 s’annonce porteuse d’investissements majeurs, de coopérations territoriales renforcées et de recherches stimulantes... Rodolphe  Bourret, directeur général par intérim ne boude pas non plus son plaisir quand, en plus, il annonce un budget à l’équilibre pour la seconde année consécutive !
La résorption du déficit – de 22 M€ en 2011 – a été rendue possible grâce à l’effort de la communauté hospitalière toute entière qui a accepté les sacrifices d’une réorganisation drastique tout en développant l’activité du CHU. Aujourd’hui, tous les indicateurs sont à la hausse, les hospitalisations (+1,2%), les consultations (520 000 en  un an,  soit  +2.5%), l’ambulatoire représente 32% des interventions chirurgicales, un score en hausse de 4 points par rapport à 2014. Les  passages  aux urgences augmentent aussi : 120 000,  soit  +3,33%.  Quant au nombre  de  greffes, il progresse de  près  de  2% avec 499 transplantations en 2015.
Côté investissements, le CHU s’est dotée la salle d’imagerie cardiovasculaire ZEEGO sur le site d’Arnaud de Villeneuve, d’un deuxième TEP‐Scan et de gamma‐caméras acquises dans le département de médecine nucléaire (Hôpital Gui de Chauliac) et remplacé cinq scanners entre 2014 et 2015.
Les projets majeurs du CHU, tels que le regroupement des réanimations médicales ou la restructuration des blocs opératoires, tous deux réalisés sur le  site de l’Hôpital Lapeyronie, ont également été cités comme exemple de modernisation de la prise en charge des patients. Ces  opérations  se  poursuivront  en  2016, avec l’organisation d’un plateau d’exploration cardiologique et vasculaire sur le site de l’Hôpital Saint‐Eloi, la restructuration prochaine  du  plateau  d’urgences  et  de  post‐urgences psychiatriques à Lapeyronie, ou encore le début des études de modernisation de l’Hôpital Gui de Chauliac. L’extension de l’hôpital Arnaud de Villeneuve a également été évoquée,  destinée  à  accueillir  une  salle  hybride  d’imagerie interventionnelle d’une part, et une extension et une restructuration de la maternité d’autre part.
Enfin un projet phare a été mis en avant : le premier regroupement des laboratoires de biologie médicale  sur un site unique. Cette opération emblématique constitue la première pierre du  schéma directeur  technique et  architectural du  CHU. Engagée dès 2016, elle aboutira à la mise en service d’un bâtiment totalement neuf à l’horizon 2019, grâce à un investissement de plus de 83 M et un soutien de 9,5 M€ de la part de la COPERMO.
Attentif au dialogue social, le CHU de Montpellier poursuivra le développement des démarches sur la qualité de vie au travail, l’accompagnement des cadres ou encore le développement du sentiment d’appartenance et de reconnaissance de chaque professionnel dans son travail. Au programme également, la maîtrise de l’absentéisme afin d’enrayer la légère augmentation constatée au cours de l’exercice 2015 (+2,9%). Un groupe de travail interne en lien avec l’encadrement et les partenaires sociaux, est chargé d’étudier ce problème.
La recherche montpelliéraine a le vent en poupe et maintient le cap de l’excellence
6ème  CHU fort chercheur de France, Montpellier voit régulièrement augmenter le nombre de ses études : 1400 protocoles de recherche sont conduits dont 16 projets européens soit 6 de plus que 2012. Autres motifs de satisfaction : la labellisation par l’Union Européenne, du projet « MacVia », porté par la Région, les 2 CHU et l’Université sur les maladies chroniques et le vieillissement actif et en bonne santé, l’augmentation de  +24%  en 3 ans du nombre de plublication pour atteindre 3 000 publications par an dans des revues nationales et internationales. Le nombre de patients inclus dans les protocoles de recherche atteint les 7 500 patients soit 10% des patients accueillis chaque année au CHU.
Cette  recherche  est  productrice de  valeurs  puisque  ces  3  dernières années, les retombées financières ont progressé de 6 M€/an pour le CHU, plus de 14% par an.  La recherche a également créé de l’emploi de haute qualification en augmentant les effectifs de techniciens de recherche clinique, d’attachés de recherche clinique et de médecins avec plus 110 personnes recrutées. 10 start‐ups ont vu le jour avec à la clé des perspectives très positives sur l’économie locale. Les actions menées sont multiples et  pérennes : labellisation des fédérations Hospitalo‐ universitaires, structuration de 15 plateformes technologiques de recherche, création d’une structure fédérative de recherche en sciences humaines et sociales et d’une fédération de recherche unique en France en réanimation…
Axe stratégique "La recherche clinique du CHU de Montpellier participe au rayonnement de l’établissement. Moteur de l’économie locale, elle enrichit le tissu industriel et fédère les pôles d’activité urbains autour d’une mission qui est l’apanage des CHU. Elle crée de l’emploi et de la richesse pour le territoire languedocien. Aujourd’hui, elle vise le plus haut niveau avec le projet d’Initiative d’Excellence (IDEX) porté par l’Université de Montpellier" a insisté Rodolphe Bourret.
Au chapitre des coopérations territoriales, le CHU de Montpellier renforcera les partenariats existants avec les établissements de son territoire et de la nouvelle grande région avec la mise en  commun  certaines  compétences, telles que les achats, le système d’information ou encore l’analyse de l’information médicale. Au programme également le rapprochement avec l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) autour des activités d’oncologie et de biologie médicales, qui devrait trouver un début de concrétisation en 2016 avec la mise en œuvre de Groupements de Coopération Sanitaire. L’objectif étant de rendre l’offre publique montpelliéraine en cancérologie plus forte et plus visible et de permettre aux patients de bénéficier des meilleurs traitements contre le cancer.
Enfin, dans la nouvelle grande région, le CHU de Montpellier va se positionner en synergie avec les deux autres CHU que sont Nîmes et Toulouse.
C’est à travers ces objectifs ambitieux, à la hauteur du dynamisme et des compétences des équipes que s’écrit la feuille de route 2016 d’un CHU de premier plan.

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