2M€ en 2 ans pour soutenir le CHU : la générosité passe par la Bretagne

Grâce au soutien de 400 mécènes et donateurs, le fonds Nominoë fête ses deux ans avec une enveloppe de deux millions d'euros pour financer deux projets d'équipement et d'aménagement du CHU de Rennes.
Grâce au soutien de 400 mécènes et donateurs, le fonds Nominoë fête ses deux ans avec une enveloppe de deux millions d’euros pour financer des projets d’équipement et d’aménagement du CHU de Rennes. 
Les deux millions d’euros récoltés par le fonds Nominoë sont dédiés au financement de deux projets engagés par le CHU de Rennes : la rénovation des Maisons des Parents pour accueillir les familles des enfants hospitalisés à l’hôpital sud et la construction d’une biobanque pour mieux comprendre les déterminants des maladies et élaborer les traitements spécifiques à chaque patient.
"L’engagement des acteurs du territoire en faveur de l’excellence médicale est un immense atout pour le CHU. Nominoë est devenu un véritable trait d’union utile pour la santé et vertueux pour le territoire. Il permet au CHU d’investir dans des équipements de pointe non financés par l’Assurance Maladie", s’est félicitée Véronique Anatole-Touzet, présidente du Fonds Nominoë et directrice Générale du CHU de Rennes
Trois autres projets en quête de financement 
Au-delà des projets déjà financés, 3 autres sont mis au rang des priorités :  l’acquisition d’un TEP-IRM, imagerie de dernière génération,  le développement de la télémédecine pour un soutien de l’expertise des CHU au service des patients sur l’ensemble du territoire, et une plateforme d’études "Alimentation et santé".
"Tout ce qui n’est pas donné est perdu", a conclu le philosophe Raphael Enthoven au terme de la conférence organisée par le Fonds Nominoë, le 27 septembre dernier. La soirée destinée à saluer les 400 mécènes et donateurs associés aux projets du CHU de Rennes s’est animée autour de la question fédératrice de "Comment prendre soin d’autrui sans éprouver, un peu, la douleur qui est la sienne ?"
Philanthropes et acteurs engagés sur le territoire
Véronique Anatole-Touzet a souligné à cette occasion la portée de l’action philanthropique : "Vos soutiens, vos engagements, votre présence sont les meilleurs encouragements pour les équipes médicales qui chaque jour sauvent des vies et rendent la santé à des centaines de patients. Grâce à vous, le CHU a financé des projets majeurs, au service des patients, projets qui n’auraient pas vu le jour s’il avait fallu faire appel aux ressources conventionnelles d’un établissement de santé. Notre ambition est de poursuivre en suscitant de nouvelles vocations philanthropiques".
Elle a du reste salué l’engagement des membres du Conseil d’administration de Nominoë, Jean-Paul Legendre, Karim Boudjema, Alain Glon, Pierre Le Duff, Alain Le Roch, Jean-Pierre Vauzanges, Jacques Delanoë, Yannick Mallédant, Sylvie Odent et Pierre Rochcongar.
Raphael Enthoven a quant à lui convoqué les grands noms de la philosophie et de la littérature, de Bergson à Jankélévitch, Camus ou Gary, pour proposer sa réflexion sur le don. Rappelant que "Don de soi si on est médecin, mécénat si on est entrepreneur, philanthropie ou bénévolat, si on est particulier : donner rend heureux !"

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.