Prothèse totale de hanche : Nîmes réalise la 1ère chirurgie robot assistée

Le 4 décembre 2018, un patient traité au CHU de Nîmes a bénéficié d’une pose de prothèse totale de hanche, assistée par robot Mako, une 1ère en France. Cette prouesse est à mettre à l’actif du service de Chirurgie orthopédique.

Le 4 décembre 2018, un patient traité au CHU de Nîmes a bénéficié d’une pose de prothèse totale de hanche, assistée par robot Mako, une 1ère en France. Cette prouesse est à mettre à l’actif du service de Chirurgie orthopédique.
L’assistance robotisée permet au chirurgien une implantation plus précise et reproductible des différents composants prothétiques. Les données anatomiques du patient sont saisies à l’avance ce qui évite les malpositions d’implants et réduit les risques secondaires de luxations, d’usures, de descellements ou de conflits avec les muscles entourant la prothèse.
«Avec le robot Mako, la saisie des données d’imagerie par scanner préopératoire rend possible la planification de la chirurgie en pré et postopératoire. La fusion de points anatomiques précis pendant l’intervention garantit une implantation de la prothèse avec un degré de précision jamais atteint jusqu’alors » indique le Pr Pascal Kouyoumdjian, chef du service de Chirurgie orthopédique du CHU de Nîmes (CHUN).
La prothèse est positionnée avec une précision inégalée grâce à un scanner réalisé 15 jours avant l’intervention et dont les résultats sont intégrés dans l’appareil. Le jour de l’intervention, la chirurgie est réalisée par le spécialiste, avec l’aide du robot et la participation d’un ingénieur qui modélise en direct les données anatomiques du patient.
Utilisé depuis 2010 en pratique clinique aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe (dont l’Italie, le Royaume Uni et l’Allemagne), « ce robot permet de programmer le geste chirurgical mais le robot ne se substitue pas au chirurgien » précise l’équipe médicale, ajoutant que cet outil « aide à anticiper des problématiques de manière personnalisée ».
Avec ce nouveau dispositif médical, qui sera utilisé pour les prothèses de hanche, de genoux totales et partielles, le CHUN joue pleinement son rôle de recours pour les patients et renforce son attractivité auprès des futurs médecins.
« Cette acquisition, preuve du haut niveau d’expertise dans la prise en charge proposée par l’établissement à ses patients, a été rendue possible grâce à l’excellente collaboration entre le service de Chirurgie orthopédique, la Pharmacie et la direction des Achats du CHUN » conclut Nicolas Best, Directeur général du CHUN.

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