Poitiers mise sur une nouvelle installation de sa recherche en santé et innovation

Le CHU de Poitiers accueille dans de nouveaux locaux les équipes de recherche en santé et en innovation médicale Dactim-MIS et Prismatics. Les groupes de recherche Dactim-MIS et Prismatics ont un objectif commun : mettre la technologie au service de la santé. Une stratégie qu’ils ont eu plaisir à détailler lors de l’inauguration, le 22 février, de leurs nouveaux locaux au centre cardio-vasculaire du CHU de Poitiers.
Le CHU de Poitiers accueille dans de nouveaux locaux les équipes de recherche en santé et en innovation médicale Dactim-MIS et Prismatics. Les groupes de recherche Dactim-MIS et Prismatics ont un objectif commun : mettre la technologie au service de la santé. Une stratégie qu’ils ont eu plaisir à détailler lors de l’inauguration, le 22 février, de leurs nouveaux locaux au centre cardio-vasculaire du CHU de Poitiers. 
L’équipe Dactim-MIS (pour Data Analysis and Computation Through Imaging and Modeling-Maths Images Santé), intégrée au laboratoire de mathématiques et d’applications du CNRS LMA 7348 de l’Université de Poitiers, a pris ses quartiers au centre cardio-vasculaire du CHU de Poitiers. Cette équipe pluridisciplinaire, dirigée par le Pr Rémy Guillevin, radiologue au CHU de Poitiers, réunit des médecins imageurs, des physiciens, des informaticiens, des mathématiciens, des doctorants et des post-doctorants.

Imagerie cérébrale, modélisation et algorithmes

Intégrant imagerie cérébrale, modélisation et algorithmes, ses recherches portent, notamment, sur la compréhension du métabolisme des organes, des phénomènes de croissance tumorale et de la réponse thérapeutique ou encore sur le développement d’outils pour l’analyse automatique et l’extraction de nouveaux biomarqueurs tumoraux. «Nous utilisons les modèles mathématiques et l’intelligence artificielle pour rendre l’imagerie médicale plus performante et donner une information claire aux médecins», précise le Pr Rémy Guillevin.

Le patient au centre de la réflexion

La seconde équipe à avoir intégré le centre cardio-vasculaire du CHU de Poitiers travaille sur le projet Prismatics (pour Predictive Research In Spine/neuromodulation Management And Thoracic Innovation in Cardiac Surgery), porté par le Pr Philippe Rigoard, neurochirurgien au CHU de Poitiers.
Prismatics est né de la fusion de deux programmes de recherche à visée médico-économique coordonnés par le CHU : le premier sur la prise en charge des traumatismes thoraciques porté par le Pr Christophe Jayle, chirurgien cardio-thoracique au CHU de Poitiers, et le second sur la neurostimulation implantée pour les douleurs chroniques réfractaires porté par le Pr Philippe Rigoard.
«De l’électrique à l’humain, du biomécanicien qui travaille sur la reconstruction du corps au sociologue qui travaille sur la reconstruction de l’identité, de la recherche fondamentale à la recherche clinique… cette équipe met le patient au centre de sa réflexion», explique le Pr Philippe Rigoard. 

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.