A Rennes le bloc opératoire du futur est hybride

Hybride en langage rennois signifie association d’imagerie, de télé-guidage et de chirurgie. Unique en Europe, la dernière née des plateformes hybrides vient d’être inaugurée au CHU de Rennes. Son nom : TherA-Image, pour « thérapie assistée par les technologies de l’image ». Il faut « imaginer des chirurgiens, des médecins et des ingénieurs entourés d'écran de contrôle, de systèmes de réalité augmentée et robotisés » explique le communiqué de presse*. Cette combinaison de techniques autorise des interventions de plus en plus précises et sécurisées en cardiologie et en chirurgie mini-invasive. Pour le patient ces progrès sont synonymes de temps d’intervention de plus en plus courts, de traumatisme opératoire minimum et d’espoir d’un traitement pour les personnes les plus fragiles.

Hybride en langage rennois signifie association d’imagerie, de télé-guidage et de chirurgie. Unique en Europe, la dernière née des plateformes hybrides  vient d’être inaugurée au CHU de Rennes. Son nom : TherA-Image, pour «  thérapie assistée par les technologies de l’image ». Il faut « imaginer des chirurgiens, des médecins et des ingénieurs entourés d’écran de contrôle, de systèmes de réalité augmentée et robotisés » explique le communiqué de presse*. Cette combinaison de techniques autorise des interventions de plus en plus précises et sécurisées en cardiologie et en chirurgie mini-invasive. Pour le patient ces progrès sont synonymes de temps d’intervention de plus en plus courts, de traumatisme opératoire minimum et d’espoir d’un traitement pour les  personnes les plus fragiles. Une avancée mise au point par des chercheurs, des ingénieurs et des médecins de l’Inserm et du centre cardio-pneumologique du CHU de Rennes, avec des industriels
Alliant soins et recherche au sein d’un bloc opératoire entouré d’écrans de contrôle, la plateforme médico-technique TherA-Image est dotée d’équipements de pointe en imagerie (observation 3D intra-opératoire, réalité augmentée, électrophysiologie cardiaque), d’assistance opératoire (navigation endovasculaire, robot de cathétérisme) et de diffusion vidéo (téléexpertise, formation…) ; un investissement de 5,2 millions d’euros.
 
Nouvelles approches informatisées des interventions, nouvelles assistances et évaluations des gestes opératoires, TherA-Image ouvre la voie à la cardiologie interventionnelle du futur… 
Mieux traiter l’insuffisance cardiaque, notamment dans le cadre de thérapies dites de resynchronisation cardiaque. Grâce à la plateforme TherA-Image, médecins et chercheurs pourront optimiser les techniques et les dispositifs implantables de stimulation électrique du cœur sur des patients souffrant de défauts de synchronisation des ventricules : les cavités de leur cœur ne se contractent pas en même temps, leur coeur n’est plus assez efficace et le patient ressent un essoufflement au moindre effort
A l’intérieur du muscle cardiaque, les médecins vont traquer les foyers de perturbation électrique en utilisant de nouvelles techniques et des modèles originaux de navigation intracorporelle selon une cartographie des courants électriques. Ils vérifient ensuite l’élimination de ces foyers après traitement par échauffement localisé du tissu.
Favoriser le développement de techniques de chirurgie moins invasives. Par exemple, le remplacement en percutané (en passant à travers une artère) des valves cardiaques deviendra possible de manière fiable, sans ouverture de la cage thoracique, en s’appuyant sur des algorithmes de localisation et de guidage intracorporel des instruments chirurgicaux.
Traiter plus simplement et efficacement les anévrismes (dilatation anormale de la paroi d’un vaisseau) et sténoses (rétrécissement d’un canal ou d’un vaisseau). Les techniques mini-invasives actuelles sont de plus en plus complexes mais avec TherA-Image, le chirurgien pourra guider ses instruments le long des vaisseaux sanguins avec l’aide d’outils de planification de trajets (comme pour le GPS) et de méthodes performantes d’assistance par l’image (réalité augmentée) pour atteindre la lésion et y déposer une prothèse en toute sécurité.

TherA-Image marque une étape dans la recherche médicale issue de cultures de métier associées.
Financée dans le cadre du contrat de projet État-Région 2007-2013 à hauteur de 5,2 millions d’euros, TherA-Image a reçu le soutien de l’Union européenne (FEDER : 1,7 m€), de l’État (2 m€), de la Région Bretagne (370 k€), du Conseil général d’Ille-et-Vilaine (640 k€) et de Rennes Métropole (526 k€).
Inauguration
La plateforme a été inaugurée le 18 janvier 2013 par André Fritz, directeur général du CHU de Rennes, Thierry Guillaudeux, vice-président de l’université de Rennes 1 représentant le président Guy Cathelineau, Thierry Damerval, directeur général délégué de l’Inserm, Daniel Delaveau, maire de Rennes et président de Rennes Métropole, Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Bernard Pouliquen, vice-président du Conseil régional de Bretagne représentant le président Pierrick Massiot et Gérard Maisse, délégué régional à la recherche et à la technologie représentant Michel Cadot, préfet d’Ille-et-Vilaine et de la Région Bretagne.
*Le communiqué est co-signé par le CHU, l’Université de Rennes 1/LTSI et l’Inserm Grand Ouest

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.