A Tours, remise des chèques aux lauréats du 1er Appel d’Offre Interne Jeunes Investigateurs

Les 7 jeunes chercheurs du CHU de Tours, lauréats du premier appel d’offre interne (AOI) jeunes investigateurs se verront remettre leur chèque le 17 septembre prochain. Le CHU réaffirme ainsi sa confiance en la recherche hospitalo-universitaire tourangelle et concrétise sa volonté de promouvoir des jeunes chercheurs.
Les 7 jeunes chercheurs du CHU de Tours, lauréats du premier appel d’offre interne (AOI) jeunes investigateurs se verront remettre leur chèque le 17 septembre prochain. Le CHU réaffirme ainsi sa confiance en la recherche hospitalo-universitaire tourangelle et concrétise sa volonté de promouvoir des jeunes chercheurs.
Pour le premier Appel d’Offre Interne (AOI) du CHU de Tours, 7 projets de recherche clinique ou translationnelle sur 31 ont été retenus et bénéficieront d’un accompagnement et d’un financement dédié (200 000 € hors frais de promotion).
Pour le Professeur Theodora Bejan-Angoulvant, Présidente du Comité de sélection, les objectifs de ce premier appel d’offre interne visent à "dynamiser la recherche clinique au CHU, à offrir à de jeunes investigateurs une première expérience de sélection compétitive et d’accompagnement par la Plateforme Recherche du CHU, à permettre d’augmenter nos résultats aux grands appels d’offres de la recherche clinique et enfin, à renforcer la visibilité de notre recherche clinique au plan national".
Pour cette première édition, l’AOI s’est adressé à de jeunes investigateurs âgés de moins de 40 ans, médecins, pharmaciens ou paramédicaux, travaillant au CHU ou à l’Université de Tours. Quant aux types de projets éligibles, l’appel d’offres a été très large cette année : pas de thématique particulière et des projets ayant des objectifs très variés, allant de l’évaluation de techniques ou stratégies innovantes à l’amélioration de la qualité des soins.

La sélection des projets

Les projets ont été sélectionnés sur des critères d’originalité de la question posée, de qualité scientifique et méthodologique, de faisabilité et, surtout, de retombées attendues. Une grille d’évaluation reprenant ces items avait été au préalable élaborée et validée par les membres de la commission. La qualité du projet a été considérée comme un prérequis, permettant ensuite de sélectionner ceux ayant le plus fort potentiel d’aboutir à des dépôts de lettres d’intention aux appels d’offres nationaux ou interrégionaux, à l’échéance de 2 à 3 ans.
Concernant le processus de sélection, chaque projet a bénéficié d’une triple expertise : une expertise externe et une expertise interne par deux membres de la commission d’évaluation. Ce modèle d’évaluation est relativement classique et utilisé pour l’évaluation des appels à projets nationaux (DGOS ou ANR).
Enorme succès
Pour cette première édition, l’appel d’offres fut un énorme succès."Nous avons reçu 33 lettres d’intention, 31 projets complets finalement déposés, pour lesquels 93 expertises ont dû être faites et compilées entre le 17 mai et le 25 juin ! Nous avions un budget de 200.000 € pour une demande de financement qui a frôlé un million d’euros ! C’est la raison pour laquelle seuls 7 projets ont pu être financés. Ils seront bien entendu suivis grâce à la Cellule d’Aide au Montage des Projets du CHU, afin de permettre aux jeunes investigateurs de mener à bien leur recherche. Un rapport des expertises a aussi été envoyé à chaque jeune investigateur afin de lui permettre de retravailler son projet en vue de son amélioration", poursuit le Professeur Theodora Bejan-Angoulvant.
Concernant les 24 projets non retenus, chaque porteur va rencontrer la Cellule d’Aide au Montage des Projets et les méthodologistes, afin de discuter des améliorations envisageables en vue d’une re-soumission à un appel d’offres futur.

Les lauréats et leurs projets 

PROMEDEC : Le projet vise à évaluer une approche métabolomique de recherche de nouveaux bio-marqueurs potentiels pour le dépistage du cancer colorectal (CCR) au moyen d’une collection biologique constituée chez des sujets à risque moyen de ce cancer ayant eu une coloscopie de dépistage suite à la détection de sang occulte dans les selles dans le cadre de dépistage organisé.
Dr Benjamin Anon, Pathologies digestives
VISUMIR : Les ruptures des tendons de la coiffe des rotateurs de l’épaule sont fréquentes et peuvent être invalidantes et douloureuses. Le projet évaluera l’apport de l’analyse de texture sur des coupes IRM musculaires, la reproductibilité et la pertinence en pratique clinique de l’échographie, de l’élastographie et de l’imagerie fonctionnelle pour caractériser l’évolution du muscle infraspinatus.
Dr Guillaume Bacle, Orthopédie
EVALYR : Le projet est une étude d’évaluation de l’immunogénicité du vaccin anti-pneumococcique en prime-boost (stratégie de vaccination en plusieurs étapes hétérogènes) chez les patients atteints de lymphome diffus à grandes cellules B traités par rituximab en 1ère ligne.
Thomas Chalopin, Hématologie
ISAMA : Des études ayant mis en évidence l’impact négatif du rôle d’aidant sur sa propre santé, le projet élaborera une intervention adaptée en soins primaires pour dépister et prendre en charge le fardeau de l’aidant de patient atteint de maladie d’Alzheimer ou apparenté avec des critères de jugement pertinents.
Dr Clarisse Dibao Dina, Médecine générale
CARD-AXA (preuve de concept) : Les anticoagulants oraux directs sont de plus en plus utilisés hors recommandation chez les patients dialysés, mais leur utilisation est associée à un risque hémorragique important lorsqu’ils sont utilisés aux doses qui ont été validées chez les sujets non insuffisants rénaux. Le projet s’attachera à déterminer la dose de rivaroxaban ayant le meilleur profil pharmacocinétique et pharmacodynamique pour des patients hémodialysés chroniques, afin d’identifier la dose ayant le meilleur profil de sécurité dans cette population. 
Dr Fabrice Ivanes, Cardiologie
TOPGUN (preuve de concept) : Le projet évaluera l’efficacité d’un traitement par sirolimus des malformations lymphatiques microkystiques linguales buccales, légères à modérées, chez l’enfant à partir de 6 ans et l’adulte.
Antoine Marchand, Dermatologie
SANFELE : Partant du constat que les conséquences des violences faites aux femmes sur la santé sont mal connues en France, le projet étudiera pendant plusieurs mois une cohorte de femmes victimes de violences pour observer la survenue de conséquences somatiques et psychologiques.
Professeur Pauline Saint-Martin, Médecine légale

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