Accréditation du C.H.U. par l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé

Le Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers vient d'être accrédité par l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (A.N.A.E.S.). Le C.H.U. de Poitiers est le 3ème établissement de soins de la région Poitou-Charentes et le 4ème C.H.U. en France a avoir ainsi satisfait à la procédure d'accréditation.

Dans son rapport définitif, l’A.N.A.E.S. fait état de ses appréciations et de ses observations. L’Agence précise que les droits des patients sont bien pris en compte, que la prise en charge du patient est optimisée et que la continuité des soins est assurée.

Elle souligne le travail effectué par l’Observatoire Intégré de la Clientèle qui évalue la satisfaction des usagers, et note que la gestion des réclamations et des plaintes est efficace.

Concernant la prévention et le contrôle du risque infectieux, elle constate la stratégie de surveillance effectuée au niveau de tous les services et l’existence d’un programme d’actions, formalisées par le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales auquel participent les représentants des usagers.

Elle souligne le « projet fort de réorganisation » de l’établissement en pôles d’activité médicaux, basé sur une logique de prise en charge du patient et défini dans son « projet d’établissement 2001-2005 ».

Concernant la gestion des ressources humaines, l’A.N.A.E.S. relève que « le projet social a été rédigé dans une démarche participative autour de valeurs partagées de solidarité, de promotion et de valorisation personnelle », ajoutant que les diverses instances fonctionnent de manière satisfaisante.

Enfin, elle remarque que, dans l’établissement, la sécurité physique des personnes et la sécurité incendie sont organisées. La sécurité et la maintenance des bâtiments sont assurés.

Afin de soutenir la démarche d’amélioration continue de la qualité conduite par le C.H.U. de Poitiers, l’A.N.A.E.S. formule trois recommandations et de deux réserves.

Concernant les recommandations, l’A.N.A.E.S. demande que soit définie et mis en ?uvre une stratégie cohérente d’archivage des dossiers du patient, que le circuit d’évacuation des déchets soit repensé, et que le respect des bonnes pratiques en stérilisation soit assuré.

Sur ce point, le C.H.U. de Poitiers estime avoir entre-temps répondu à cette recommandation avec l’ouverture en septembre 2001 d’un nouveau service de stérilisation centrale intégrant une zone de lavage, une zone de conditionnement et une zone de stockage stérile. Ce chantier a représenté un investissement de 8 millions de Francs.

Les deux réserves formulées par l’A.N.A.E.S. portent sur une généralisation des prescriptions écrites, identifiées, datées et signées, ainsi que sur l’application d’une politique de respect de la confidentialité dans l’établissement.

Diverses mesures ont été prises afin de nous mettre au plus vite en conformité avec les demandes de l’Agence. Globalement, le C.H.U. de Poitiers est très satisfait du compte rendu de l’accréditation. Les retombées sont positives car, déjà, elles ont permis de progresser et des changements notables ont eu lieu.

De plus, les résultats coïncident avec le travail d’évaluation effectué par le personnel de l’établissement entre juillet 1999 et novembre 2000. Enfin, la procédure d’accréditation a engendré une forte mobilisation qui s’est traduite par la participation de 325 personnes à ces travaux d’évaluation (62 médecins, 136 soignants, 25 personnes des secteurs médico-technique et technique, 38 personnes du secteur administratif, 29 personnes des laboratoires et de la pharmacie, 35 personnes de secteurs d’activité divers).

Depuis plus de 24 mois, le C.H.U. de Poitiers était engagé dans cette procédure d’évaluation de ses activités par l’A.N.A.E.S., autorité indépendante créée en 1996, dont la mission est d’accompagner les établissements dans leur réflexion et leurs actions d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.

L’accréditation est un moyen pour inciter l’ensemble des professionnels des établissements de santé à analyser leur organisation et à améliorer la qualité de la prise en charge des patients. Ainsi, d’après l’ordonnance d’avril 1996, les 3.800 établissements de santé français devront faire l’objet d’une accréditation, renouvelée tous les 5 ans. A ce jour, c’est environ 90 d’entre eux qui ont été accrédités.

Le compte rendu de l’accréditation est disponible dans son intégralité sur le site de l’A.N.A.E.S. : www.anaes.fr

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.