Groupe Cardio-Calmette : de l'auto-évaluation à la visite des experts de l'ANAES

120 personnes du Groupe Cardio-Calmette se sont mobilisées durant trois mois pour préparer l’auto-évaluation. Cette première étape dans la démarche d’accréditation a permis de dégager en interne les atouts mais aussi les secteurs à améliorer.

Pour ce faire chaque groupe composé d’un pilote et d’une douzaine de professionnels représentant tous les métiers, a étudié un domaine d’activité selon les référentiels* codifiés dans le manuel d’accréditation.
« Les groupes multidisciplinaires sont l’occasion de rencontrer d’autres métiers que nous ne côtoyons pas forcément lors de notre activité. Ce travail de groupe permet aussi de prendre conscience de la nécessité de décloisonner les activités pour bien fonctionner. » commente Mme Devulder cadre infirmier à l’hôpital Cardiologique.
Après une mise en commun des résultats de l’analyse, le groupe a validé le contenu et la méthode de travail utilisée.

Chaque référentiel a fait l’objet d’une cotation par l’équipe puis d’une validation par le sous-comité qualité et la Direction-Générale.

Le 4 septembre 2000, le bilan complet de l’auto-évalution est adressé à l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé).
Les experts ont visité le site du 16 au 20 octobre. Leur mission : valider le bilan de l’auto-évaluation à partir de l’analyse de documents, d’entretiens avec les hospitaliers et d’observations sur le terrain lors des visites organisées dans les services.

La qualité : une démarche de longue haleine

A l’issue de ces 4 journées, les premiers résultats étaient restitués lors d’une réunion. Il apparaît que les points forts et les axes de progrès avaient été correctement identifiés en interne par le personnel.
On découvre également que les services les mieux préparés sont ceux qui possèdent déjà une culture qualité. Ainsi, au service des urgences respiratoires et de réanimation médicale de l’hôpital Calmette, le Pr Durocher reconnaît que le programme de lutte contre les infections nosocomiales à bactéries multirésistantes mené de 96 à 98 a préparé l’ensemble du personnel à adopter la démarche qualité. «

Cependant le travail d’amélioration du service rendu au patient ne s’arrête pas à l’accréditation et demande un effort de longue haleine de la part de tous les acteurs pour donner des résultats concrets et durables. » souligne le Pr Durocher.

« Le Groupe Hospitalier Cardio-Calmette s’est fortement engagé dans une réflexion, dans une démarche qualité et de prévention. Cette démarche dépasse largement la procédure de la simple accréditation. Elle fait partie de la culture du Groupe Hospitalier Cardio-Calmette. C’est le point fort du groupe » Extrait de la restitution des experts visiteurs du 2 octobre 2000.
Aujourd’hui, le rapport de l’ANAES est en ligne sur le site Intranet de la Délégation Qualité du CHU de Lille.

*Il existe 10 référentiels qui peuvent être regroupés selon trois grands thèmes :
– le patient et sa prise en charge : 3 référentiels
– le management et la gestion au service du patient : 4 référentiels
– la qualité et la prévention : 3 référentiels

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.