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Adoption du plan stratégique 2004

Assistance Publique - Hôpitaux de Paris - mardi 27 août 2002. 3058 vu(s)

Ce plan stratégique 2004 se fonde sur les missions spécifiques de l'AP-HP.

Centre hospitalier universitaire, l'AP-HP joue un rôle déterminant dans la recherche et dans la formation d'équipes médicales de premier plan, au niveau régional, national et international.
Outre ces grandes missions, l'AP-HP a choisi d'envisager son avenir et ses objectifs en fonction d'un environnement en pleine évolution, qu'il s'agisse de la démographie, de la prise en compte des progrès médicaux et de leur coût, de l'évolution culturelle de la population

L'AP-HP s'intègre résolument dans la cité, auprès de ses collectivités locales et facilite l'accessibilité de ses usagers.

A nouveau contexte, nouveaux enjeux et nouvelles réponses.

Les quatre grandes orientations de l'AP-HP :

- conforter l'intégration de l'AP-HP dans le système de santé et l'environnement régional ;
- réaffirmer les ambitions de l'AP-HP en matière de progrès médical, d'enseignement et de recherche ;
- optimiser les soins de proximité, en particulier en ce qui concerne les urgences et les personnes âgées ;
- moderniser l'AP-HP, dans les relations sociales entre ses composantes et au sein de ses équipes, comme dans son organisation d'ensemble.

Ces objectifs sont déclinés en 12 programmes d'action prioritaires (PAP) : addictions, adolescents, cancer, écologie hospitalière, gérontologie, handicap, logistique, périnatalogie, politique sociale, recherche, urgences, usagers.

Cette démarche s'accompagne également de perspectives d'évolution stratégiques pour les activités médicales et pour les sites hospitaliers, ainsi que d'une programmation stratégique des investissements.

L'importance de la démarche prospective menée lors de la préparation de ce plan conduit à proposer une stratégie d'ensemble des priorités et à les décliner dans les programmes d'action prioritaires, assortis d'engagements précis. Ceux-ci doivent permettre d'affecter les allocations de moyens, qui ne prennent véritablement sens qu'à travers cette démarche d'anticipation et de cadrage.

La réalisation de ces objectifs fera l'objet d'un suivi à travers des indicateurs qui permettront d'ajuster, en cours de réalisation, les moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre.

En se situant ainsi de façon volontariste dans une gestion stratégique et dans un projet modernisateur intégré au schéma sanitaire régional, l'AP-HP affirme des objectifs ambitieux. Cette démarche prépare le terrain d'un contrat d'objectifs et de moyens qui conditionne leur réalisation.

Plus fondamentalement, ce projet est celui de l'ensemble de la communauté hospitalière pour les malades, leurs proches et l'ensemble de la population.


ADDICTIONS

Les enjeux

L'accent doit être mis sur la prise en charge des populations particulièrement fragiles : les femmes enceintes, les adolescents ayant des conduites à risque et les patients porteurs de pathologies lourdes dont le pronostic est aggravé par la dépendance.
La prévention doit s'exercer à l'hôpital par un repérage adapté des patients ayant un comportement à risque vis-à-vis d'une substance psycho-active, afin de les insérer précocement dans une filière de soins spécifique.
Les situations de crise doivent être prises en compte prioritairement : les patients arrivant aux urgences dans un état d'agitation aigüe doivent pouvoir bénéficier d'une prise en charge hospitalière de 24 à 48 heures.

Les objectifs et les engagements

Le dispositif d'accueil et de soins est renforcé afin de diminuer les délais de prise en charge et d'organiser le repérage des personnes ayant une conduite addictive parmi les usagers de l'hôpital.
Les actions de prévention et de soins portent autant sur la modification des comportements à risque que sur le sevrage des produits consommés.
De nouveaux modes de prise en charge permettent de mieux répondre aux problèmes de la dépendance. Les aides thérapeutiques se développent et s'accompagnent de formations de l'ensemble des personnels. Dans cette optique, un nouveau centre d'addictologie est en cours de constitution. Parallèlement, le développement d'unités de coordination tabacologiques se poursuit.
La collaboration avec des professionnels de santé hors AP-HP s'accroît et le partenariat avec le milieu associatif s'organise pour une continuité de la prise en charge et un meilleur suivi à long terme.
Des comités locaux d'addictologie et de prévention des pathologies associées viennent compléter les actions conduites par les comités locaux de prévention du tabagisme.
Une réflexion est engagée sur la mise en place de lits de crise dans des sites pilotes.
Une aide spécifique est apportée aux personnels de santé confrontés aux problèmes des addictions.
Des participations aux enseignements du DESC et des différents DU sont programmées. Des collaborations aux formations initiales dispensées dans les instituts de formation sont prévues.
Les collaborations entre les équipes cliniques, l'Université et l'INSERM se multiplient.
L'AP-HP, initiateur du réseau Hôpital sans tabac, assure la coordination du réseau européen « hôpital sans tabac ».

L'état des lieux

. L'alcool
La consommation d'alcool augmente fortement chez les jeunes.
19% des patients présents un jour donné à l'hôpital sont en difficulté avec l'alcool, 25% parmi les patients occupant un lit.
. Tabac
Augmentation de la consommation chez les femmes (27% des femmes fument régulièrement) et des jeunes (29% des 12-18 ans et 51% des 18-25 ans sont fumeurs).
Il s'en suit une augmentation de la mortalité liée au tabac chez les femmes.
. Médicaments psycho-actifs
Leur consommation augmente régulièrement.
. Drogue
Le nombre d'usagers traités par un généraliste ou un centre spécialisé s'accroît depuis l'arrivée des traitements de substitution.
La consommation d'héroïne, produit principal de dépendance des toxicomanes diminue.
. Polyconsommation
Elle augmente. 54% des prises en charge dans les établissements sanitaires concernent au moins deux produits.


ADOLESCENTS


Les enjeux

La souffrance psychique des adolescents et des jeunes adultes constitue une priorité de santé publique retenue par la Conférence régionale de santé d'Ile-de-France en 1998 et 2002. Son mode d'expression est extrêmement variable : tentatives de suicide, addictions, plaintes somatiques, troubles des conduites alimentaires, passages à l'acte, difficultés scolaires...

Les objectifs et les engagements

La multiplicité des problèmes de santé que présentent les adolescents suppose à la fois des réponses d'hyperspécialité et des réponses globales médico-psycho-sociales. Elles peuvent se faire tant dans les services de spécialité que dans les services de médecine de l'adolescent, dès lors que la formation des personnels et l'organisation des services prennent en compte les particularités de l'adolescent.

- Développer la politique de prévention et de promotion de la santé :
En partenariat avec les associations, organismes et professionnels qui oeuvrent dans le domaine des addictions, de la prise en charge des psycho-traumatismes et de la maltraitance, des tentatives de suicide, de la contraception et des interruptions volontaires de grossesse.

- Renforcer le dispositif actuel d'accueil et d'hospitalisation en structurant plusieurs pôles multidisciplinaires
A côté des services ou unités dédiées aux adolescents qui existent d'ores et déjà (Bicêtre, Jean-Verdier, Pitié-Salpêtrière, Robert-Debré), il est prévu d'ouvrir deux maisons des adolescents l'une à Avicenne, l'autre à Cochin-Saint-Vincent-de-Paul.
Les structures actuelles seront renforcées et un cahier des charges architectural sera pris en compte dans les services recevant des adolescents.

- Améliorer l'accès aux soins des adolescents et des jeunes adultes.
L'accueil des adolescents aux urgences, notamment pour la prise en charge de suicides, sera amélioré. Des consultations sans rendez-vous dédiées aux adolescents et jeunes adultes en grande difficulté seront également développées en complémentarité avec les réseaux d'amont et d'aval.

- Mise en place d'une prise en charge globale médico-psycho-sociale, quelle que soit la demande des adolescents (plainte somatique ou souffrance physique). Un programme de formation pluridisciplinaire sur les pathologies somatiques, psychiatriques et la spécificité de l'adolescent sera développé pour les professionnels de santé.

- Développer la recherche
La connaissance épidémiologique des jeunes ayant recours aux consultations et en particulier aux urgences sera renforcée.

L'état des lieux

Le dispositif spécifiquement dédié aux adolescents et aux jeunes adultes reste insuffisamment développé (Bicêtre, Pitié-Salpêtrière, Robert-Debré, Jean-Verdier, Hôtel-Dieu).

CANCEROLOGIE


Les enjeux

Les multiples sites actuels doivent faire l'objet de positionnements différenciés. La prise en charge des patients doit être fondée sur une organisation graduée des soins (instructions ministérielles de 1998).


Les objectifs et les engagements

- Positionner les structures non seulement dans le soin mais également dans la prévention, le dépistage et le diagnostic précoce.
L'AP-HP poursuivra sa participation active à la politique de prévention du cancer.

- Mettre en place une meilleure organisation pour les malades par l'identification et la reconnaissance de compétences et d'une logique de réseaux.
La reconnaissance des orientations cancérologiques des services médicaux et chirurgicaux de spécialités d'organes sera déterminée en fonction de critères qualitatifs et quantitatifs. Les patients seront pris en charge grâce aux réseaux de soins intra et interhospitaliers mais aussi ville-hôpital.
Des unités de concertations pluridisciplinaires ont été et continueront à être mises en place. Elles seront suivies et régulièrement évaluées. Des dossiers informatisés seront mis en place.

- Faire bénéficier les malades le plus vite possible du progrès médical.
L'imagerie lourde (T.E.P.), les thérapies innovantes faisant appel à de nouvelles molécules seront développées.
Le soutien psychologique et les soins palliatifs le seront également. Les structures d'aval d'hématologie seront améliorées. Les thérapeutiques feront l'objet d'une évaluation renforcée.
Une réflexion est engagée sur l'implantation d'un cyclotron.

- Développer la recherche clinique et fondamentale à fort potentiel.
La recherche se poursuivra en tenant compte de l'évolution de la génétique et des thématiques retenues au titre du PHRC.

Etat des lieux

La cancérologie représente 13% des séjours en hospitalisation de plus de 24 heures.
Au niveau régional l'AP-HP assure plus d'un tiers des hospitalisations des patients atteints de cancer et jusqu'à 50% pour les cancers hématologiques et hépatologiques.
Cette activité est menée en partenariat avec les autres acteurs, notamment l'Institut Curie, l'Institut Gustave Roussy et la Ligue contre le cancer.
A ce jour, l'AP-HP compte 7 hôpitaux de proximité, 3 hôpitaux spécialisés et 6 hôpitaux hautement spécialisés assurant la prise en charge et le traitement de la diversité des localisations tumorales. Les 6 sites hautement spécialisés sont : Avicenne, Cancer-Est (Rothschild, St-Antoine, Tenon, Trousseau), HEGP, H.Mondor, Pitié-Salpétrière, Saint- Louis.


ECOLOGIE HOSPITALIERE

Les enjeux

Comme acteur de santé et acteur urbain, l'hôpital est responsable de son environnement interne et externe. Il doit tout mettre en oeuvre pour gérer l'impact environnemental des infrastructures hospitalières et économiser ses ressources.

Les objectifs et les engagements

- Labellisation ISO 14001
Le processus général de respect des normes sera lancé pour obtenir dans les cinq ans la certification ISO 14001.

- Partenariats avec les collectivités locales et les agences publiques
L'AP-HP compte renforcer les partenariats avec les collectivités territoriales et les agences publiques en participant aux travaux concernant les plans d'aménagement et de développement durable, aux plans locaux d'urbanisme et aux plans de prévention des risques sur tous les territoires accueillant des sites hospitaliers.
Des conventions de partenariat seront finalisées ou mises en oeuvre avec l'Agence de l'eau, l'Agence régionale des espaces verts, l'Agence de développement et de maîtrise des énergies, la Ville de Paris, la Région Ile-de-France, le Conservatoire national du Littoral pour certains établissements de l'AP-HP hors Ile-de-France.

- Démarche « Construction à haute qualité environnementale »
Cette démarche sera appliquée au programme de néonatologie 2001-2004 puis évaluée et généralisée à l'ensemble du plan d'investissement suivant.

- La maîtrise des risques sera l'un des objectifs essentiels de ce nouveau plan :
- les risques liés à l'eau (cartographie exhaustive des réseaux, plans de maintenance et de sécurisation, mise en conformité du déversement en égouts, conformité des effluents de radiologie et de laboratoires).
- les risques liés à l'air (protocole de qualité de l'air et mesure périodique, suivi des techniques de traitement de l'air).

- Le tri sélectif des déchets sera renforcé.
La filière d'élimination des déchets liquides de laboratoire sera optimisée.

- Les politiques d'énergie
Les politiques d'énergie seront relancées sur 7 sites avec le choix d'un fournisseur d'électricité, dans le cadre de la mise en concurrence du marché de l'électricité.

- Une politique de stationnement sera mise en place à l'intérieur des sites hospitaliers qui devront mieux s'intégrer dans les plans de déplacement urbain.
Quatre concessions de parking public seront lancées sur des sites hospitaliers parisiens.
Un partenariat sera mis en place avec la RATP pour améliorer l'accessibilité des sites et créer des dessertes internes avec des véhicules adaptés.

- Des hôpitaux propres et accueillants
Les hôpitaux se devront d'être propres, nets, accueillants, adaptés aux exigences du bionettoyage (nouvelle politique de nettoyage, de traitement des surfaces, lancement d'une consultation de design pour la réalisation de mobiliers urbains dans les espaces publics de l'hôpital, amélioration de la signalétique).

GERONTOLOGIE

Les enjeux

Il s'agit d'améliorer la réponse aux besoins des personnes âgées malades en perte d'autonomie et de leur famille en termes d'accueil, de soins d'accompagnement dans tous les hôpitaux, en lien avec les établissements sociaux et médico-sociaux et les intervenants à domicile.

Les objectifs et les engagements

- Intégrer dans les services cliniques la spécificité de la prise en charge des personnes âgées malades et en perte d'autonomie.
Des équipes mobiles pluridisciplinaires gérontologiques seront créées à partir de 2002 dans les hôpitaux de court séjour.
Un plan pluriannuel prévoit d'améliorer l'adéquation de la prise en charge des personnes âgées en développant la capacité de lits de soins de suite et de réadaptation et en identifiant des unités de court séjour gériatrique dans les hôpitaux siège de services d'accueil d'urgence.
A partir de 2003, la formation des infirmières à la prise en charge gérontologique sera développée dans les services cliniques de spécialités.

- Adapter l'organisation et les structures à l'évolution des besoins des personnes âgées en perte d'autonomie.
La réforme nationale pour la tarification sera mise en oeuvre en organisant les unités d'hébergement personnes âgées dépendantes (UHPAD) et en participant à la mise en place des soins prolongés.
L'évolution des capacités d'hébergement permettra d'améliorer la qualité des espaces en intégrant la contrainte de maintien de l'offre au niveau régional.
L'organisation du travail et les compétences du personnel seront adaptées aux attentes et aux besoins des personnes âgées.
Dès 2003, des lieux de vie adaptés aux personnes âgées désorientées et des unités de vie intégrées dans la ville seront mis en place en partenariat avec les collectivités locales.

- Améliorer l'interface entre le domicile et l'hôpital pour les personnes âgées, malades, en perte d'autonomie.
Tous les hôpitaux d'adultes seront incités à participer aux centres locaux d'information et coordination (CLIC) ainsi qu'à des réseaux gérontologiques dans une logique de proximité.
A partir de 2002 en lien avec « Le plan démence » et le Schéma régional d'organisation sanitaire (SROS) personnes âgées, des lieux de diagnostics et d'évaluation gériatrique seront mis en place.
Le retour à domicile des personnes âgées sera accéléré en expérimentant la gestion de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) hospitaliers et d'hospitalisation à domicile (HAD) substitut de soins de suite et de réadaptation (SSR) en complémentarité avec les intervenants du domicile.

- Développer le rôle de formation et de recherche de l'AP-HP dans le domaine de la gériatrie et de la gérontologie.
Des activités de formation destinées au personnel médical, au personnel paramédical, aux professionnels de ville et aux familles seront mises en place.

Les programmes de recherche seront développés, en soutenant notamment le projet d'Institut du vieillissement à Charles-Foix.

Deux centres de ressources spécialisés dans la maladie d'Alzheimer et les démences associées devraient se voir reconnus à la Pitié-Salpétrière et à Broca.

HANDICAP

Les enjeux

Il s'agit d'améliorer, en collaboration avec les autres intervenants du secteur sanitaire, social et associatif, la prise en charge sanitaire des enfants ou des adultes souffrant de handicaps liés à des déficiences motrices, sensorielles, mentales ou intellectuelles, isolées ou associées.

Les objectifs

Cette meilleure prise en compte du handicap au sein de l'AP-HP repose sur la réalisation de quatre objectifs :

- une amélioration de l'accès au diagnostic précoce
et aux nouvelles thérapeutiques pour tous les handicaps et notamment ceux induits par les maladies rares ;

- la mise sur pied de réponses sanitaires et médico-sociales
adaptées au cas des patients qui ne relèvent plus strictement d'une prise en charge en aigüe ou en soins de suite et de rééducation ;

- une affirmation du rôle de l'AP-HP
dans des réseaux spécifiques et adaptés aux différentes pathologies ;

- une amélioration de l'accueil des personnes handicapées.

Les engagements

Plusieurs engagements viendront concrétiser les objectifs ainsi définis :

Pour s'intégrer pleinement dans une stratégie régionale de prise en charge des malades relevant de soins prolongés, l'AP-HP organisera des coordinations pour les soins de suite à domicile et identifiera des unités spécifiques.

L'achèvement des réseaux spécifiques (traumatismes crâniens, accidents vasculaires cérébraux, blessés médullaires, scléroses en plaque, polio, autisme...) passera par la création de centres de ressources, de références et de compétences, et par la formalisation de recommandations professionnelles.

Les structures d'aigus seront complétées par la création de structures médico-sociales, sur le modèle de l'opération menée à Corentin-Celton. Ces créations sont envisagées sur les sites de Saint-Vincent-de-Paul, Raymond-Poincaré et Emile-Roux.

L'accueil des personnes handicapées sera amélioré à la fois par la formation des personnels et par la mise aux normes des locaux et des équipements (accessibilité et conditions de séjour).


LOGISTIQUE ET PRESTATIONS DE SERVICES

Les enjeux

Il convient d'optimiser l'organisation des flux d'approvisionnement hôteliers et médicaux, de mieux répondre aux attentes des utilisateurs des prestations de service (restauration, linge, nettoyage) et de favoriser la qualité, la sécurité, la traçabilité en optimisant les coûts.
Il s'agit de dégager le secteur des soins des soucis logistiques (régularité des approvisionnements, sécurité et traçabilité des flux, qualité de service des prestations, meilleure information, meilleur respect des besoins de proximité).

Les objectifs et les engagements

- Améliorer l'organisation et optimiser les flux d'approvisionnement
hôteliers et médicaux.
Pour optimiser la gestion des flux d'approvisionnement hôteliers et médicaux, un schéma de type « chaîne logistique » sera mis en place, assurant la gestion des stocks en valeur et la sécurité sanitaire et alimentaire.
L'approvisionnement sera réorganisé sur la moitié des sites : Tenon, HAD, Necker-Enfants-Malades, Rothschild, Trousseau, Saint-Antoine, Avicenne.
Un tableau de bord permettra d'évaluer la situation à partir de nombreux paramètres.

- Moderniser le Système d'information logistique
Le système d'information logistique sera adapté dans le cadre du projet « système d'information économique et financier ».

- Mettre en oeuvre le fonctionnement en six zones logistiques
Pour cela, des ingénieurs de zone et des plans d'actions prioritaires par zone seront mis en place.

- Service central des blanchisseries
Le service central des blanchisseries optimisera la fonction linge tout en réorganisant le process industriel et en améliorant les conditions de travail.

- Service central des ambulances
Le service central des ambulances reprendra progressivement et développera la totalité des SAMU-SMUR ainsi que la gestion des transports sanitaires tout en poursuivant son positionnement sur le traitement de l'urgence.

- Service maintenance et sécurité
Le service maintenance et sécurité sera repositionné principalement sur le traitement des urgences en matière de sécurité du parc immobilier.

- Restauration et nutrition
Une grande enquête sera lancée auprès des patients hospitalisés pour évaluer l'évolution de la qualité de la chaîne alimentation/nutrition.
Le groupe de coordination des comités de liaison alimentation/nutrition - qui seront généralisés à l'ensemble des sites - assurera la mise en oeuvre du plan national nutrition et santé.


Etat des Lieux

6000 agents participent à ces activités qui représentent 1,1 milliard d'Euros.


PERINATALOGIE

Les enjeux

Il s'agit de s'inscrire dans le cadre des autorisations obtenues au titre du SROS et de gérer l'impact important des normes induites par le décret de 1998 (architecturales, organisationnelles, encadrement médical et non médical-).


Les objectifs et les engagements

- Participer à la diminution de la mortalité maternelle et de la mortalité ou morbidité périnatale en Ile-de-France.
La prise en charge sera améliorée par les mises aux normes architecturales à Antoine-Béclère, Bichat-Claude Bernard, Jean-Verdier, Saint-Antoine, Armand-Trousseau, Rothschild, Louis-Mourier.

- Recomposer l'offre de soins pour les grossesses à risque.
L'offre de soins, aujourd'hui insuffisamment structurée, sera renforcée dans les zones déficitaires grâce à un transfert de moyens, de Paris vers la périphérie.

- Intégrer les normes de fonctionnalité et de sécurité et combler progressivement les écarts par rapport aux normes d'encadrement.
Des travaux de mise aux normes architecturales seront engagés grâce à une progression du budget d'investissement.
Les postes de personnels médicaux et non médicaux mis en conformité avec les normes d'encadrement définies par le décret de 1998.

Etat des lieux

Les maternités sont aujourd'hui classées par type en fonction du niveau des soins pédiatriques. La proximité géographique reste insuffisante entre la maternité, les soins continus de néonatalogie et de réanimation néonatale.



PROJET SOCIAL ET PROFESSIONNEL

Les enjeux

Il s'agit de permettre au personnel de mieux vivre son activité professionnelle, au travail et hors travail, pour garantir les recrutements et la fidélisation dans un contexte de fort besoin généré par les départs à la retraite et la réduction du temps de travail.

Les objectifs et les engagements

- Utiliser les démarches de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour faire évoluer le tableau des emplois théoriques et augmenter le niveau des effectifs rémunérés, tout en favorisant la qualification et la promotion des individus.
Le tableau des emplois théoriques évoluera pour s'adapter aux nouveaux besoins en termes de qualification et de compétence et devra permettre la reconnaissance des nouveaux métiers.
Les capacités de formation initiale seront augmentées, en particulier pour l'accès aux corps d'aide-soignant, d'infirmier et de cadre de santé, avec un objectif de 2590 élèves infirmiers formés chaque année, 750 élèves aides-soignants, 290 élèves cadres de santé.
La promotion professionnelle sera développée avec un objectif cible annuel de 400 élèves infirmiers, de 350 à 550 élèves aides-soignants, et de 200 élèves cadres de santé. D'ici à 2004, 61,83 millions d'euros seront consacrés à la promotion professionnelle des personnels et 2 000 mises à niveau seront assurées chaque année pour mieux préparer les personnels aux concours, examens professionnels ou entrées en écoles.

- Améliorer les conditions de travail et renforcer la prévention des risques professionnels. Dans le cadre de la mise en place effective de la réduction du temps de travail l'organisation du travail et les relations entre les différents acteurs seront redéfinies.
La dynamique interne participative sera favorisée grâce aux contrats locaux d'amélioration des conditions de travail (CLACT) qui ont représenté 12,9 M? en 2001.
Sur la durée du plan stratégique, la totalité des services locaux de médecine du travail sera mise à niveau.

- Améliorer la politique de la petite enfance, afin de favoriser un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Il est prévu d'augmenter la capacité d'accueil dans les crèches de 1 000 places afin d'assurer une place en crèche à chaque agent, et d'habiliter l'ensemble des centres de loisirs sur la durée du plan. Les parents seront impliqués dans les projets éducatifs des crèches et des centres de loisirs.

- Améliorer les conditions de logement et le rapprochement domicile-travail. Le parc locatif sera étendu et rénové. 2 400 agents supplémentaires seront logés d'ici à 2004. L'accession sociale à la propriété sera favorisée.

- Dynamiser la politique sociale au profit des personnels en partenariat avec les collectivités locales.
Organisation d'événements sportifs, accès à la culture et aux médiathèques participeront à la mise en oeuvre d'une nouvelle politique sociale.
Différentes actions seront entreprises pour une meilleure préparation des personnels à la retraite.

RECHERCHE BIOMEDICALE

Les enjeux

L'AP-HP doit conforter et assurer sa place en tant qu'institution et partenaire de recherche dans l'optique d'un continuum entre recherche fondamentale et clinique au service des malades.

Les objectifs et engagements

- Soutenir le développement des recherches biomédicales tout en déconcentrant le rôle de promoteur.
Onze unités de recherche clinique (URCS) seront créées dès 2002.
Les thématiques de recherche identifiée (imagerie, biothérapies, greffes, aide à la décision thérapeutique...) feront l'objet d'un soutien accru, et la gestion des promotions AP-HP sera améliorée en termes de financement et de délai.
Le recrutement des patients dans les recherches biomédicales sera favorisé dès 2003.
Les recherches à financement communautaire, notamment sur les grandes études épidémiologiques et les essais internationaux de stratégie thérapeutique et diagnostique seront développées.

- Dynamiser et intensifier les interactions entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.
Le suivi et le développement des IFR seront assurés dans le cadre d'un renforcement de la politique de création de sites à forte activité de recherche.
Le réseau des 8 CIC (Centres d'Investigations Cliniques) de l'AP-HP sera structuré par thématique.
Les recherches biomédicales collaboratives avec l'ensemble des grands organismes de recherche seront favorisées.

- Développer une logique de partenariat avec les industriels.
Un accord-cadre sera signé entre l'AP-HP et le Syndicat national de l'industrie pharmaceutique, dès 2002.
Des accords-cadres seront également signés avec des industriels pour formaliser des partenariats spécifiques, en termes de financement et de recrutement de volontaires pour les recherches biomédicales.
Un guichet unique sera notamment chargé d'évaluer les coûts et les surcoûts induits par les recherches biomédicales.
Le nombre de ventes à des industriels de données issues de recherches biomédicales promues par l'AP-HP devra augmenter.

- Affirmer le rôle de l'AP-HP en tant que creuset d'innovations.
Le nombre de brevets déposés, de licences d'exploitation négociées au titre des brevets, de licences de savoir-faire et de transfert de technologie, ainsi que de protections diverses (logiciels, marques, modèles), devra augmenter de façon significative.
Un soutien accru sera apporté aux pépinières d'entreprises de technologie innovante créées à l'initiative de praticiens hospitaliers de l'AP-HP, à l'exemple de Cochin/Saint-Vincent-de-Paul/La-Roche-Guyon.

URGENCES

Les enjeux

Il s'agit de faire face à la forte augmentation de l'activité des urgences dans le respect des normes liées aux autorisations, en optimisant notamment l'organisation en amont.


Les objectifs et les engagements

- Moderniser les locaux et le système d'information.
20 opérations de rénovation et reconstruction sont programmées pour un montant de 165,56 millions d'euros. La modernisation du système d'information des services d'urgence, déjà réalisée dès 2001 sur 11 sites, sera achevée en 2003.

- Mettre en place de nouvelles formes de prise en charge en amont des urgences.
Les services d'urgences participeront aux organisations innovantes de prise en charge avec les professionnels de santé de ville et les centres de santé.

- Améliorer l'offre de soins en aval des urgences Des contractualisations internes et externes permettront d'améliorer l'aval des urgences :
- l'utilisation des zones de soins de très courte durée sera optimisée ;
- l'ouverture de 298 lits de soins de suite est en cours, permettant de libérer plus rapidement des lits en court séjour ;
- d'autres solutions doivent également être recherchées pour améliorer l'offre de soins en aval.

- Renforcement des moyens en personnel, mise en place d'actions spécifiques pour faire face à la très forte hausse d'activité.
Les moyens des urgences en personnel médicaux et non médicaux seront renforcés et les gardes en chirurgie et anesthésie seront regroupées. Un effort particulier sera mis en oeuvre pour les urgences pédiatriques.

- Répondre à des besoins spécifiques
Des actions spécifiques seront mises en place pour la prise en charge des urgences pendant la période estivale, ainsi que pour celle des urgences psychiatriques et médico-judiciaires.
Six réseaux de prise en charge dans une filière de soins continue seront mis en place pour les accidents vasculaires cérébraux.

Etat des lieux
Les services d'urgences sont aujourd'hui implantés dans 14 SAU, 3UP, 3 POSU et 12 SMUR.
On dénombre plus de 900 000 passages annuels aux urgences. Ils se sont accrus de plus de 16% entre 1995 et 2000, soit une augmentation de plus de 3% par an.
Les hôpitaux situés en périphérie ont connu une augmentation de fréquentation de plus de 27%, les hôpitaux parisiens de plus de 11%.
Les urgences pédiatriques ont augmenté de plus de 19% et les urgences adultes de plus de 15%.

USAGERS

Les enjeux

Il s'agit de préserver le lien de confiance qui unit les usagers à l'hôpital et aux professionnels qui y travaillent, et de faciliter l'accès aux soins, à la prévention et à l'information.


Les objectifs

L'objectif de ce programme d'action prioritaire est double :
- contribuer à une prise en charge globale de qualité et adaptée aux attentes des usagers, et cela, avant, pendant et après l'hospitalisation ;
- aider l'usager à devenir un acteur de sa santé, grâce à un effort accru de transparence et d'amélioration de l'accueil et de l'information.

Les engagements

Plusieurs engagements permettront de donner corps à ces objectifs :

- Rendre l'offre de soins plus lisible pour l'usager
Cette meilleure connaissance passe par la mise sur pied d'un centre d'appel dédié à l'orientation et à l'information, et par la création d'un magazine de l'usager ouvert sur tous les aspects de santé, de fonctionnement de l'hôpital et sur les droits du malade.
Par ailleurs, la création d'un institut de prévention et d'éducation sanitaire favorisera la prise en compte de cet aspect essentiel de la santé, ainsi que la diffusion du progrès médical.

- Rapprocher usagers et soignants
Une amélioration de l'accueil téléphonique permettra de faciliter la prise des rendez-vous.
La transparence - fondement de la confiance - se traduira par une communication accrue sur les résultats de l'accréditation, le bilan du CLIN (comité de lutte contre les infections nosocomiales), celui des indicateurs, des plaintes des patients ou de leur famille...
L'information sur les traitements et les pathologies sera également renforcée.
Plusieurs actions permettront de développer la concertation et le dialogue avec les usagers : création d'une journée des usagers, relations suivies avec les associations, création d'un médiateur, simplification des démarches administratives et de l'accès au dossier médical (standardisation des documents), dispositif


L'INVESTISSEMENT IMMOBILIER

La réforme de l'investissement s'est faite avec la volonté d'être plus proche des besoins des utilisateurs et de rapprocher la décision du terrain, d'être plus efficace et plus rapide dans les réalisations, de donner à chaque site un cadrage pluriannuel et de fixer des règles homogènes de conduites d'opérations d'investissement.
Elle traduit le souci d'une modernisation accélérée du parc immobilier et d'un accompagnement cohérent du projet médical de l'institution.

Les objectifs

Il est ainsi nécessaire de renforcer le niveau d'exigence en matière d'expression du besoin et de définition des projets, qu'ils soient médicaux, logistiques, informatiques, organisationnels? En d'autres termes l'enjeu est de professionnaliser la maîtrise d'ouvrage. Plusieurs actions y concourent.
Tout projet s'inscrit ainsi désormais dans un schéma directeur spatial et fonctionnel, véritable outil de planification pour la mise en ?uvre de la politique d'investissement.

En outre, le développement du management de projet doit permettre d'aboutir à l'écriture du projet par les utilisateurs selon une méthode homogène, qui garantisse une bonne analyse de l'existant, de l'activité, des flux et des difficultés, et une bonne expression des besoins quantitatifs et qualitatifs ainsi que des objectifs et des performances attendues du projet.

Une fois les besoins précisément définis, de véritables études préalables sont conduites pour vérifier la faisabilité et l'opportunité du projet et préciser les objectifs en matière de service rendu, de coût et de délai. Ces études seront conduites avec l'appui de programmistes extérieurs.


En termes sectoriels, les urgences (132,05 M?), les maternités et la périnatalogie (157,75 M?), ainsi que les restructurations lourdes (173,18 M?) font l'objet de priorités.


L'INVESTISSEMENT EN EQUIPEMENTS


La politique d'investissements mobiliers se définit selon quatre axes majeurs afin de donner aux établissements les moyens d'une offre technique performante, adaptée à leurs activités de soins, efficiente en termes d'organisation et de partenariats inter-établissements, et intégrant les innovations technologiques évaluées.


Les objectifs

Réduire le taux de vétusté par un renouvellement des équipements médicaux et logistiques, et améliorer les conditions de travail.
A cet effet des plans de base pluriannuels des hôpitaux ont été réévalués pour la période 2001-2004, de 30,6% pour faciliter la programmation du remplacement des équipements obsolètes. Leurs effets commencent déjà à se faire sentir : en 1999, la vétusté du parc de l'AP-HP était estimée à 70% ; en 2001, l'estimation reposant sur les 2/3 du parc connu est de 61%.

Accompagner les restructurations prévues au plan stratégique par des dotations complémentaires en équipements, à la suite des opérations de travaux ou de transfert d'activité d'hôpital à hôpital.

Accompagner le financement des équipements lourds par des règles claires
permettant aux établissements de lisser leur effort sur leur plan de base, en fonction des autorisations et de leur mise en ?uvre :
- tout renouvellement bénéficie d'une dotation à hauteur de 30% du montant de l'équipement.
- toute acquisition nouvelle bénéficie d'une dotation de 50% du montant de celui-ci.
Sont concernés les IRM, scanographes, équipements de médecine nucléaire, de radiothérapie, de lithotritie et les angiographies numérisées.
Le parc des équipements lourds sera renforcé avec, en particulier le dépôt de demandes pour 13 IRM, 3 à 4 scanographes et 5 caméras à positons. Ces demandes s'ajouteront aux équipements accordés en 2001 (dont notamment 3 IRM et 2 scanners).

Accompagner les innovations technologiques
Le principe de ces dotations complémentaires, à lancer en 2002 par un appel à projet, consistera à aider au financement des équipements dont le caractère innovant et l'intérêt sont avérés, mais dont les coûts nécessitent une réflexion sur leur utilisation en commun, notamment.




L'INVESTISSEMENT EN INFORMATIQUE


Si jusqu'à présent les systèmes de l'AP-HP, désignés sous le nom de SIAP, ont uniquement ciblé les aspects propres à la gestion (paie du personnel, facturation, comptabilité?), il s'agit maintenant de cibler en priorité les projets du c?ur de métier, centrés sur les soins au patient ( définition des soins, prescriptions, résultats d'examen, conservation informatisée du dossier médical?).

Trois orientations stratégiques vont ainsi guider le travail et les investissements à venir.
- placer la gestion du dossier du patient au centre du système d'information.
- faire évoluer les applications administratives en les faisant migrer à la périphérie des systèmes.
- sécuriser le système d'information de l'AP-HP pour l'ouvrir à son environnement.

Placer la gestion du dossier patient au c?ur du système d'information
Le système informatique futur de l'AP-HP doit comporter toutes les composantes d'un système d'information moderne intégrant la production de soins, la prise de rendez-vous, l'échange banalisé de résultats d'examens, de compte rendus et d'images, le pilotage, le partage des connaissances, et l'ouverture vers la ville.
Ses composants doivent être multi-établissements afin de répondre à la logique de constitution des groupes hospitaliers aux frontières évolutives et de partage de ressources (comme le partage de plateaux techniques).
Cette évolution va se faire de façon progressive en capitalisant sur les grands projets en cours (l'Hôpital Européen Georges Pompidou, Bretonneau) ou sur les regroupements transverses par grandes fonctions d'hôpitaux ou de moyens techniques.

Concrètement, le Domaine de la gestion du patient se traduira par :
. la diffusion des examens des patients vers les services cliniques (dans le cadre d'un serveur de demandes et de résultats d'examens),
. la gestion de l'identification des patients de manière unique et commune à tous les établissements,
. l'informatisation des données du dossier patient.

Faire évoluer les applications de gestion vers la périphérie du système d'information
Cette évolution participe du recentrage du système d'information sur le soin au patient ? autour d'applications créatrices de données ?, les applications à vocation plus administratives (facturation, tarification?) exploitant alors, en aval, les données ainsi créées.

Sécuriser le système d'information de l'AP-HP pour l'ouvrir à son environnement
La possibilité d'une ouverture des systèmes d'information de santé vers le public et les patients eux-mêmes, le « e-santé », sera recherchée, en respectant naturellement les critères légaux, sécuritaires, et déontologiques appropriés.
Les contacts entre un patient et le système de L'AP-HP devront, en effet, pouvoir s'effectuer grâce à Internet, avant toute hospitalisation (accès à des informations sur la maladie, prise de rendez-vous?), après son retour au domicile (réception de compte-rendus ou de résultats, contacts suivi?).
L'AP-HP favorisera l'émergence de réseaux ville-hôpital et de partage de connaissances en s'appuyant sur les technologies Internet/Intranet et sur la mise en ?uvre de réseaux de télémédecine.

Ces avancées doivent permettre à l'AP-HP en tant que CHU et que CHR de se positionner dans les réseaux de soins régionaux et de jouer à ce titre son double rôle de proximité ainsi que de pôle lourd et de centre de référence.

La succès de ces orientations s'appuiera sur une mise à niveau de l'infrastructure informatique (réseaux, postes de travail, serveurs et supports utilisateurs) et des procédures (clarification des rôles, conditions de réalisation des projets, introduction d'une culture des systèmes d'information).

AP-HP - Présentation générale

Etablissement public de santé relevant de la ville de Paris, l'AP-HP constitue le centre hospitalier régional et universitaire de la région Ile-de-France et regroupe :
- 39 hôpitaux ou groupes d'hôpitaux dont 17 à Paris, 18 en petite et grande couronne, 4 en province et l'hospitalisation à domicile
- 24 977 lits et 1 246 places de jour, dans 750 services médicaux et médico-techniques,
- 5 services généraux : Agence Générale des Equipements et Produits de Santé (AGEPS); Achats centraux hôteliers et alimentaire ; Service central des blanchisseries ; Sécurité, maintenance et services ; Service central des ambulances.
- 90 658 personnes exerçant plus de 150 métiers au service de la santé,
- 4 SAMU de la région Ile-de-France (75 ? 92 ? 93 ? 94).

L'Activité 2000

En 2000, l'AP-HP a enregistré les résultats suivants :
- 14 600 malades traités annuellement en hospitalisation à domicile ;
- 4,673 millions de consultations ;
- 1 003 700 admissions pour une durée de séjour de 7,3 jours ;
- 401 525 patients hospitalisés en court séjour ;
- 2 117 600 actes médicaux ;
- 920 000 passages réalisés par 14 SAU, 3 UP et 3 POSU (1 urgence toutes les 34 secondes) ;
- 32 621 naissances ;
- 845 greffes.

1 urgence toutes les 34 secondes
- 14 services d'accueil des urgences (SAU)
- 3 unités de proximité d'accueil et de traitement des urgences (UP)
- 3 pôles spécialisés d'accueil et de traitement des urgences (POSU)
- 918 634 passages
- 24 683 transferts
- 144 053 admis
- 14,35% des admissions directes

L'activité logistique
- 85 000 repas servis par jour
- 20 305 tonnes de linge blanchi par an
- 3 500 000 m2 de bâtiments à entretenir

Répartition des lits et places de jour au 31/12/2000

Médecine 8 584
Chirurgie 4 540
Obstétrique 1 144
Total MCO 14 268
Disciplines non MCO 1 041
Total aigus 15 309
Place de jour 1 246
SSR 4 178
SLD 5 490




Missions hospitalo-universitaires et activités internationales

- L'enseignement et la recherche
CHU de la région Ile-de-France, l'AP-HP Elle est liée à :
11 UFR de médecine, 2 UFR d'odontologie et 2 UFR de pharmacie ;
20 laboratoires CNRS, 100 unités INSERM, 1 unité CEA ;
1 centre de recherche en imagerie avec l'INRA (CR2i) ;
8 centres d'investigation clinique (CIC) ;
12 instituts fédératifs de recherche (IFR) ;
2000 articles originaux en anglais ont été publiés en 2000.

- Les activités internationales
144 missions internationales dans 27 pays étrangers,
1432 stagiaires médicaux et paramédicaux accueillis.
L'AP-HP est le seul centre collaborateur de l'OMS pour les hôpitaux en France. Elle participe aux programmes européens (LEONARDO, PERISTAT, AMON, JUST, ESPRIT, NNIPPS, réseau européen « Hôpital sans tabac ») et ceux de la Banque mondiale (Albanie, Bulgarie).




Budget et personnel

- Budget 2002

Exploitation 4.902M
Investissements : 320M
dont immobiliers 175M
dont équipements 99M
dont informatique 46M

- Effectifs

71 862 agents correspondant à 69 384 emplois équivalents temps plein. Ratio nombre agents/lits : 2,49.
5 576 praticiens médicaux et 6 942 attachés correspondant à 6 261 emplois équivalents temps plein. 2 372 internes et résidents ; 3 906 étudiants.Soit un total de 90 658 personnes.

Effectifs de l'AP-HP, par catégorie, au 31/12/2000
Catégorie Nombre
Personnel non médical :
- Soignants 50 903
- Socio-éducatifs 979
- Médico-technique 5 275
- Technique et ouvriers 5 567
- Administratifs 9 138
Sous total personnel non médical 71 862
Personnel médical 90 658


Catégorie : Stratégie - Restructuration, Assistance Publique - Hôpitaux de Paris

Pour plus d’information : Assistance Publique - Hôpitaux de Paris


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Mis à jour le :  29-09-2020