Alcool, drogues, vidéo … et suicide, Un réseau contre le mal-être

Mercredi 6 février 2008 à l'occasion la 12 journée nationale de prévention du suicide, le CHU, acteur du réseau de prévention du suicide d'Indre-et-Loire, co-organise une après-midi d'information et de débats sur le thème "Alcool, drogues, vidéo ... et suicide".

Mercredi 6 février 2008 à l’occasion la 12 journée nationale de prévention du suicide, le CHU, acteur du réseau de prévention du suicide d’Indre-et-Loire, co-organise une après-midi d’information et de débats sur le thème « Alcool, drogues, vidéo … et suicide ».

En France, depuis le début des années 80, les décès par suicide (12 000 par an en 1993-1995) sont plus nombreux que les décès par accidents de la circulation. Si le taux de mortalité par suicide tend à diminuer, les experts reconnaissent que ce nombre est probablement sous estimé du fait du défaut de déclaration par les instituts médico-légaux ou de l’existence de “suicide cachés” inscrits sous les rubriques “causes inconnues ou non déclarées”. Cette sous-estimation serait de l’ordre de 20 %. Quant à la région Centre, elle enregistre un triste score : Une surmortalité par rapport à la France, de 25 % chez les hommes et de 20 % chez les femmes. Les 2/3 des décès par suicide surviennent chez des personnes de moins de 65 ans. Les suicides représentent 15 % des années potentielles de vie perdues avant 65 ans, chez les hommes, et 10 % chez les femmes. Le nombre de suicides dans la tranche d’âge 18/25 ans augmente.

Pour enrayer ce phénomène, le réseau de prévention du suicide d’Indre-et-Loire a été fondé en 1998. A son actif la création de commissions spécialisées : “Urgence”, “Jeunes”, “Personnes âgées”, « Adultes », la constitution d’un fonds régional de documentation sur le suicide, des conférences-débats sur la détresse, l’exclusion, les conduites à risque, la prévention du suicide…. Outre les actions de sensibilisation, le réseau s’attache à coordonner les intervenants : pas moins de 15 institutions dont la ville de Tours, 7 établissements de soins et 22 associations dont SOS amitié, instigatrice de ce regroupement d’énergies positives. Le Réseau a également élaboré un annuaire répertoriant tous les acteurs, constitué des groupes de paroles. Son site web est en cours de création.

Programmes du 6 février 2008

14 h à 16 h – Représentation théâtrale interactive Un si bel automne – par le Théâtre du Chaos (Compagnie Sara Veyron) sur le thème des personnes âgées
Salle polyvalente du Quartier des Fontaines – Espace Jacques Villeret. A l’issue de la représentation un goûter sera offert par la Ville de Tours – Réservation auprès du secrétariat du réseau : 02 34 38 94 85

20 h à 22 h 30 – Conférence – débat Addictions et suicide
Mme Françoise FACY, Directeur de Recherche à l’INSERM, épidémiologiste – Substances psychoactives et prise de risques
Mme Elisabeth ROSSE, Psychologue au Centre Médical Marmottan, Paris 17
Cette soirée sera animée par le Dr Daniel BOISSAYE, Président de SOS-Amitié-France.
Salle Thélème, Université François Rabelais
Visite de stands des associations et du réseau V.I.E.S. 37

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.