Amiens, relabellisé pour le traitement des infections ostéo-articulaires complexes

La Direction générale de l'Offre de Soins (DGOS) a renouvelé, le 1er juillet 2017 et pour 5 ans, la labellisation du CHU Amiens-Picardie pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes. A savoir: le traitement d’infections qui touchent un os, une articulation ou une prothèse articulaire.
La Direction générale de l’Offre de Soins (DGOS) a renouvelé, le 1er juillet 2017 et pour 5 ans, la labellisation du CHU Amiens-Picardie pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes. A savoir: le traitement d’infections qui touchent un os, une articulation ou une prothèse articulaire.
La «complexité»caractérise une infection qui a récidivé ou qui évolue mal sous traitement. Cependant, dans certains cas l’infection s’avère tout de suite complexe. Les patients touchés peuvent présenter des infections potentiellement graves et susceptibles de mettre en jeu leur pronostic fonctionnel (impossibilité de reprendre une marche et une autonomie correcte) et vital.
Centre de référence depuis 2008

Si la création des centres de références en infections ostéo-articulaires complexes (CRIOAC) date de 2008, une filière de soins et un suivi spécifique sont développés depuis les années 90 au CHU Amiens-Picardie.
Dans cette même ligne d’excellence, le CHU Amiens-Picardie figure parmi les 4 centres de référence labellisés en région Hauts de France et Normandie (CHRU de Lille-Tourcoing, CHU de Rouen, CHU de Caen).
Les meilleures conditions pour le patient
Cette labellisation a été acquise au regard des bonnes conditions de prise en charge proposées par l’établissement. A commencer par l’expertise de son service de chirurgie orthopédique et traumatologique et le regroupement des compétences sur un seul site (chirurgiens, médecin infectiologue, microbiologistes, anesthésistes, réanimateurs, radiologues, psychologues) qui favorise la recherche de la meilleure solution pour le patient.
Une prise en charge optimisée
Autres atouts relevés : un fonctionnement 24/24 par le service d’accueil des urgences avec l’avis d’un sénior de chirurgie orthopédique sur place, un plateau technique complet (bloc opératoire disponible 24 /24 avec personnel paramédical spécifique, plateau d’imagerie, service de microbiologie, service de réanimation), la mise en place d’une mesure spécifique de la satisfaction des patients atteints IOA et des personnels médicaux et soignants régulièrement formés et expérimentés.
Une équipe experte reconnue
Au CHU Amiens-Picardie, plus de 200 personnes sont hospitalisées chaque année  pour des infections ostéo-articulaires dont 70% présentent des caractéristiques jugées complexes. © CHU Amiens-Picardie
L’équipe est composée des Docteurs Benoit Brunschweiler, chirurgien orthopédique, Cédric Joseph, médecin infectiologue et Florence Rousseau, microbiologiste. Ils travaillent sous la responsabilité de leurs chefs de service respectifs : les Professeurs Patrice Mertl en orthopédie, Jean-Luc Schmit, en infectiologie et Séverine Castelain en bactériologie.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.