Appel à projets « Stic » 2011 : deux protocoles retenus à Nantes

Deux protocoles concernant de nouvelles techniques chirurgicales au CHU de Nantes bénéficieront d’un soutien aux techniques innovantes coûteuses (Stic).

Deux protocoles concernant de nouvelles techniques chirurgicales au CHU de Nantes bénéficieront d’un soutien aux techniques innovantes coûteuses (Stic).
Depuis 2000, les appels à projets Stic (soutien aux techniques innovantes coûteuses) portés par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) – et l’Institut national du cancer (INCa) pour les Stic cancer – financent les études de techniques ou produits de santé innovants. Une évaluation médico-économique est systématiquement réalisée dans le cadre de ces projets pour mesurer le bénéfice médical de l’innovation en regard de l’impact financier. Dans le cadre de l’appel à projet 2011, deux protocoles sur les six retenus sont coordonnés par le CHU de Nantes.

Le premier dossier, coordonné par le Pr Olivier Malard (ORL), le Pr Franck Duteille (chirurgie plastique) et le Dr Éric Darnis (gynécologie), porte sur l’évaluation du protocole S2Cara, permettant une fermeture automatisée des plans sous-cutanés à l’aide d’une pince « agrafeuse » dont le bras de compression assure successivement le rapprochement, le positionnement et l’affrontement régulier des berges sous-cutanées. Ces berges sont ensuite maintenues à l’aide d’agrafes résorbables. Cette technique réduit de façon très significative le temps de fermeture de la voie d’abord opératoire, réduit le risque d’accidents d’exposition au sang, pour le personnel de bloc et se traduit pour le patient par une amélioration de la qualité de la suture.

Le second projet, coordonné par le Pr Eric Mirallié (chirurgie endocrinienne), consiste en l’évaluation de ciseaux coagulateurs à ultrasons comparés aux techniques habituelles d’hémostase dans la chirurgie thyroïdienne par cervicotomie. Les ciseaux à ultrasons coagulent et coupent les vaisseaux en utilisant des températures plus basses que celles utilisées par le courant électrique. Les bénéfices attendus sont une réduction de la morbidité parathyroïdienne, récurrentielle (atteinte du nerf récurrent) et hémorragique, une baisse de la durée d’intervention et de l’hypothermie peropératoire ainsi qu’une réduction la douleur postopératoire.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.