AVC : le 15 change la donne – étude à l’appui

Une étude menée par les professionnels de neurologie et d’urgence du CHRU de Lille vient pour la 1ère fois de démontrer que la régulation par le Centre 15 et le contact entre le régulateur et le neurologue peuvent réduire le délai de prise en charge des patients thrombolysés pour AVC de 42 minutes ! Un gain de temps précieux quand le compte à rebours a commencé pour cette urgence vitale.

Une étude menée par les professionnels de neurologie et d’urgence du CHRU de Lille vient pour la 1ère fois de démontrer que la régulation par le Centre 15 et le contact entre le régulateur et le neurologue peuvent réduire le délai de prise en charge des patients thrombolysés pour AVC de 42 minutes !  Un gain de temps précieux quand le compte à rebours a commencé pour cette urgence vitale.
Publié dans le Journal of Neurology, ce travail démontre qu’appeler le 15 en cas de symptômes d’un AVC, réduit significativement les délais de prise en charge intra-hospitalière, et que l’effet est encore plus important quand le médecin régulateur a un contact direct avec le neurologue, avant l’admission.

Un enjeu de taille au CHRU de Lille qui veut offrir les meilleures chances de guérison aux patients. En effet, en cas d’AVC, chaque seconde compte quand le  traitement  par thrombolyse doit être administré dans les meilleurs délais et au plus tard 4h30 suivant les premiers symptômes.
L’étude publiée dans le Journal of Neurology a été conduite par les médecins spécialistes de l’urgence et de la neurologie vasculaire (Dr Casolla, Dr Bodenant, Dr Girot, Pr Cordonnier, Pr Wiel, Pr Leys et Dr Goldstein). Ils ont comparé les délais de prise en charge intrahospitalière de 302 patients répartis en trois groupes :
– groupe  régulé par le Centre 15 mais sans contact entre le régulateur et un neurologue
– groupe régulé par le Centre 15 avec un contact direct entre le régulateur et un neurologue
– groupe non régulé par le Centre 15

Résultat, le délai de prise en charge intra-hospitalière pour les patients pour lesquels un contact a été établi entre le régulateur du Centre 15 et le neurologue étaient réduits de 42 minutes en moyenne par rapport aux patients non régulés et de 15 minutes par rapport aux patients régulés sans contact avec le neurologue.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’obésité

Elle concerne 17% des adultes en France, a des origines multiples et peut entraîner de nombreuses complications – cardiovasculaires, hépatiques, rénales, respiratoires, dermatologiques, cancers, diabète – : cette maladie, c’est l’obésité. Alors que la journée mondiale le l’obésité a eu lieu le le 4 mars, la rédaction a souhaité lui consacrer un dossier.

CHU de la Réunion, se préparer au cyclone

Au cours de la nuit du 20 au 21 février dernier, l’île de la Réunion a évité le choc qu’aurait pu causer le cyclone baptisé Freddy, finalement passé à environ 190 km de ses côtes. Face à l’alerte orange, le CHU de la Réunion a lancé son plan cyclone pour anticiper les conséquences d’une potentielle catastrophe. Retour sur les mesures mises en place.

MARADJA, une décennie à accompagner les jeunes atteints de cancers

En France, environ neuf cent adolescents (15-18 ans) et mille quatre cent jeunes adultes (18-25 ans) sont touchés chaque année par le cancer. Au CHU de Bordeaux, un lieu particulier leur est destiné, MARADJA (Maison Aquitaine Ressources pour Adolescents et Jeunes Adultes), qui fête ses dix ans. Nous y avons rencontré Lucile Auguin, traitée à vingt-trois ans pour une leucémie aiguë.

Lactarium Raymond Fourcade, la page se tourne à Bordeaux

Le 5 décembre dernier, sur le site de l’hôpital Haut-Lévêque (Pessac), était posée la première pierre du futur Lactarium Raymond Fourcade. Le projet qui sera livré l’an prochain, 1200 m2 de bâti neuf doté d’équipements dernier cri, doit venir “conforter la place du CHU de Bordeaux comme le plus important lactarium au niveau national” ; et prendre le relais de l’actuel site de production basé à Marmande (Lot-et-Garonne), en fonctionnement depuis près d’un demi-siècle et que le CHU avait acquis en 2012.