Bébé du double espoir : 1ère naissance en France à l’Hôpital Antoine Béclère

Grâce au diagnostic génétique pré-implantatoire, une famille dont les deux premiers enfants sont atteints d'une maladie génétique grave et invalidante (beta-thalassémie, a donné naissance à un enfant sain au groupe tissulaire compatible (HLA). Son sang de cordon a été conservé afin d'être greffé dans un proche avenir à l'un des aînés malade.

Grâce au diagnostic génétique pré-implantatoire, une famille dont les deux premiers enfants sont atteints d’une maladie génétique grave et invalidante (beta-thalassémie, a donné naissance à un enfant sain au groupe tissulaire compatible (HLA). Son sang de cordon a été conservé afin d’être greffé dans un proche avenir à l’un des aînés malade.

Le petit Umut-Talha qui signifie en turc « notre espoir » est né le 26 janvier 2011 à l’hôpital Antoine Béclère (AP-HP). Il pèse 3 650g et est aujourd’hui en très bonne santé.

La loi de bioéthique de 2004 et le décret 2006 autorisent cette pratique après accord de l’Agence de Biomédecine. Sept transferts après diagnostic pré-implantatoire (DPI) et recherche du groupe antigènes des leucocytes humains (HLA) ont eu lieu dans le cadre de la collaboration Béclère-Necker. Ces transferts ont abouti à 3 grossesses et à cette première naissance HLA compatible.

Cette naissance est le fruit de la collaboration des équipes médicales et biologiques de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris : celles de l’hôpital Necker (Pr A. Munnich, et Dr J. Stephann, Dr N. Gigarel, Dr Ph. Burlet, Dr J.P. Bonnefond et Pr M. Vekemans) et celles de l’hôpital Antoine Béclère (Dr N. Achour-Frydman, Dr L. Hesters, Dr F. Lamazou, Mme V. Kerbrat et Pr R. Fanchin), au sein des Universités Paris Descartes (Paris V) et Paris Sud (Paris XI).

En France 2 autres centres sont autorisés à pratiquer des diagnostics pré-implantatoires : le CHU de Montpellier et le CHU de Strasbourg mais Antoine Béclère-Necker enfants malades est le seul à prendre en charge cette situation.

Le Diagnostic pre-implantatoire*, DPI, consiste à rechercher certaines anomalies génétiques sur des embryons obtenus par fécondation in vitro (FIV). Les embryons non porteurs de l’anomalie sont transférés dans l’utérus et les embryons atteints sont détruits.
Le DPI se présente comme une alternative au diagnostic anténatal et s’adresse aux couples à risques génétiques, soit que l’un des membres du couple ou les deux, ait une anomalie génétique connue dans la famille, soit qu’un premier, voire un deuxième enfant, ait révélé l’existence d’une transmission génétique d’une maladie
____
*Source www.genetique.org

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.