Nancy, 1er établissement de santé français à s’équiper de la solution GUARDIAN

Le CHRU Nancy est le premier établissement de santé français à s'équiper d'une suite complète d’outils intelligents de surveillance permettant une détection précoce des signes de détérioration de patients hospitalisés en unités de soins conventionnels.
Le CHRU Nancy est le premier établissement de santé français à s’équiper d’une suite complète d’outils intelligents de surveillance permettant une détection précoce des signes de détérioration de patients hospitalisés en unités de soins conventionnels.
Présentée lors de la Paris Healthcare Week fin mai 2019, cette solution constitue le premier projet du partenariat en intelligence artificielle signé en novembre 2018 entre le CHRU et Philips. Elle devrait être déployée cet été au sein l’Unité de post-urgences polyvalente (UPUP)
« Le CHRU poursuit sa dynamique en intelligence artificielle, engagée en novembre 2018, il consolide ainsi un partenariat fort avec Philips qui est un des grands acteurs de la santé, avec un premier projet innovant», s’est félicité Bernard Dupont, directeur général du CHRU de Nancy. «Ce partenariat s’inscrit dans la durée avec de nombreux projets d’innovation à venir, mais aussi dans la continuité d’une collaboration de plusieurs années entre Phillips et le CHRU de Nancy dans les domaines du monitorage et de l’imagerie notamment », a souligné de son côté David Corcos, président de Philips France. 

Mieux anticiper les signes de détérioration

Après une intervention, ou lors d’un séjour en unité conventionnelle, certains patients sont à risque de complications. Des signes d’instabilité clinique sont visibles et mesurables avant la dégradation de l’état de santé du patient. Ceux-ci apparaissent souvent six à huit heures avant un événement. 

Pour une adaptation précoce du traitement

Il est évident que tout retard au diagnostic est associé à une sur-morbidité, à un allongement des durées de séjour voire à une augmentation de la mortalité. Il est considéré qu’environ 40% des morts subites à l’hôpital surviennent dans ces unités de soins conventionnelles. Outre le soin, les exigences de qualité et la pression financière nécessitent, elles aussi, une adaptation précoce du traitement en cas de dégradation de l’état du patient. Le mise en place d’outils de surveillance prédictive dans ces secteurs d’hospitalisation est extrêmement importante pour mieux anticiper et gérer les signes de détériorations du patient.

Un système personnalisable de surveillance des patients

Avec la solution IntelliVue Guardian, Philips propose un système personnalisable de surveillance des patients afin d’aider les professionnels de santé à identifier les patients à risque au bon moment et favoriser une intervention rapide. Cette solution globale est constituée de plusieurs éléments : une suite de logiciels dont l’algorithme prédictif anticipe au maximum les événements critiques des patients, des objets connectés pour faciliter la surveillance des signes vitaux, des scores d’alertes et un système de notification qui avertissent les professionnels de santé le plus précocement possible.

Le patient au bon endroit au bon moment

L’approche d’IntelliVue Guardian réside dans une efficacité organisationnelle pour optimiser le parcours patient: le patient au bon endroit, au bon moment. Les bénéfices de la solution sont multiples tant pour les patients que les professionnels de santé de l’établissement. 

–  Anticipation et amélioration de la rapidité d’intervention – suite à l’exploitation de nouveaux signaux les réanimateurs interviennent plus vite auprès du patient donc les chances de survie sont augmentées
– Rationalisation des processus et protocoles d’urgence, et réduction des erreurs donc sécurité des soins améliorée
– Simplification de la communication
– Harmonisation des soins
– Adaptabilité totale aux besoins de l’unité, hautement configurable : chaque médecin configurera en fonction de la pathologie de chaque patient les paramètres de suivi.
A compter de cet été, le CHRU de Nancy va déployer la solution Guardian dans un premier service pilote: l’Unité de post-urgences polyvalente (UPUP). Le service compte actuellement 39 lits et accueille des patients en provenance des urgences avant leur transfert vers un service de spécialité, un SSR ou le domicile.

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