Biosimilaires : 13M€ d’économies générées par une mise en concurrence

Une mise en concurrence entre biosimilaires équivalents à l'infliximab fait économiser 13M€ sur un an à l'AP-HP tout en apportant les mêmes garanties de qualité et de sécurité - Explications...
Une mise en concurrence entre biosimilaires équivalents à l’infliximab fait économiser 13M€ sur un an à l’AP-HP tout en apportant les mêmes garanties de qualité et de sécurité – Explications…
Suite au premier appel d’offres relatif à la fourniture d’infliximab réalisé en 2015, l’Agence Générale des Equipements et Produits de Santé (AGEPS) de l’AP-HP a lancé un second appel d’offres pour la fourniture de ce médicament qui a conduit à l’attribution du marché au laboratoire BIOGEN France avec la spécialité FLIXABI®
Infliximab est un médicament réservé à l’hôpital, utilisé dans le traitement des maladies inflammatoires du tube digestif comme par exemple la maladie de Crohn, en rhumatologie contre la polyarthrite rhumatoïde, ou en dermatologie contre le psoriasis.
Cette procédure d’achat intègre les évolutions apportées par l’article 96 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2017, qui introduit l’interchangeabilité des médicaments biologiques, sans distinction entre patients jamais et patients déjà traités, ainsi que la prise de position de la Commission du Médicaments et des Dispositifs Médicaux Stériles (COMEDIMS) de l’AP-HP sur l’équivalence thérapeutique entre l’infliximab princeps (Remicade ®) et ses biosimilaires  (Inflectra®, Remsima® et Flixabi®).
Cette mise en concurrence de l’infliximab a été réalisée en concertation  avec la COMEDIMS centrale et ses experts médecins et pharmaciens de l’AP-HP et les collégiales de spécialistes, afin de faire émerger les consensus médicaux nécessaires. Comme pour toutes les mises en concurrence réalisées par l’AGEPS, il convient de rappeler, qu’outre l’amélioration de la performance économique des dépenses de médicaments, la qualité et la sécurité d’utilisation  des médicaments sont les priorités constantes de l’AP-HP et constituent des critères déterminants dans l’appréciation des offres.
La première mise en concurrence réalisée en 2015 avait permis d’obtenir une baisse de prix de 45% pour le biosimilaire.
Cette seconde mise en concurrence permet d’obtenir une nouvelle baisse de prix très importante, d’environ 52% entre le biosimilaire retenu, Flixabi®, et le précédent biosimilaire en marché, Inflectra®.
Si 90% des consommations de l’AP-HP en infliximab sont réalisées avec Flixabi® (objectif de l’appel d’offres), une économie minimale estimée à 13 M€ en année pleine pourrait ainsi être dégagée pour l’AP-HP. Ce nouveau marché débutera le 1er septembre 2017. 

Par ailleurs, pour les patients présentant des situations cliniques jugées spécifiques par le prescripteur, des marchés complémentaires seront établis prochainement pour assurer l’approvisionnement des autres spécialités d’infliximab.
Suite à l’arrivée prochaine d’autres médicaments biosimilaires, notamment le rituximab (princeps : Mabthera®), l’AGEPS continuera de mettre en œuvre des procédures de mises en concurrence à chaque fois qu’un consensus médical le permettra, afin de dégager des moyens pour les investir au service des patients et aider au financement des dépenses générées par l’arrivée sur le marché de thérapeutiques nouvelles particulièrement coûteuses.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Lyon, l’IA prédit désormais des résultats d’essais cliniques

Le 11 septembre dernier, le groupe pharmaceutique AstraZeneca a publié les résultats d’un essai clinique sur un traitement pour soigner le cancer du poumon. Jusqu’ici, tout paraît à peu près normal. Ce qui l’est moins : trois jours avant cette publication, une intelligence artificielle a permis de prédire avec justesse les résultats de ce même essai. Une grande première au niveau mondial.

AVC : COURSE CONTRE LA MONTRE AU CHU DE MONTPELLIER

Les conséquences d’un Accident Cardiovasculaire (AVC) peuvent être lourdes, voire fatales. Première cause de dépendance et troisième cause de mortalité en France, cette pathologie due à une mauvaise irrigation du cerveau fait de plus en plus de victimes. Face à cette réalité alarmante, le CHU de Montpellier a annoncé fin août la mise en place d’un nouveau plateau technique offrant aux patients un parcours de soins optimisé. Et de promettre désormais une “prise en charge en neuf minutes”.

Hépatite C : à Strasbourg, Frédéric Chaffraix dirige le service qui l’a soigné

C’est tout près de l’hôpital Civil (Hôpitaux Universitaires de Strasbourg) que nous avons croisé la route de Frédéric Chaffraix, Responsable du Service Expert de Lutte contre les Hépatites Virales en Alsace (SELHVA). Ce service, l’homme de 42 ans le connaît bien. Car avant d’en prendre la tête – lui qui n’est pas médecin -, Frédéric l’a côtoyé en tant que patient, après avoir vécu vingt-trois ans, et sans le savoir, avec le virus de l’hépatite C. Rencontre.

Dossier : la maladie de Lyme

Dans ce dossier, nous abordons la piqure de tique et la transmission de la bactérie Borrelia, à l’origine de la très médiatisée maladie de Lyme. L’occasion, sur la base de travaux et d’études scientifiques, de démêler le vrai du faux à l’heure où les controverses et fausses informations pullulent sur internet.