BPCO : Nice, centre d’essai pour une étude internationale

Le CHU de Nice a été sélectionné comme centre d’essai pour une étude internationale "AIRFLOW 3" portant sur un traitement innovant d'une maladie respiratoire, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO). Cette étude clinique multicentrique vise à apprécier l'efficacité de la technique de dénervation pulmonaire ciblée sur la fréquence des exacerbations. L'évaluation portera aussi sur l’amélioration de l’état physique et psychologique des personnes. Conduite par la société américaine Nuvaira (Minneapolis, USA), l'étude prévoit la constitution d'une cohorte de 400 patients dans 40 centres dont 25 aux États-Unis, 2 au Canada et 13 en Europe (8 en France). L'inclusion du premier patient niçois a eu lieu ce 16 octobre 2019.

Le CHU de Nice a été sélectionné comme centre d’essai pour une étude internationale "AIRFLOW 3" portant sur un traitement innovant d’une maladie respiratoire, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO). Cette étude clinique multicentrique vise à apprécier l’efficacité de la technique de dénervation pulmonaire ciblée sur la fréquence des exacerbations. L’évaluation portera aussi sur l’amélioration de l’état physique et psychologique des personnes. Conduite par la société américaine Nuvaira (Minneapolis, USA), l’étude prévoit la constitution d’une cohorte de 400 patients dans 40 centres dont 25 aux États-Unis, 2 au Canada et 13 en Europe (8 en France). L’inclusion du premier patient niçois a eu lieu ce 16 octobre 2019.
La BPCO, qu’est-ce que c’est ?
La BPCO, ou Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive, se caractérise par une obstruction chronique des voies aériennes causée principalement par le tabac. Cette maladie respiratoire chronique concerne près de 3 millions de personnes en France, soit 7% de la population adulte française et représente la 5ème cause de mortalité au monde. Elle se manifeste par un essoufflement progressif, notamment à l’effort. Sa principale complication est la bronchite aiguë encore appelée exacerbation qui se traduit par un souffle plus court que d’habitude, une toux, un encombrement des bronches et parfois des crachats.
Quand elle est sévère, l’exacerbation peut conduire à une hospitalisation en urgence. Jusqu’à présent, les traitements existants ne soulageaient pas entièrement les personnes atteintes de BPCO. Mais depuis peu un nouveau procédé aux résultats encourageants est apparu : la dénervation pulmonaire ciblée dont le but est de diminuer la fréquence des exacerbations.

AIRFLOW-3 : une technique de dénervation pulmonaire dans la BPCO

La dénervation ciblée du poumon permet de “désactiver” les nerfs de la partie centrale des deux poumons par radiofréquence. C’est une intervention non chirurgicale pratiquée en une seule procédure appelée bronchoscopie, sous anesthésie générale.
Qui peut participer à l’étude AIRFLOW-3 ? 
Cette étude s’adresse aux patients âgés de 40 à 75 ans, atteints de BPCO qui ont des exacerbations fréquentes, qui prennent un traitement de fond, qui ne fument plus et qui acceptent d’être suivis pendant 5 ans.
Un financement ministériel
En France AIRFLOW-3 est financée par le « Forfait Innovation » ; un dispositif créé en 2009 par le Ministère de la Santé qui permet de prendre en charge de manière dérogatoire une innovation à fort potentiel pour laquelle le recueil des données cliniques facilitera la prise en charge des patients. La dénervation pulmonaire ciblée est la première étude pour laquelle le service pneumologie du CHU de Nice a reçu le financement via le Forfait Innovation.
Le financement couvrira non seulement une partie des frais liés à la recherche, mais aussi et surtout le traitement des patients jusqu’au remboursement de la technique par l’assurance maladie.
  

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.