Brest au meilleur de sa qualité

Certifié niveau 1, c'est-à-dire au plus haut degré de qualité du barème de la Haute Autorité en Santé, le CHU de Brest se félicite du rapport élogieux des experts : qualité excellente du service médical rendu, aucune réserve, deux actions exemplaires mises en avant et seulement quatre recommandations.

Certifié niveau 1, c’est-à-dire au plus haut degré de qualité du barème de la Haute Autorité en Santé, le CHU de Brest se félicite du rapport élogieux des experts : qualité excellente du service médical rendu, aucune réserve, deux actions exemplaires mises en avant et seulement quatre recommandations.

Suite à la visite effectuée du 10 au 26 Octobre 2006 par une équipe de 6 experts, mandatés par la HAS, le CHU de Brest a été certifié niveau 1, niveau de qualité le plus élevé sur une échelle de cotation qui en compte quatre. Il s’agit de la deuxième procédure, après une première accréditation qui s’était déroulée en octobre 2001. Le CHU de Brest est le premier établissement de santé breton de taille importante à avoir été soumis aux nouvelles exigences de la HAS, et le deuxième CHU français après Angers (hors Assistance Publique Hôpitaux de Paris et Hospices Civils de Lyon) à obtenir un niveau 1.

Deux initiatives exemplaires à l’actif du CHU

La démarche de réduction de la fréquence des syndromes confusionnels en Gériatrie
Partant du constat que l’hospitalisation présente un risque de perte d’autonomie parfois irrécupérable pour les personnes fragiles, l’équipe de médecine interne gériatrique dirigée par le Pr Armelle Gentric a élaboré un protocole de prévention du syndrome confusionnel. Inspirée d’un programme américain appelé HELP (Hospital Elder Life Program), la démarche repose sur l’attention portée aux choses simples mais fondamentales pour le maintien de l’autonomie de la personne : date du jour sur le tableau, discussion avec le patient, vérification de l’utilisation des lunettes et appareils auditifs, hydratation/nutrition, mobilisation. Ces petits plus sont répertoriés sur une liste placée au lit du malade. Une fois effectuée, l’action de prévention est cochée.
La stratégie du service a démontré son efficacité en réduisant de 70 % la fréquence du syndrome confusionnel y compris chez les malades déments. A partir d’octobre 2007, dans le cadre du projet d’établissement, l’ensemble des équipes recevant des personnes âgées seront formées.
Le syndrome confusionnel est la complication la plus fréquente de l’hospitalisation du sujet âgé (10 à 30 %) et un déterminant majeur de mortalité, de morbidité, de perte d’autonomie.
Contact : Pr Armelle Gentric – 02.98.47.71.91 – href= »mailto:armelle.gentric@chu-brest.fr »

Le programme néonatal individualisé d’évaluation et de soins de développement (NIDCAP)
Conçu et développé par Heidelise Als, PhD et ses collaborateurs, à la Harvard Medical School (Boston, USA), NIDCAP est un programme d’intervention précoce destiné à l’enfant né avant terme basé sur des observations régulières du comportement. Chaque observation détaille le comportement du nouveau-né, ses points forts et ses difficultés ainsi qu’un résumé de l’histoire médicale. A partir de cette observation, des recommandations pour les soins et l’environnement en néonatalogie sont effectuées. Une guidance et un soutien sont apportés aux parents pour les aider à comprendre le comportement de leur enfant. Le NIDCAP renforce les relations entre les parents, les soignants et l’enfant.
Ce programme soutient le développement. Il aide les soignants à adapter les soins et l’environnement aux capacités de chaque enfant. Dans le cadre du NIDCAP, le nouveau-né est considéré comme l’acteur essentiel de son propre développement et ses parents comme les « co-régulateurs » naturels.
Le NIDCAP est centré sur la famille. Celle-ci est considérée comme le soutien principal du nouveau-né et ce rôle essentiel est encouragé par les soignants.
Précurseur, le CHU de Brest a ouvert un Centre Francophone de formation NIDCAP dirigé par le Pr Jacques Sizun responsable du pôle femme-mère-enfant.
Pour en savoir plus : href= »http://www.chu-brest.fr/nidcap.html » target= »_blank »

Sur les quatre recommandations, trois portent sur la gestion des risques avec une demande de coordination plus grande entre chaque entité chargée de gérer un risque particulier telle que l’hémovigilance, la pharmacovigilance, la matériovigilance, les risques infectieux… Pour l’amélioration des échanges entre elles, le CHU de Brest prévoit la création d’un guichet unique via un portail intranet commun. Quatrième axe d’amélioration, la sécurisation de la prescription médicale sera assurée par une prochaine informatisation du processus de soins.

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