Cancer : 1ère grossesse en Rhône Alpes après autogreffe ovarienne

En 2000, Julie, 17 ans, était soignée pour une leucémie aigüe. Les traitements sont puissants et pour préserver sa fertilité les médecins prélèvent et congèlent son cortex ovarien. En 2012, Julie, 29 ans rêve d'être maman. Les médecins lui greffent son tissu ovarien. En 4 mois, son cycle reprend naturellement. Début 2014, Julie est enceinte. L’accouchement est prévu en août.

En 2000, Julie, 17 ans, était soignée pour une leucémie aigüe. Les traitements sont puissants et pour préserver sa fertilité les médecins prélèvent et congèlent son cortex ovarien. En 2012, Julie, 29 ans rêve d’être maman. Les médecins lui greffent son tissu ovarien. En 4 mois, son cycle reprend naturellement. Début 2014, Julie est enceinte. L’accouchement est prévu en août. Une belle histoire co-signée par une jeune femme de 31 ans et les équipes de médecine de la reproduction de l’Hôpital Femme Mère Enfant des Hospices Civils de Lyon.
L’équipe de la médecine de la reproduction de l’Hôpital Femme Mère Enfant, travaille depuis les années 1998, sur ces techniques de conservation de cortex ovarien et de greffe chez l’animal. Sur le plan international, elle a été la première à obtenir, chez la brebis, des naissances en 2002 grâce ces techniques de greffe ovarienne. Très vite, elle a  appliqué son expérience chez l’humain  et proposé des conservations ovariennes chez les patientes ayant des traitements stérilisants.

La première naissance mondiale chez la femme obtenue après greffe a eu lieu en 2005. Elle a été réalisée par le Professeur Pr Jacques Donnez, Chef du Service de gynécologie, andrologie et fécondation in vitro des Cliniques universitaires Saint-Luc (Belgique).
En France, c’est la 7ème grossesse obtenue et 4 enfants sont nés : soit à la suite d’une grossesse spontanée, soit après fécondation in vitro. Dans le monde, environ une quarantaine d’enfants sont nés de cette technique de préservation de la fertilité.

Au CHU de Lyon, 12 greffes ont été réalisées entre 2002 jusqu’à 2014 et il s’agit de la première grossesse. Six greffes ont été faites depuis juillet 2012, permettant d’espérer encore d’autres grossesses.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.