cancer de la prostate : les bénéfices du traitement par « Ablatherm »

Traitement des cancers localisés de la prostate par ultrasons focalisés transrectaux (Ablatherm). Une collaboration entre l'INSERM (Unité 556, Docteur Jean-Yves CHAPELON), le service urologie de l'Hôpital Edouard Herriot (Docteur Albert GELET) et la société EDAP SA a permis d'élaborer un nouveau traitement des cancers localisés de la prostate.

Traitement des cancers localisés de la prostate par ultrasons focalisés transrectaux (Ablatherm).
Une collaboration entre l’INSERM (Unité 556, Docteur Jean-Yves CHAPELON), le service urologie de l’Hôpital Edouard Herriot (Docteur Albert GELET) et la société EDAP SA a permis d’élaborer un nouveau traitement des cancers localisés de la prostate.
L’appareil Ablatherm ; commercialisé depuis janvier 2000 (marquage CE) permet de détruire les tissus prostatiques à l’aide d’un faisceau d’ultrasons focalisés de haute intensité émis par une sonde de thérapie placée dans le rectum. Le traitement, entièrement piloté par ordinateur, est réalisé en une seule séance (durée : 2 heures), le plus souvent sous anesthésie loco-régionale.
Après 4 ans d’expérimentation animale, les premiers traitements ont été réalisés en février 1993. A ce jour, plus de 1 500 patients ont été traités en France et plus de 3 000 en Europe (RFA,Belgique,Italie, Suisse, Espagne) dans le cadre d’essais multicentriques ou comme traitement de routine.

Bénéfice
Ce traitement peu invasif est très bien adapté au traitement des cancers localisés décelés chez les patients qui sont de mauvais candidats à la chirurgie radicale à cause de leur âge, de leur état général, ou de certaines caractéristiques de leur tumeur. Ce traitement, sans radiation ionisante, est évaluable et il est renouvelé en cas de résultat incomplet (pas de dose maximum). Les effets secondaires sont peu importants (risques d’incontinence < à 10 %). De plus, il peut être utilisé pour traiter les patients en récidive locale après radiothérapie avec un excellent ratio bénéfice/risque.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.