Cancer du sein : diagnostic immédiat grâce à la coordination interservices

Un diagnostic immédiat ou au plus tard dans la journée d’une lésion mammaire suspecte ? C’est désormais possible à l‘hôpital Nord (AP-HM)). Toutes les patientes de la région PACA dont la mammographie fait apparaître une anomalie ou qui se sont découvert une lésion du sein peuvent bénéficier d’une technique rapide, sûre et confortable à l’hôpital Nord. Les équipes de gynécologie, d’imagerie de la femme et d’anatomopathologie se sont associées pour leur proposer une prise en charge sur mesure, la plus courte possible.

Un diagnostic immédiat ou au plus tard dans la journée d’une lésion mammaire suspecte ? C’est désormais possible à l‘hôpital Nord (AP-HM)).
Toutes les patientes de la région PACA dont la mammographie fait apparaître une anomalie ou qui se sont découvert une lésion du sein peuvent bénéficier d’une technique rapide, sûre et confortable à l’hôpital Nord. Les équipes de gynécologie, d’imagerie de la femme et d’anatomopathologie se sont associées pour leur proposer une prise en charge sur mesure, la plus courte possible.

Ce dispositif express facilite particulièrement la prise en charge des patientes qui vivent loin de Marseille, notamment dans les départements alpins, en réduisant le nombre de leurs déplacements.
Parcours chronométré

La patiente est reçue en tout début de matinée par un gynécologue avant d’être envoyée vers un radiologue qui pratique le ou les examens nécessaires. Si besoin, l’équipe réalise une micro ou macro-biopsie transcutanée, technique très fiable qui ne nécessite qu’une anesthésie locale. La biopsie est adressée immédiatement aux médecins « pathologistes »  qui, quelques étages plus haut, vont examiner le prélèvement au  microscope en utilisant une technique rapide mise au point par le Pr Colette Charpin et son équipe. Le laboratoire peut ainsi délivrer le diagnostic final en un temps record. Le résultat est rendu à la patiente dans l’après midi, et sa prise en charge peut ainsi être rapidement organisée.

Soulagement
« Ce n’est pas tellement un délai de 3 ou 4 semaines qui va changer le pronostic global, on est bien d’accord », précise le Dr Xavier Carcopino, chirurgien gynécologue à l’hôpital Nord. « Mais cela change tout pour la qualité de la prise en charge de la patiente et pour répondre à son angoisse et à son stress.  Quand on lui annonce qu’elle a un cancer, bien évidemment cela reste l’annonce d’un cancer avec tout ce que cela implique. Mais quand on lui annonce qu’il n’y a rien, c’est un soulagement, et elle ne va pas attendre trois semaines pour avoir ce soulagement ».

http://fr.ap-hm.fr/actu/diagnostic-rapide-du-cancer-du-sein-pavillon-mere-enfant-hopital-nord

Pour rappel, 1 femme sur 8 est actuellement touchée par le cancer du sein. Il est la principale cause de mortalité chez la femme entre 35 et 65 ans. Détecté à un stade précoce, un cancer du sein est plus facile à traiter et a un meilleur pronostic.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.