Cancer : le nouvel institut du Gard

Le nouvel Institut de Cancérologie du Gard (ICG) vient d’ouvrir ses portes. Né d’un partenariat public – privé noué entre le CHU de Nîmes, la Polyclinique Kenval, le centre médical Oncogard, et un groupement d’imagerie médicale libérale, il regroupe sur 15 900 m2 les principales disciplines de la cancérologie. Ce pôle d’expertise et de référence dans le diagnostic et le traitement des cancers prévoit d’accueillir près de 4 000 patients par an

Le nouvel Institut de Cancérologie du Gard (ICG) vient d’ouvrir ses portes. Né d’un partenariat public – privé noué entre le CHU de Nîmes, la Polyclinique Kenval, le centre médical Oncogard, et un groupement d’imagerie médicale libérale, il regroupe sur 15 900 m2 les principales disciplines de la cancérologie : imagerie médicale, oncologie médicale, hématologie clinique, radiothérapie, médecine nucléaire, unité de reconstitution des cytotoxiques. Ce pôle d’expertise et de référence dans le diagnostic et le traitement des cancers prévoit d’accueillir près de 4 000 patients par an. Il est doté de moyens humains renforcés 400 professionnels de santé (publics et privés) et d’un plateau technique high tech comprenant 3  accélérateurs de particules,  2 TEP scan, 2 gamma caméras, 1 IRM 1,5T, un mammographe… Au total un investissement de 50 M€ toutes dépenses confondues, hors équipements et mobilier.
Qu’elle soit hospitalisée en ambulatoire ou durant plusieurs jours ou bien vue en consultation, la personne soignée bénéficie d’une architecture douce et lumineuse : chambres individuelles de 20m2, espaces  largement ouverts sur l’extérieur. Ce nouvel Institut propose 74 lits de cancérologie médicale et 48 places d’hôpital de jour.
Points forts du site : les soins de support, de confort et d’accompagnement
Pour prévenir les risques de dénutrition, une attention particulière a été portée aux repas adaptés au jour le jour à l’état de santé des patients et à leurs envies ; ils sont servis en chambre ou en salle à manger. Un self-service géré par les professionnels hospitaliers de l’unité de production culinaire du CHU, est proposé en journée.

Tout aussi important l’environnement du soin avec le soutien psychologique (psycho-oncologie, consultation de rémission), les conseils de nutrition, la gestion de la douleur (Centre d’évaluation et de traitement de la douleur – CETD), l’accompagnement social, l’évaluation de la fatigue, la kinésithérapie, la préservation de la fertilité et la prise en charge des troubles d’ordre sexuel, la stomathérapie et l’orthophonie. L’offre de soins de support est complétée par des soins de confort socio-esthétiques, éducation sportive adaptée, sophrologie et musicothérapie.
Essentiels aussi l’information et les échanges qui ont leur espace dédié avec l’Espace rencontres et information (ERI) territorial du Gard, lieu ouvert, accessible à tous et sans rendez-vous. Animé par un accompagnateur en santé, cet espace propose, à chaque étape de la maladie, une information adaptée et personnalisée, contribuant à améliorer une prise en charge globale.
Les unités de diagnostic et de soins de l’institut de cancérologie du Gard
Les deux services d’oncologie médicale (public et privé), sont dotés chacun d’une unité de prise en charge ambulatoire pour les chimiothérapies de l’ensemble des spécialités
– Un service d’hématologie clinique public avec un secteur d’aplasie
– Un plateau de radiothérapie externe public-privé, comprenant 3 accélérateurs de particules (5 à terme)
– Un service de médecine nucléaire public, doté notamment de 2 TEP scan, 2 gamma caméras et de 2 lits protégés
– Un plateau de radiologie et d’imagerie médicale public-privé comprenant 1 IRM 1,5T, un mammographe numérique, une salle de radiographie numérisée, une salle d’échographie, un panoramique dentaire et prochainement un scanner
– Deux unités dédiées (publique et privée) de préparation des chimiothérapies 
Recherche : focus sur les deux unités de recherche clinique, installées au cœur de l’ICG pour renforcer l’innovation diagnostique et thérapeutique en médecine personnalisée
– Imagerie médicale : IRM corps entier, recherche de biomarqueurs oncologiques, perfusion, diffusion, tenseur de diffusion, recherche en radiologie interventionnelle
– Hématologie clinique – oncologie médicale : développement de la recherche sur les molécules innovantes comme les thérapeutiques ciblées ou l’immunothérapie, sur les nouvelles stratégies de prise en charge, etc.
– Radiothérapie : participation aux essais cliniques et développement de la stéréotaxie, poursuite du développement de la radiothérapie par modulation d’intensité (IMRT) dynamique (Arcthérapie), la radiothérapie asservie à la respiration 4D,… à travers la fédération hospitalo-universitaire Montpellier-Nîmes
– Utilisation de la technique NGS (Next generation sequencing) : afin de caractériser les altérations génétiques des tumeurs et définir la thérapeutique ciblée personnalisée à la personne soignée
– Médecine nucléaire : plateforme en imagerie moléculaire et radiothérapie interne vectorisée

Acivité prévue du nouvel institut de cancérologie du Gard (ICG)
4 763 séjours en hospitalisation complète
15 728 hospitalisations de jour
51 375 consultations
20 415 séances de chimiothérapies
37 211 séances de radiothérapie
3 442 séances de Tepscan
21 500 scanners à orientation oncologique
10 700 IRM à orientation oncologique
10 000 examens interventionnels en cancérologie

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