Cancer : les petites tumeurs traitées par CyberKnife à Amiens

Le 400ème CyberKnife® dans le monde, 14ème en France et le 3ème en centre hospitalo-universitaire, est installé à Amiens. Soucieux d'offrir une prise en charge optimale aux patients, le CHU Amiens-Picardie vient d'investir 4,8 M€ dans cet équipement High Tech. D’ici la fin de l’année, 50 patients seront traités pour des tumeurs cérébrales et rachidiennes. Dès 2017, les indications s’étendront aux organes en mouvement (foie, poumon) puisque l’appareil dispose d’une irradiation asservie à la respiration, c'est-à-dire qui suit le rythme de respiration du patient. A terme 300 patients par an seront opérés à l’aide du Cyberknife.
Le 400ème CyberKnife® dans le monde, 14ème en France et le 3ème en centre hospitalo-universitaire, est installé à Amiens. Soucieux d’offrir une prise en charge optimale aux patients, le CHU Amiens-Picardie vient d’investir 4,8 M€ dans cet équipement High Tech. D’ici la fin de l’année, 50 patients seront traités pour des tumeurs cérébrales et rachidiennes. Dès 2017, les indications s’étendront aux organes en mouvement (foie, poumon) puisque l’appareil dispose d’une irradiation asservie à la respiration, c’est-à-dire qui suit le rythme de respiration du patient. A terme 300 patients par an seront opérés à l’aide du Cyberknife.
A la pointe de la précision pour la radio-chirurgie, cet appareil permet d’attaquer en plusieurs entrées par de multiples rayons l’organe atteint et de délivrer une dose de rayonnement importante au sein de la tumeur, tout en préservant l’organe sain.
Le patient appréciera un traitement plus précis en une seule fois des cancers localisés ou à un stade précoce, alors que la prise en charge traditionnelle prévoit de 10 à 20 séances.
Le CyberKnife® est un accélérateur de radiothérapie de 1000 UM monté sur un bras robotisé à 6 degrés de liberté couplé à une table de traitement, elle aussi à 6 degrés de liberté. Grâce à ces dispositifs, les angulations des faisceaux de rayons X et donc les angles d’irradiation des tumeurs, sont plus nombreux qu’avec un accélérateur conventionnel. L’ensemble est associé à 2 tubes à rayons X avec détecteur. Positionnés à 45° chacun, ils délivrent un contrôle régulier du positionnement du patient par corrélation avec les images du scanner de simulation et garantissent sa localisation par rapport au faisceau. Un dispositif de détection infrarouge permet de traquer en direct les mouvements de la tumeur liés à la respiration du patient, le robot suit alors en temps réel la position de la zone à traiter.
Les robots utilisés pour l’accélérateur et la table sont des robots conventionnellement employés dans l’industrie. L’équipement utilise des collimateurs d’une grande précision mécanique minimisant d’autant plus les marges d’erreurs. Il est aussi doté d’un collimateur de type "Iris" qui permet d’augmenter la rapidité des traitements.
Le service de radiothérapie du CHU Amiens-Picardie s’est préparé à l’utilisation de cet appareil optimisé pour l’administration non-invasive à la fois de la radio-chirurgie stéréotaxique (SRS) et de la radiothérapie stéréotaxique appliquée au corps entier (SBRT). Toutes les équipes ont été formées à ce système unique de radio-chirurgie robotisée : l’unité physique médicale (3 radiothérapeutes, 2 neurochirurgiens), 4 radio-physiciens, 2 dosimétristes (qui préparent  et planifient) et 4 manipulateurs (qui réalisent l’examen). 
4,8 M€
Cet investissement exceptionnel représente 4,8 millions d’euros incluant l’ensemble des travaux, les équipements de contrôle qualité et la formation du personnel médical et paramédical. Il vient compléter un plateau technique déjà équipé d’un scanner dédié, de deux accélérateurs avec imagerie embarquée (IGRT) permettant le traitement d’irradiations stéréotaxique pour des lésions intra ou extra-crâniennes, et deux projecteurs à bas débit pour la curiethérapie.
Le CHU Amiens-Picardie, Centre de référence de cancérologie, affirme ainsi son engagement régional dans le traitement des cancers et la prise en charge optimale des patients.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.