Cancer, un système innovant adopté en anatomie pathologique à Rennes

Couplant numérique et IA, la nouvelle solution adoptée par les services d’anatomie pathologique du CHU de Rennes améliore la qualité et la fiabilité des diagnostics ainsi que leur partage en temps réel entre toutes les équipes. Une première en France, rendue possible grâce au Fonds Nominoë et à son millier de donateurs !

Couplant numérique et IA, la nouvelle solution adoptée par les services d’anatomie pathologique du CHU de Rennes améliore la qualité et la fiabilité des diagnostics. Elle facilite aussi le partage des avis en temps réel entre toutes les équipes. Une première en France, rendue possible grâce au Fonds Nominoë et à son millier de donateurs !
 « Ce projet a été jugé très pertinent par les membres du Conseil d’Administration parce qu’il permet un gain de temps et d’efficience pour diagnostiquer et traiter des maladies à potentiel évolutif rapide. Autre atout important, ce système, en autorisant un partage du diagnostic en temps réel avec les équipes médicales du CHU et de la région, révolutionne les pratiques.» explique Véronique Anatole-Touzet, Présidente du Fonds Nominoë et Directrice Générale du CHU de Rennes.
Cette avancée technologique apporte une réponse efficace à la demande croissante d’examens anatomopathologiques du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation croissante du nombre de cancers. Cette innovation pallie à la diminution du nombre de pathologistes particulièrement en Bretagne.

La construction d’une banque d’images numérisées

Chacune des lames d’histopathologie du CHU de Rennes doit, chaque année, être soigneusement préparée, analysée, diagnostiquée, rapportée et archivée. Des échanges pour avis, régionaux, nationaux voir internationaux, sont ainsi facilités. Nathalie Rioux-Leclercq, Chef de Service, précise : « l’intégration de ces systèmes innovants dans les services d’Anatomie Pathologique représente un formidable challenge. Le pathologiste qui est au coeur du diagnostic du cancer verra ses qualités de diagnostic facilitées et augmentées par l’aide que lui apportera les algorithmes d’intelligence artificielle en plein développement ».
Le système IntelliSite Pathology de Philips est destiné à l’utilisation diagnostic in vitro pour aider le pathologiste à visualiser, revoir et poser des diagnostics à partir des images numérisées de lames d’histopathologie. La solution comprend un scanner ultra-rapide, un système de gestion d’images ainsi qu’une suite d’outils informatiques permettant de gérer la numérisation, le stockage, la visualisation et le partage des images. Cette innovation est conçue pour répondre aux besoins des laboratoires à haut volume et faciliter l’expansion pour créer des réseaux virtuels dans plusieurs laboratoires de pathologie.  

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.