Cancéro : fort de son expertise, le centre de référence régional de Lille à nouveau labellisé par l’INca

3ème centre d’études cliniques de phases précoces (CLIP²) de France, Le Centre de Référence Régional en Cancérologie – Hauts de France qui réunit le CHU de Lille et le Centre Oscar Lambret, vient de voir sa labellisation renouvelée par l'Institut National du Cancer. Cette reconduction (2017) est une reconnaissance de l'expertise lilloise et de la forte activité du Centre. Engagé dans près de 400 études de phase précoce menées auprès de 420 patients incluant, le centre lillois offre aux patients de la région la possibilité de bénéficier de nouveaux traitements d’immunothérapie et de thérapies ciblées.

3ème centre d’études cliniques de phases précoces (CLIP²) de France, Le Centre de Référence Régional en Cancérologie – Hauts de France qui réunit le CHU de Lille et le Centre Oscar Lambret, vient de voir sa labellisation renouvelée par l’Institut National du Cancer. Cette reconduction (2017 et 2019) est une reconnaissance de l’expertise lilloise et de la forte activité du Centre. Engagé dans près de 400 études de phase précoce et avec l’inclusion de 420 patients en 2017, le centre lillois offre aux patients de la région la possibilité de bénéficier de nouveaux traitements d’immunothérapie et de thérapies ciblées. 
« Grâce au label CLIP2, nous avons pu augmenter de manière importante les études en phases précoces en cancérologie pour les tumeurs solides et l’hématologie sur le campus santé lillois. Les bénéfices sont importants : une meilleure tolérance physique et psychologique aux traitements, ainsi qu’une diminution des effets secondaires.» souligne le Pr Nicolas PENEL, Chef du pôle d’oncologie médicale, directeur de la recherche clinique au Centre Oscar Lambret et coordinateur du CLIP² Lille 
«La phase précoce, c’est la partie la plus compliquée de la recherche clinique en cancérologie. Ce sont des premières administrations sur des patients pour montrer notamment l’efficacité d’un traitement. Nous sommes dans l’évaluation de stratégies ou de substances dans une maladie complexe » détaille le Pr Thierry FACON, Chef de pôle des spécialités médicales et oncologiques, Responsable du service d’hématologie du CHU de Lille. 
Lors des essais cliniques de phase 1 ou précoce, l’inclusion se limite entre 20 et 100 patients pour l’ensemble de l’étude. Si de nombreux centres participent à celle-ci (comme c’est souvent le cas dans le cadre d’études internationales) ce chiffre peut alors être réduit à très peu de personnes par centre participant (moins de 5).

Proposer aux jeunes patients de la région les traitements les plus innovants.

En recherche pédiatrique, le Centre dispose d’une structure et d’équipes dédiées au traitement des enfants et des adolescents, pour une prise en charge de qualité, reconnue et labellisée par l’INCa et le consortium européen Innovative Therapies for Children with Cancer (ITCC) depuis 2014. Ainsi, le Dr Anne-Sophie Defachelles a présenté à l’ASCO  2019 (le plus grand rassemblement international de cancérologie), les résultats de l’étude VIT. Cette étude clinique de phase II évaluait l’efficacité d’une nouvelle combinaison de trois molécules médicamenteuses chez des jeunes patients porteurs d’un rhabdomyosarcome réfractaire ou en rechute, et dont le pronostic est faible. L’étude a démontré les bénéfices de cette association sur la survie des patients.
2019-2024 : 3 axes prioritaires
Les thérapies cellulaires innovantes et géniques figurent parmi les axes prioritaires du Centre. Avec les «CAR T-cells» : des cellules immunitaires qui sont prélevées puis éduquées (modification génétique) pour repérer les cellules malades et les détruire. Déjà 9 études de phase précoce sont en cours sur le campus santé lillois.
Le CLIP2 Lille envisage aussi de poursuivre le développement de la recherche clinique en médecine de précision pour proposer aux patients atteints d’altérations moléculaires des traitements appropriés.
Enfin, le CLIP2 Lille va travailler à l’amélioration des connaissances autour des traitements combinés par l’association de radiothérapie et de traitements systémiques innovants, en étant notamment un partenaire de recherche du projet européen H2020 ImmunoSABR.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.