Canicule : une situation apaisée, une vigilance maintenue

Le 14 août 2003, le CHU de Nice rédigeait un communiqué expliquant le dispositif déployé pour faire face à la vague de chaleur.

Le 14 août 2003, le CHU de Nice rédigeait un communiqué expliquant le dispositif déployé pour faire face à la vague de chaleur.

Confronté depuis deux mois à la vague de chaleur, le CHU de Nice a pris les devants pour faire face à l’arrivée des patients.

Le dispositif
Une organisation spécifique a été mise en place sous forme d’un point effectué deux fois par jour, et d’un staff hebdomadaire pluridisciplinaire en cas de pics d’activités. Cette vigilance préventive a permis ainsi d’adapter assez rapidement l’offre de lits à la demande lors des difficultés rencontrées pendant les pics de juillets et d’août.

L’activité des urgences
L’activité de juillet a été en augmentation de 2% par rapport celle de l’an dernier, et, pour le début du mois d’août on constate une augmentation de 8%. Ces proportions se vérifient tant au niveau des passages aux urgences que de l’hospitalisation.
Sur le mois de juillet deux à trois pics d’activité ont été relevés. En août, on en dénombre déjà trois pour environ 260 à 270 passages aux urgences.
L’augmentation du nombre de décès traduit une légère augmentation en juillet et les chiffres du mois d’août sont nettement plus élevés : plus 57 décès du 25 juillet au 13 août, soit une hausse de 40% par rapport à 2002.

La situation aujourd’hui
Aujourd’hui 14 août, la situation aux urgences est relativement calme. En milieu de journée, il n’y avait pas d’attente d’hospitalisation.

La préparation du week-end du 15 août
Pour se préparer à toute éventualité et notamment au long du week-end, outre le dispositif mis en place depuis deux mois, ont été programmés :
22 lits d’hospitalisation pouvant être disponibles immédiatement, 24 autres avec des moyens en personnels qu’il faudrait solliciter mais pouvant être ouverts en 12 heures et enfin le troisième niveau d’intervention pour le CHU serait le déclenchement de son plan blanc. Cette solution ultime n’est pas d’actualité. Il n’est en effet, au regard de la situation actuelle, pas nécessaire de l’activer.
La mise en oeuvre de l’une ou l’autre de ces trois possibilités sera décidée par la Directeur après avis les responsables médicaux et soignants.

Enfin, aucune difficulté n’est à noter au niveau de la chambre mortuaire du CHU.

La situation est globalement bien maîtrisée au CHU grâce à la conscience professionnelle de son personnel. Inactifs ou actifs certains hospitaliers se sont déjà proposés comme volontaire en cas de pics d’activités.

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