Cardio : pose du 1er Mitraclip à Caen

Un patient traité pour insuffisance mitrale au CHU de Caen a bénéficié d'un traitement percutané par pose d'un dispositif Mitraclip, en juin 2015. Une 1ère en Basse-Normandie. Pris en charge dans le service de cardiologie du Pr Milliez, le patient a été opéré avec succès dans l'unité de cardiologie interventionnelle par l'équipe composée du Pr Beygui (cardiologie), du Dr Sabatier (cardiologie), du Dr Saloux (cardiologie), du Dr Buklas (chirurgie cardiaque) et du Dr Hurpé (anesthésie-réanimation chirurgicale). Il a pu quitter le CHU au bout de 3 jours, après un contrôle échographique.

Un patient traité pour insuffisance mitrale au CHU de Caen a bénéficié d’un traitement percutané par pose d’un dispositif Mitraclip, en juin 2015. Une 1ère en Basse-Normandie. Pris en charge dans le service de cardiologie du Pr Milliez, le patient a été opéré avec succès dans l’unité de cardiologie interventionnelle par l’équipe composée du Pr Beygui (cardiologie), du Dr Sabatier (cardiologie), du Dr Saloux (cardiologie), du Dr Buklas (chirurgie cardiaque) et du Dr Hurpé (anesthésie-réanimation chirurgicale). Il a pu quitter le CHU au bout de 3 jours, après un contrôle échographique. Ce protocole a été appliqué à un second patient et plusieurs malades cardiaques sont déjà programmés pour septembre et les sessions à venir
Alternative à la voie cœur ouvert, la voie percutanée ne nécessite pas d’ouverture du thorax. L’intervention réalisée sous anesthésie générale, qui peut durer plusieurs heures, consiste à introduire par la veine fémorale un cathéter qui sert de guide à une agrafe (« clip ») métallique amenée jusqu’à l’oreillette droite. Le médecin accède à l’oreillette gauche par une ponction de la paroi qui sépare les deux oreillettes permettant d’amener le clip dans l’oreillette gauche et jusqu’à la valve mitrale. Le clip est ensuite positionné exactement là où se situe la fuite, entre les feuillets de la valve mitrale sous contrôle d’échocardiographie par voie œsophagienne. La fermeture du clip permet de rapprocher les feuillets et de traiter la fuite. Lorsque le contrôle échographique indique un résultat satisfaisant, le clip est largué et le cathéter retiré. Ce traitement, réservé pour l’instant certaines formes d’insuffisance mitrale adaptées à la technique, ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les patients présentant un risque chirurgical élevé.
En France, les maladies cardiovasculaires sont le premier motif de consultation médicale et d’hospitalisation et la principale cause de mortalité. Les valvulopathies (maladies des valves) sont des maladies fréquentes : 2 % de la population adulte et entre 10 et 15 % des patients de plus de 75 ans sont porteurs d’une valvulopathie. Pour déceler, prévenir et guérir les valvulopathies, l’échographie cardiaque est l’examen de référence. L’insuffisance mitrale (IM) est la valvulopathie la plus répandue chez l’adulte et représente près d’un tiers des valvulopathies. Elle se traduit par une anomalie structurelle ou fonctionnelle de la valve mitrale qui empêche la fermeture complète de l’orifice mitral : au moment de sa contraction, le sang du ventricule gauche reflue de manière anormale dans l’oreillette gauche en raison de cette perte d’étanchéité.
 
Peu de symptômes dans les phases précoces de la maladie. La maladie est découverte parfois fortuitement, pendant l’auscultation ou une échographie du cœur. Progressivement elle entraîne un essoufflement qui s’aggrave avec le temps. Elle peut rarement être aigue et se révéler brutalement, après la rupture d’un cordage de la valve (ce qui soutient la valve), avec une gêne majeure pour respirer.
 
Des complications qui risquent d’engager le pronostic vital du patient
Les valves peuvent s’infecter (endocardites), le rythme cardiaque peut se modifier (« troubles du rythme ») et le cœur peut se dilater si un traitement adéquat n’est pas administré. À terme, le cœur n’assure plus sa fonction de pompe, c’est le stade de l’insuffisance cardiaque. Le cœur ne peut alors plus fonctionner dans de bonnes conditions car il doit fournir des efforts supplémentaires pour faire face à ces anomalies. Si la maladie valvulaire n’est pas traitée à temps, ce surcroît de travail peut entraîner des lésions irréversibles.

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