Cécile Jaglin-Grimonprez, à la tête du CHU d’Angers

Cécile Jaglin-Grimonprez vient d’être nommée Directrice générale du CHU d’Angers et Directrice de l’hôpital Saint-Nicolas (publication au Journal officiel le 10 octobre 2017). Elle rejoint le cercle très fermé des Directeurs généraux de CHU où siègent désormais 12 femmes.
Cécile Jaglin-Grimonprez vient d’être nommée Directrice générale du CHU d’Angers et Directrice de l’hôpital Saint-Nicolas (publication au Journal officiel le 10 octobre 2017). Elle rejoint le cercle très fermé des Directeurs généraux de CHU où siègent désormais 12 femmes.
Cécile Jaglin-Grimonprez succède à Yann Bubien, nommé en juin dernier, au ministère des Solidarités et de la Santé comme Directeur adjoint au sein du cabinet d’Agnès Buzyn.

Du Groupement de coopération sanitaire Hôpitaux universitaires du Grand Ouest (GCS HUGO) au CHU Angers

En prenant ses fonctions ce mardi à la Direction générale du CHU d’Angers, Cécile Jaglin-Grimonprez retrouve un établissement qu’elle connaît bien. Acteur majeur de santé public de la région des Pays de la Loire avec 6 400 hospitaliers, le CHU d’Angers est membre du Groupement de coopération sanitaire Hôpitaux universitaires du Grand Ouest (GCS HUGO), dont Cécile Jaglin-Grimonprez était la déléguée générale depuis 4 ans et dont la présidence a été assurée pendant 4 ans par l’établissement angevin.

Avec la direction générale du CHU d’Angers, elle prend également les commandes de l’hôpital Saint-Nicolas qui figure parmi les principaux établissements de gérontologie régionaux. D’une capacité de 414 lits et places, cette structure accueille des personnes âgées dépendantes en EHPAD et en unités de soins de longue durée.

Temps fort d’une carrière hospitalière

Nommée au poste de déléguée générale du GCS HUGO en 2014, Cécile Jaglin-Grimonprez a accompagné le développement du groupement de coopération sanitaire et participé au déploiement de mutualisations dans les domaines des soins, de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation entre six CHU-CHR (Angers, Brest, Nantes, Orléans, Rennes et Tours), le CLCC Nantes-Angers et deux centres hospitaliers (Le Mans et Vendée). Elle a donné une visibilité nationale à ce GCS régulièrement cité comme modèle de stratégie de groupe de CHU en réseaux.
A 49 ans, en accédant à la direction générale du CHU d’Angers, Cécile Jaglin-Grimonprez prend la tête d’un établissement reconnu tant pour ses pôles d’excellence médicale que pour son dynamisme en matière de recherche. 

Passée par le ministère de la Santé et les CHU de Nantes et de Rouen et le CH de Versailles

C’est en 1995, au CHU de Rouen, que Cécile Jaglin-Grimonprez débute sa carrière hospitalière comme directrice de la recherche clinique. Un poste qu’elle occupe jusqu’en 1999, date à laquelle elle entre au ministère de la Santé, notamment comme adjointe au chef du bureau des « réseaux, complémentarités et recompositions des activités de soins ».
Passée par le centre hospitalier de Versailles (2001 – 2004) où elle occupa les fonctions de Directeur de la qualité, de la sécurité et de la gestion des risques, Cécile Jaglin-Grimonprez arrive en Pays de la Loire en 2004, comme directrice du Plan au CHU de Nantes. A ce titre, elle conduira le projet de reconstruction du centre hospitalier universitaire « Projet Ile de Nantes » destiné à regrouper les deux sites principaux au sein d’un campus hospitalo-universitaire en centre-ville. Elle occupera ce poste dix années durant, jusqu’en 2014.

En 2016, parallèlement à ses fonctions au sein du GCS HUGO, Cécile Jaglin-Grimonprez assurait la direction, par intérim, du Centre hospitalier de Saumur.
Membre du bureau de la commission recherche et innovation de la conférence des Directeurs Généraux de CHU, elle coordonne la commission stratégie de la conférence.

Publications

Cécile Jaglin-Grimonprez a participé à la rédaction de plusieurs ouvrages (fichier permanent des personnels médicaux, concevoir et construire un hôpital, etc.), dont « Architecture pour la psychiatrie de demain » publié aux Presses de l’EHESP en 2017.

Formations

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Bordeaux (1990) et de l’École des Hautes Etudes en Santé Publique (1995), la nouvelle directrice générale du CHU d’Angers est titulaire d’un master de sociologie de l’action organisée de l’École doctorale de Sciences Po Paris (1998) et du diplôme Hôpital Plus de l’École des hautes études en santé publique (2013).
Plus de 100 000 patients hospitalisés 
Près de 450 000 consultants 
100 000 passages dans les services d’urgence 
26 000 interventions chirurgicales 
6 400 hospitaliers 
500 M€ de budget d’exploitation 
28 M€ d’investissement

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.