Scoliose : le CHUGA pionnier en chirurgie mini-invasive

Modulation de la croissance de la colonne vertébrale de façon continue, incisions réduites et réduction du temps de récupération des jeunes patients. La Chirurgie mini-invasive de la scoliose (vertebral body tehering) se pratique dans seulement deux établissement en France, le CHU Grenoble Alpes et les Hospices Civils de Lyon
La 15e opération de la scoliose pratiquée en chirurgie mini-invasive vidéo assistée (vertebral body tethering) s’est déroulée au CHU Grenoble Alpes, à l’hôpital Couple Enfant. Peu de chirurgiens dans le monde pratiquent cette chirurgie innovante. En France, ils sont deux, le Professeur Aurélien Courvoisier (centre alpin de la scoliose du CHUGA) et le Dr Vincent Cunin (Hospices Civils de Lyon).
Il s’agit d’une nouvelle technique chirurgicale qui vient compléter l’arsenal thérapeutique existante. « L’intervention consiste à bloquer chirurgicalement la croissance de la colonne vertébrale au niveau de la convexité de la courbure afin de « relancer » la croissance dans la concavité pour que progressivement la colonne vertébrale se corrige dans les mois et années qui suivent l’opération » explique le Professeur Aurélien Courvoisier, chirurgien orthopédique. 
Cette opération est réalisée sous thoracoscopie : le chirurgien vient placer les implants au niveau des vertèbres à l’aide d’une caméra au niveau du thorax. 3 ou 4 incisions de 2-3 cm sont nécessaires pour faire l’ensemble de l’opération. Le chirurgien place ensuite des vis dans les vertèbres et vient relier ces vis par un câble qui est tendu entre les vis. « Cette chirurgie mini-invasive a plusieurs avantages pour le jeune patient. Juste après l’opération, sa colonne vertébrale est déjà plus droite passant par exemple de 45° à 15°. Mais l’objectif principal est de permettre la modulation de la croissance de sa colonne vertébrale ce qui signifie que le travail de correction de courbure se poursuit au fil des années » 
Autre atout significatif de cette chirurgie mini-invasive : une récupération et une reprise d’activité physique plus rapide pour l’adolescent
Une capsule vidéo a été réalisée le jour de l’intervention. Elle a été publiée sur les comptes YouTube et Twitter du CHUGA : https://www.youtube.com/watch?v=f2PBi_yawQQ&feature=youtu.be

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Greffe du foie : une machine pour réanimer les greffons fragiles

Depuis le mois de juillet, ont été réalisées au sein du CHU de Toulouse cinq greffes de foies impliquant des greffons reperfusés et oxygénés. Une avancée importante, rendue possible par l’arrivée d’une machine à perfusion. Si elle est pratiquée dans plusieurs hôpitaux français, cette technique laisse entrevoir, à l’heure où sévit une pénurie d’organes, des progrès majeurs dans le champ de la greffe.

Télémédecine : à la rescousse des marins du monde entier

Elle a beau se trouver à une heure et demie de la Méditerranée, Toulouse est scrutée par les marins du monde entier. La ville rose, plus précisément le centre d’urgence médicale de l’hôpital Purpan, abrite le Centre de consultation médicale maritime français. Chaque jour, ce SAMU des océans vient en aide aux professionnels de la mer aux quatre coins du globe. Immersion dans ce lieu largement méconnu du grand public.

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.