CHU de Nancy : « L’IRM Cinéma »

Désormais, tous les patients (petits ou grands) qui passent une IRM au CHU de Nancy sur le site de Brabois, (environ 25 par semaine) peuvent regarder un film ou un dessin animé durant l'examen. Un outil réalisé suite au « détournement » d'une innovation technologique du laboratoire de recherche IADI visant à améliorer la qualité des images IRM. Le dispositif repose sur des matériaux amagnétiques et donc ne provoquant aucun parasite susceptible de fausser les images de l'examen.

Désormais, tous les patients (petits ou grands) qui passent une IRM au CHU de Nancy sur le site de Brabois, (environ 25 par semaine) peuvent regarder un film ou un dessin animé durant l’examen. Un outil réalisé par Cédric PASQUIER aidé de Nathalie MANET suite au « détournement » d’une innovation technologique du laboratoire de recherche IADI (Imagerie Adaptative Diagnostique et Interventionnelle, INSERM – CHU NANCY) visant à améliorer la qualité des images IRM. Le dispositif repose sur des matériaux amagnétiques : c’est-à-dire n’étant pas attirés par les aimants (bois, inox et aluminium) et donc ne provoquant aucun parasite susceptible de fausser les images de l’examen.

Lorsque le patient est correctement installé dans le tunnel de l’appareil, on pose au-dessus de ses yeux un arceau portant un petit miroir (sorte d’écran miniature). Durant l’examen, la vidéo transmise par un logiciel, est projetée sur un écran lui-même reflété dans le miroir au-dessus du visage du patient. Cet écran polarisé, donc transparent pour l’équipe médicale, permet aux médecins de garder un oeil sur le malade pendant toute la durée de l’IRM. Pendant l’examen, les gamins, distraits par leurs héros favoris, s’extraient mentalement de l’environnement médical : une mise en situation confortable qui zappe les angoisses et fait paraître l’auscultation moins longue (durée moyenne réelle une demi-heure). Du coup, grâce à cette innovation, des IRM sont réalisées au CHU de Nancy sur de tous jeunes enfants de moins de 4 ans habituellement explorés sous anesthésie générale. Ils sont si captivés par les images qu’ils respectent sans effort l’immobilité nécessaire à la qualité des clichés.

Les retombées positives du dispositif sont partagées par les équipes médicales et par les proches des patients, entendez les parents pour les plus jeunes. Le système est à ce point rôdé que désormais, les malades tenus à des examens sur le long terme, viennent carrément avec leur propre programme vidéo ! Pourtant la vidéothèque de l’IRM est dans le coup : une partie du budget recherche dédié au système permet de l’alimenter avec le « top ten » des dessins animés…

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.