Personnes âgées en maisons de retraite et CHU : l’union pour la qualité

Faciliter le parcours de soins des patients âgés et améliorer leur prise en charge en travaillant en filière et en contribuant à la formation des personnels sur les soins palliatifs : c’est ce qu’entérinent les conventions signées début juin à Nancy entre le CHU et une douzaine d’EHPAD, représentant plus d’un millier de lits au total, du département de Meurthe-et-Moselle. Une première pour l’hôpital lorrain qui multiplie les initiatives afin de renforcer son efficacité vis-à-vis des personnes fragiles, vulnérables, poly pathologiques et dépendantes de plus en plus nombreuses sur le territoire. Détails.

Faciliter le parcours de soins des patients âgés et améliorer leur prise en charge en travaillant en filière et en contribuant à la formation des personnels sur les soins palliatifs : c’est ce qu’entérinent les conventions signées début juin à Nancy entre le CHU et une douzaine d’EHPAD, représentant plus d’un millier de lits au total, du département de Meurthe-et-Moselle. Une première pour l’hôpital lorrain qui multiplie les initiatives afin de renforcer son efficacité vis-à-vis des personnes fragiles, vulnérables, poly pathologiques et dépendantes de plus en plus nombreuses sur le territoire. Détails.
Deux conventions distinctes ont été paraphées par le directeur général du CHU, Philippe Vigouroux et les responsables d’une douzaine d’Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes de Meurthe-et-Moselle : l’une porte sur une coopération décrivant point par point les engagements réciproques pour faciliter la gestion des flux de patients et optimiser la prise en charge gériatrique, l’autre sur les conditions d’intervention de l’équipe mobile de soins palliatifs auprès des personnels des EHPAD en vue de la diffusion de la démarche palliative dans les établissements.
Clairement, la coopération voit le CHU s’engager à faciliter l’accès des résidents des EHPAD signataires, quelque soit leur niveau de couverture sociale, à toutes ses spécialités comme le service de gériatrie, l’hospitalisation de jour, les consultations mémoire, les soins de suite et de réadaptation dont l’unité cognitivo comportementale ou encore les soins de longue durée. De leur côté, les EHPAD favoriseront l’accueil des personnes âgées hospitalisées au CHU dont l’état de santé ne justifie plus le maintien dans la filière hospitalière. Dans la même veine, et pour concrétiser leur engagement mutuel, CHU et EHPAD signataires vont harmoniser leurs protocoles d’admission et de sortie. Enfin, les gériatres hospitaliers et les équipes des Urgences proposeront une formation minimale aux personnels des EHPAD en matière de procédure d’appel au 15 et des mesures conservatoires applicables en cas d’urgence vitale. Des évaluations vont être menées sur cette coopération pour mesurer la satisfaction des résidents, des patients et des équipes. Elles seront basées sur plusieurs indicateurs de suivi mesurés au service des urgences et au pôle gérontologie – soins palliatifs.

Comme précisé dans sa convention, l’équipe mobile de soins palliatifs du CHU interviendra dans les EHPAD, à leur demande et après avis du médecin traitant et du médecin  coordonnateur, pour donner des conseils, échanger des connaissances, analyser les pratiques dans les domaines du soin (gestes), de l’évaluation des composantes de la souffrance (somatique, sociale, psychologique, spirituelle), du soulagement des symptômes physiques et psychiques, de la prévention des situations de crise, de la communication et de la relation, du soutien de l’entourage. Elle formera les personnels soignants et non soignants et organisera une réflexion éthique autour de la question des décisions à prendre sur des situations de fin de vie complexes tout en favorisant les procédures collégiales.

Cette union entre le CHU de Nancy et les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes du département est une première étape. Si une douzaine d’EHPAD ont déjà répondu favorablement à ce jour, la porte reste ouverte à d’autres structures volontaires éventuelles. A terme, le centre hospitalier lorrain souhaiterait également élargir cette coopération dédiée aux personnes les plus fragilisées, aux médecins de ville qui les visitent à domicile.

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