COVID-19 et cancer : solidarité, mobilisation et recommandations

Dans un contexte de crise liée au COVID-19, la Ligue contre le cancer a appelé à la mobilisation durant la Semaine nationale de lutte contre le cancer. Tandis que l'Institut Gustave Roussy précise les recommandations pour les patients atteints d'un cancer.

Dans un contexte de crise liée au COVID-19, la Ligue contre le cancer a appelé à la mobilisation durant la Semaine nationale de lutte contre le cancer. Tandis que l’Institut Gustave Roussy précise les recommandations pour les patients atteints d’un cancer. 
La Ligue contre le cancer rappelle que ce temps fort du combat contre la maladie "représente une occasion unique de se mobiliser pour les personnes malades et leurs proches. Alors que le coronavirus se propage sur le territoire français, les personnes concernées par le cancer ont plus que jamais besoin de notre soutien et de notre accompagnement."
La Ligue contre le cancer, premier financeur indépendant de la recherche en cancérologie, est la seule association à intervenir avant, pendant et après la maladie. Elle aide et accompagne les personnes malades et leurs proches et défend leurs droits. La Ligue répond par exemple actuellement à toutes les questions des personnes concernées par le cancer dans le contexte sanitaire de propagation du covid-19. L’association rappelle donc l’importance du don pour poursuivre ces activités essentielles. 

Recommandations de l’Institut Gustave-Roussy

L’Institut Gustave Roussy a par ailleurs publié le 16 mars 2020 des recommandations pour les patients concernant le coronavirus. Les visites aux patients hospitalisés sont interdites jusqu’à nouvel ordre, sauf cas exceptionnel, notamment en pédiatrie. Et les accompagnants ne sont plus autorisés pour les patients venant en consultation ou en hôpital de jour.
A l’arrivée à Gustave Roussy, un masque sera donné aux patients devant l’entrée (port du masque obligatoire dans l’Institut) et du gel hydro-alcoolique sera disponible à l’entrée (friction des mains obligatoire).
Autre disposition, les opérations et consultations non urgentes ont été reportées, après une décision médicale collégiale. Dans certains cas évalués médicalement, l’administration à l’Institut de traitements médicamenteux dont l’effet est relativement prolongé (type immunothérapie) pourra être temporairement reportée. Dans les deux cas, les patients concernés seront informés par les services qui les prennent en charge.

Téléconsultations

L’Institut Gustave Roussy a également mis en place des solutions de téléconsultation pour éviter aux patients de se déplacer tout en maintenant le contact entre patients et médecins pendant la mise en application de ces mesures. La délivrance de renouvellement d’ordonnances pourra être également dans certains cas faite à distance, en lien avec les pharmaciens de ville.
L’IGR indique que « le traitement pour un cancer ou les séquelles de ce traitement semblent augmenter de manière modeste, sur la base des données disponibles, le risque de développer une infection à coronavirus. De plus, le risque de complication de l’infection pourrait être majoré. Les vaccins (comme la vaccination anti-pneumococcique ou anti-grippale) doivent être réalisés conformément aux recommandations en vigueur et ces recommandations n’ont pas, à ce jour, été modifiées. Les tests diagnostiques du coronavirus ne se font pas en routine, aux urgences ou dans les autres services de Gustave Roussy. Ils sont réalisés dans des indications bien précises (infections graves), sur avis de l’équipe d’infectiologie ou d’hygiène, dans des laboratoires centralisés. »

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.