COVID-19 : lancement d’une consultation citoyenne sur le passeport vaccinal

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) annonce l’ouverture d’une consultation citoyenne sur le passeport vaccinal. Sachant qu’une partie des Français expriment leur opposition à ce dispositif et plus largement à la vaccination contre la COVID-19.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) annonce l’ouverture d’une consultation citoyenne sur le passeport vaccinal. Sachant qu’une partie des Français expriment leur opposition à ce dispositif et plus largement à la vaccination contre la COVID-19.
A l’occasion d’un point presse, le 17 février, le CESE a annoncé le lancement d’une nouvelle consultation citoyenne, destinée à recueillir les avis des Français sur le passeport vaccinal. Celle-ci sera mise en œuvre via la plateforme vaccinationcovid.lecese.fr

Comprendre pourquoi les Français désirent ou non se faire vacciner

Une première phase de consultation via cette plateforme s’est clôturée le 15 février. Elle portait sur la compréhension des raisons qui incitent les Français à se faire vacciner ou non et sur les actions susceptibles de favoriser l’acceptabilité de la vaccination contre la COVID-19. Quatre principaux points ont été retenus:
– Le besoin d’une communication plus claire, et plus transparente sur la campagne vaccinale, la multitude de discours dans l’espace public rajoutant de la confusion à une situation déjà perçue comme complexe.
– Une forte confiance accordée aux experts et aux professionnels de santé
– Les effets secondaires du vaccin apparaissent comme la principale source d’inquiétude
– La question de la disponibilité en quantité suffisante des vaccins
La nouvelle consultation lancée le 17 février portera quant à elle plus précisément sur le passeport vaccinal. La question posée étant: «Que pensez-vous du passeport vaccinal, dans le cadre d’une utilisation pour accéder aux lieux aujourd’hui fermés (restaurants, cinémas, stades, musées…)?».
Chaque répondant pourra donner un avis, de «très défavorable» à «très favorable», et justifier son choix tout en apportant des propositions alternatives ou complémentaires. Par ailleurs, la plate-forme continuera aussi d’accueillir les questions sur l’ensemble de la campagne de vaccinale.
L’ensemble des contributions recueillies à travers ces consultations nourriront les recommandations rendues par la Commission temporaire et le Collectif citoyen mis en place par le CESE dans le cadre de la campagne vaccinale.

Accompagner le déploiement de la vaccination

En vue de la deuxième étape de la campagne de vaccination, qui est celle de son ouverture au grand public, le Collectif citoyen a entamé ce jeudi 18 février sa deuxième session de travail aux côtés du Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.
Le 23 février 2021, sera présenté en assemblée plénière du Conseil économique social et environnemental le premier rapport d’étape de la Commission temporaire. Celui-ci portera de nouvelles recommandations sur l’accessibilité des doses et lieux de vaccination, la chaîne logistique, l’information et de la communication autour de la campagne vaccinale, la mobilisation de la médecine de ville et des professionnels de santé et la place des territoires.
La commission temporaire continuera de faire, en parallèle des retours réguliers au fur et à mesure de l’avancement des travaux et de la campagne de vaccination contre la COVID-19.
Pour en savoir pluswww.lecese.fr
Betty Mamane et Titouan De Sousa

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.