Création de l’Institut Limousin de Formation aux Métiers de la Réadaptation (ILFOMER)

Créé à l’initiative de Jean-Paul DENANOT, Président de la Région Limousin, en étroite collaboration avec l’Université de Limoges, le CHU de Limoges et l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’Institut Limousin de Formation aux Métiers de la Réadaptation (ILFOMER) répond à une préoccupation majeure : la prise en charge de la dépendance.

Le nouvel Institut Limousin de Formation aux Métiers de la Réadaptation (ILFOMER) répond à une préoccupation majeure : le besoin de créer  de nouvelles compétences dans le champ de la dépendance, secteur en pleine expansion. Créé à l’initiative du Conseil Régional du Limousin, en étroite collaboration avec le CHU de Limoges et l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’institut universitaire propose deux formations du secteur sanitaire et social : Ergothérapie et Orthophonie.

D’autres formations comme celle de masseur-kinésithérapeute et de psychomotriciens devraient voir le jour dès septembre 2013. Ces filières sont ouvertes en formation initiale, permanente et continue. A terme, plus de 200 étudiants sont attendus.
La nécessité de ces formations a notamment été affirmée dans le Plan Alzheimer et maladies apparentées 2008-2012 qui a inscrit dans ses priorités un meilleur diagnostic et une meilleure prise en charge de la maladie. Ce plan prévoit notamment la formation initiale de 2 000 psychomotriciens et ergothérapeutes supplémentaires en France, sans pour autant que soit précisé aucune mesure d’accompagnement financier de ces formations.
Le Limousin connaît un besoin accru en professionnels de santé dans le secteur de l’aide à la personne. A l’horizon 2030, un quart de la population européenne aura plus de 65 ans. Sur les 254 régions rassemblées au sein de l’UE, la population âgée de plus de 65 ans place le Limousin au deuxième rang. En 2020, du simple fait de l’évolution démographique, 29 personnes sur 1 000, soit près de 20 000 personnes, pourraient être atteintes par la maladie d’Alzheimer. Dans ce contexte, la question de la prise en charge de la dépendance se pose avec acuité.

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