Création d’un secteur d’urgences neuro-vasculaires à la Timone

L'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille vient de créer un secteur d'urgences neuro-vasculaires (« stroke center »), destiné à prendre en charge au moins 800 accidents vasculaires cérébraux chaque année. Ce type de structure, accueillant les patients en urgence 24 heures sur 24, permet d'éviter 50 décès ou handicaps sur 1 000 patients traités.

L’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille vient de créer un secteur d’urgences neuro-vasculaires (« stroke center »), destiné à prendre en charge au moins 800 accidents vasculaires cérébraux chaque année. Ce type de structure, accueillant les patients en urgence 24 heures sur 24, permet d’éviter 50 décès ou handicaps sur 1 000 patients traités.

Situé à l’hôpital de la Timone, dans le service de Neurologie du Professeur André Ali Cherif, le secteur est composé de deux unités de 14 lits.

– La première unité, spécifiquement dédiée à la prise en charge des Accidents vasculaires cérébraux (AVC) en phase aiguë (unité d’Urgences Neuro-Vasculaires), est sous la responsabilité du Pr François Nicoli. Il s’agit d’une unité de neurologie spécialisée comportant un secteur de soins attentifs où les patients sont surveillés par un monitoring continu (ECG, pression artérielle, respiration, oxymétrie, température) durant 2 à 3 jours et un secteur « tiède » permettant d’effectuer une rotation rapide des patients venant du secteur de soins attentifs.

– La deuxième unité est dédiée à la prise en charge des AVC en phase secondaire (unité Neuro-Vasculaire Conventionnelle). Cette unité est la responsabilité du Dr Loïc Milandre.

Le personnel se compose de 12 infirmières, 12 aide-soignantes, 2 médecins seniors et 2 internes.

Des gardes de neurologie sont assurées 24h/24, 7 jours sur 7, par 12 internes en neurologie encadrés par 11 neurologues seniors.

En France, 120 000 accidents vasculaires cérébraux se produisent chaque année, soit un toutes les 4 minutes. Ils représentent la 1ère cause de handicap de l’adulte, la 2e cause de déclin intellectuel et la 3e cause de mortalité.

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