Décès du Pr Philippe Ducrotté : le CHU de Rouen déplore la disparition d’un grand professionnel

C'est avec tristesse que la direction du CHU de Rouen a annoncé le décès du Pr Philippe Ducrotté, chef du Pôle Viscéral, survenu le 30 décembre 2017, des suites d’une maladie traitée dans son service d’hépato-gastroentérologie, "qu’il a affrontée avec courage et dignité". L’ensemble de la communauté hospitalière et universitaire du CHU de Rouen présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
C’est avec tristesse que la direction du CHU de Rouen a annoncé le décès du Pr Philippe Ducrotté, chef du Pôle Viscéral, survenu le 30 décembre 2017, des suites d’une maladie traitée dans son service d’hépato-gastroentérologie, "qu’il a affrontée avec courage et dignité". L’ensemble de la communauté hospitalière et universitaire du CHU de Rouen présente ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
"Le CHU de Rouen perd l’un de ses représentants les plus prestigieux, mais nous garderons les valeurs humaines et professionnelles qu’il nous a transmises avec sensibilité et passion", lui a-t-il ainsi été rendu hommage. La communauté hospitalière et universitaire rouennaise, dans son ensemble, est profondément affectée par sa disparition, celle "d’un grand professionnel et d’un homme bienveillant, à l’écoute, humble".

Une exigence élevée au service des patients et d’une équipe soudée et solidaire

Philippe Ducrotté est né en 1955 en Normandie. Il a effectué la totalité de sa formation secondaire et universitaire à Rouen. Son choix de la spécialité d’hépato-gastroentérologie au CHU de Rouen a été porté par des valeurs qui ont guidé sa vie: l’exigence la plus élevée en matière de soins, de recherche et d’enseignement, au sein d’une équipe soudée et solidaire, la passion pour les relations humaines sans distinction de statut, de fonction, d’origine ou de situation, le souci de la transmission du savoir et de l’évolution de sa discipline.
Ces qualités lui ont permis de faire évoluer, avec les professeurs Eric Lerebours, et Anne Marie Leroi, la notoriété médicale et scientifique de l’école d’hépato-gastroentérologie et de physiologie digestive rouennaise, héritée de leurs ainés, les professeurs Raymond Colin, Philippe Hecketsweiler et Philippe Denis.

Un homme de valeurs et de compétences

C’est la reconnaissance de ces qualités au sein de la communauté du CHU de Rouen qui a justifié les responsabilités collectives qui lui ont successivement été confiées: président de la commission des emplois médicaux, directeur médical de la recherche, chef du Pôle Viscéral.
Au niveau national, ses compétences rares lui on fait occuper la fonction de président de section n°52 du Conseil National des Universités (CNU), et de membre du conseil d’administration de la Société Nationale Française de Gastroentérologie, qu’il devait présider en 2017.
Au niveau international, il était régulièrement invité dans les congrès renommés, en raison de ses qualités scientifiques attestées par ses nombreuses publications, ses compétences d’enseignant et la sagesse de ses conseils.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.