Des armoires à pharmacie automatisées pour plus de sécurité

Des armoires à pharmacie automatisées pour plus de sécuritéSécurisation, gain de temps et meilleure gestion des stocks : les services de réanimation chirurgicale de l'hôtel-Dieu et de l'hôpital Nord Laënnec sont maintenant pourvus d'armoires à pharmacie automatisées.

Sécurisation, gain de temps et meilleure gestion des stocks : les services de réanimation chirurgicale de l’hôtel-Dieu et de l’hôpital Nord Laënnec sont maintenant pourvus d’armoires à pharmacie automatisées.

Cliquer pour agrandir

«Dans le cadre de la sécurisation du circuit du médicament, les secteurs de réanimation sont particulièrement sensibles car le traitement de chaque patient peut varier d’un moment à l’autre, explique Jean-Claude Maupetit, directeur du pôle pharmacie-stérilisation. L’armoire sécurisée limite le risque d’erreur d’administration ainsi que les risques de confusion de dosages puisque l’infirmier ne peut accéder qu’aux médicaments correspondant au patient. Les emballages ou étiquettes similaires sont systématiquement placés dans des tiroirs différents. »

L’armoire comporte plusieurs tiroirs eux-mêmes divisés en cases dans lesquelles les médicaments sont disposés par les préparateurs de chaque pharmacie de site. Elle est pilotée par un ordinateur relié à Clinicom : l’infirmier saisit son code pour accéder à la liste des patients du service (en l’absence de prescription informatisée et d’interface, l’infirmier n’accède pas à la prescription). Une fois cette manipulation effectuée, des diodes s’allument, indiquant dans quels tiroirs et quelles cases se trouvent les médicaments à administrer. Du côté pharmacie, le suivi des stocks en direct est plus précis, mieux adapté : « Au rythme de deux livraisons par semaine, nous pouvons prévoir les ruptures de stocks, prendre en compte l’évolution des prescriptions pour les achats… Cela évite du surstockage inutile et beaucoup de déplacements pour réapprovisionner en urgence, par exemple ». Au sein du service, le temps gagné sur la gestion des armoires, désormais assurée par les préparateurs, permet aux infirmiers de consacrer à chaque lit 20 à 25 minutes de plus par semaine.

Généralisée aux Etats-Unis et au Canada, les armoires à pharmacie automatiséens commencent à se répandre en France. Elles seront déployées sur trois ans dans tous les services de réanimation du CHU de Nantes.

Coût d’une armoire : 33 000 euros.

Contact au CHU de Nantes : 02.40.16.55.36

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.