Des moyens nouveaux pour une des plus importantes maternités publiques

Plus de 4 000 naissances en 2005 -4 079 exactement-, 4 250 prévues pour 2006 ! Un taux d'activité record qui conduit l'Agence Régionale d'Hospitalisation à accorder des moyens supplémentaires significatifs à la maternité d'exception du CHU d'Angers, dans le cadre du plan périnatalité. Maternité d'exception certes par le nombre de bébés qui y voient le jour -et qui en fait une des plus importante maternité publique de France- mais également et surtout par l'expertise de ses équipes et la nature des pathologies traitées.

Plus de 4 000 naissances en 2005 -4 079 exactement-, 4 250 prévues pour 2006 ! Un taux d’activité record qui conduit l’Agence Régionale d’Hospitalisation à accorder des moyens supplémentaires significatifs à la maternité d’exception du CHU d’Angers, dans le cadre du plan périnatalité.

Avec sa maternité de niveau 3 (niveau de références pour les grossesses à risques), ses services de réanimation, sa radiologie interventionnelle, le CHU prend en charge les parturientes et les patientes nécessitant les soins les plus pointus (assistance médicale à la procréation, recherche génétique, grossesses à risque, suivi intra-utéro, néonatalogie, chirurgie cancérologique…). Parallèlement, dans le cadre de ses missions de service public, l’établissement assure un accès aux soins à toutes les femmes : accueil de toutes les futures mamans sans distinction aucune, accueil des femmes victimes d’agressions sexuelles…

Cette cohabitation entre pratique de haut niveau et soins de proximité a été possible grâce à l’implication exemplaire des professionnels (gynécologue, obstétriciens, pédiatres, sages-femmes, infirmières, aides-soignants…). Il n’en reste pas moins que pour faire face à la forte activité du service et à l’évolution des besoins de la population (par exemple dans le domaine de l’échographie obstétricale), le CHU était en demande de moyens supplémentaires.

C’est chose faite avec l’annonce mardi dernier par l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) des moyens alloués dans le cadre du « plan périnatalité ». A cette occasion, l’ARH a annoncé le financement de plus de 15 postes (praticiens hospitaliers, sages-femmes, psychologue, infirmières, aide-puéricultrice…).

Cette bouffée d’oxygène apportée au fonctionnement du pôle de gynécologie-obstétrique permettra non seulement d’améliorer les conditions d’exercice actuel mais également de renforcer l’offre d’échographie, d’ouvrir l’unité médico-psycho-sociale périnatale, de développer la prise en charge des pathologies cardiaques chez les nouveau-nés ou en période néonatale ou encore de mettre en place de l’entretien du 4e mois préconisé par le plan périnatalité. Cette annonce de moyens supplémentaires arrive au moment où le CHU s’apprête à lancer le concours d’architectes qui permettra de réaliser l’extension des locaux et de passer, entre autres, de 7 salles d’accouchement à 11. Le secteur chirurgical verra ouvrir 2 salles supplémentaires dédiées aux césariennes et gestes chirurgicaux périnataux.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.