Des seins en 3D pour un meilleur dépistage du cancer

Depuis novembre dernier, le Centre de sénologie du CHR d’Orléans s'est équipé d'un mammographe numérique avec tomosynthèse qui donne une image numérique tridimensionnelle (3D) de la totalité du sein et une vision volumétrique des anomalies. Un investissement d’une valeur de 285 000 euros en partie financé par la Ligue contre le cancer.

Depuis novembre dernier, le Centre de sénologie du CHR d’Orléans s’est équipé d’un mammographe numérique avec tomosynthèse qui donne une image numérique tridimensionnelle (3D) de la totalité du sein et une vision volumétrique des anomalies. Un investissement d’une valeur de 285 000 euros en partie financé par la Ligue contre le cancer.
Contrairement à la mammographie conventionnelle en 2D qui produit une image unique et aplatie des seins, la Tomosynthèse mammaire limite les superpositions du tissu mammaire lors de l’imagerie grâce au déplacement de la caméra et de prendre ainsi des images à partir d’angles multiples.
Ces images sont envoyées sur une console pour l’analyse et l’interprétation par le radiologue. Elles peuvent être combinées pour créer un rendu tridimensionnel (3D) de la totalité du sein avec une vision volumétrique des anomalies.

Les nombreux avantages de la tomosynthèse mammaire  :

– une détection précoce des cancers de petite taille,
– une plus grande précision dans l’analyse de la taille, des contours et de la localisation des anomalies,
– une meilleure caractérisation des lésions bénignes diminuant d’autant le nombre de biopsies inutiles,
– une meilleure détection des lésions occultes en cas de seins denses,
– une meilleure détection des lésions multiples.
La tomosynthèse : un progrès pour le diagnostic et la détection précoce des cancers du sein, sans surcoût
Par son diagnostic sûr et rapide, cette technique innovante complète le plateau technique du Centre de sénologie où interviennent tous les spécialistes des cancers du sein – manipulateurs, radiologues, anatomopathologistes, chirurgiens gynécologues, radiothérapeutes, oncologues, onco-gériatres, généticiens, plasticiens et psychologues.
L’acquisition du mammographe numérique a été financée à hauteur de 100 000 euros par un don de la Ligue contre le cancer.

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