Dites « urgences » en anglais, arabe, espagnol, russe et même en cauchois

1ères urgences de France en nombre de passages, le SAU du CHU de Rouen accueille 400 patients chaque jour, originaires de tous les pays et de tous les continents. Un monde cosmopolite se presse dans les locaux et salles d’attente. Pour faciliter l’accès aux soins de personnes souvent désemparées et surmonter les barrières linguistiques, les équipes ont conçu un mode d'emploi des urgences : un guide pratique en 2 volets édité en 5 langues où l'univers du soin est expliqué

1ères urgences de France en nombre de passages, le SAU du CHU de Rouen accueille 400 patients chaque jour, originaires de tous les pays et de tous les continents. Un monde cosmopolite se presse dans les locaux et salles d’attente. Pour faciliter l’accès aux soins de personnes souvent désemparées et surmonter les barrières linguistiques, les équipes ont conçu un mode d’emploi des urgences : un guide pratique en 2 volets  édité en 5 langues où l’univers du soin est expliqué : formalités d’entrée ? de sortie et d’identification, repérage des services, reconnaissance du personnel au code couleur des tenues, prestations à disposition comme la maison médicale, l’accès internet, la cafeteria…
Et petit rappel à l’usage de tous ceux qui trouvent le temps long. Les équipes ont pris soin de souligner que «  Les patients ne sont pas pris dans leur ordre d’arrivée mais en fonction de la gravité de leur état » et insisté sur « L’encombrement du service des urgences est souvent dû au mauvais usage qu’on en fait. Ce service ne doit pas être utilisé comme palliant l’absence du médecin traitant. Sa vraie raison d’être est l’urgence vitale, celle qui met la vie du patient en danger. Le respect de ce principe de base est essentiel au bon fonctionnement du service."
Clin d’œil
Les normands du pays de Caux ont eux aussi leur guide en langue vernaculaire : « Eul cherviche des urgences des adultes, il a pou mission eud vos soigner pis eud dire aux malades ou aux blèchés oyou qui deuvent aller pou les soins d’urgence. »
L’idée a été lancée comme une blague irréalisable. Et l’université rurale cauchoise n’a pas eu peur de relever le défi. Deux enseignants Séverine Courard aidée de Michel Dessaint ont travaillé bénévolement sur cette traduction pendant près d’un an dans le but de préserver un patois fleuri … de faire sourire !

Une distraction en soi…
Les brochures en ligne

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