Dossier médical personnel : un déploiement pilote dans le Gard

7 hôpitaux du Gard se lancent dans l’aventure du dossier médical personnalisé (DMP). Carnet de santé de dernière génération, le DMP fluidifie le parcours de santé et la communication des informations médicales échangées entre les professionnels sous le contrôle du patient. En phase test sur 33 territoires, le DMP est officiellement déployé en Languedoc‐Roussillon à partir du CHU de Nîmes et des 6 établissements de la Communauté Hospitalière de Territoire Cévennes Gard Camargue *. A ce jour, plus d’une centaine de dossiers ont été créés, principalement au CHU Nîmes et au CH de Bagnols sur Cèze.

7 hôpitaux du Gard se lancent dans l’aventure du dossier médical personnalisé (DMP). Carnet de santé de dernière génération, le DMP fluidifie le parcours de santé et la communication des informations médicales échangées entre les professionnels sous le contrôle du patient. En phase test sur 33 territoires, le DMP est officiellement déployé en Languedoc‐Roussillon à partir du CHU de Nîmes et des 6 établissements de la Communauté Hospitalière de Territoire Cévennes Gard Camargue *. A ce jour, plus d’une centaine de dossiers ont été créés, principalement au CHU Nîmes et au CH de Bagnols sur Cèze.

Pourquoi le Gard a-t-il été retenu parmi les 267 territoires candidats à l’appel à projet ASIP ?

Parce que ce département bénéficie d’une culture informatique hospitalière bien ancrée et d’une belle expertise en télémédecine. Le dossier patient informatisé a été lancé au CHU de Nîmes en 2009 et en mai 2010 au CH de Bagnols sur Cèze. Dans cet établissement la prescription informatisée concerne désormais 80% des lits de l’Hôpital. A Nîmes le dossier de soins et médical sont déjà informatisés à 100%. Techniquement, le CHU de Nîmes a la possibilité d’alimenter automatiquement le DMP via son propre logiciel : Clinicom. La technique est sensiblement la même pour les CH Alès‐Cévennes et Bagnols sur Cèze Depuis, 2010 Le CHU de Nîmes est pilote national dans le cadre du Dossier pharmaceutique.
L’essor de la télémédecine dans le Gard
Deux exemples concrets : Le partage d’information et d’images médicales avec la mise en place du PACS avec le CH d’Arles ; le CHU de Nîmes assure grâce à cette téléimagerie toute l’activité d’imagerie du CH d’Arles. A l’heure actuelle 26 réseaux fonctionnement avec le CHU de Nîmes.
Aujourd’hui, le CHU réalise environ 320 visioconférences par an pour 500 heures de communication. Cela représente presque deux visioconférences par jour ouvrable d’une durée de 2 heures.

Le DMP dans le Gard, questions-réponses

Les financements : 100 000 euros pour couvrir les investissements techniques, la communication et la gestion de projet.
Que signifie concrètement le lancement ?  Bien qu’alimenté à partir de mars via les logiciels internes ou des insertions manuelles, la création du DMP est d’ores et déjà possible, au bureau des entrées des établissements publics de santé du Gard ou auprès des médecins traitants équipés.
Par qui ? les agents des bureaux des entrées des établissements publics de santé du Gard ou les secrétaires médicales, les médecins traitants
Le Création d’un DMP prend une minute, le patient doit présenter sa carte vitale et une pièce d’identité. Un dépliant explicatif et ses codes d’accès lui sont remis et une pastille est mise sur sa carte vitale
Documents envoyés automatiquement : comptes rendus d’hospitalisation/courrier de sortie, comptes rendus de consultation et comptes rendus opératoire
A venir fin 2012 : Pour favoriser l’accompagnement du patient, certains documents comme les comptes rendus d’annonce principalement en cancérologie seront envoyés non visibles temporairement par le patient dans son DMP, c’est le médecin responsable de la prise en charge du patient qui accompagnera leurs lectures après annonce du diagnostic.
*Les établissements de la Communauté Hospitalière de Territoire Cévennes Gard Camargue
Centre Hospitalier Alès‐Cévènnes, Centre Hospitalier de Bagnols‐sur‐Cèze, Centre Hospitalier du Vigan, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nîmes, Centre Hospitalier de Ponteils‐et‐Brésis, Centre Hospitalier de Pont‐Saint‐Esprit, Centre Hospitalier d’Uzès
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En savoir plus sur le dossier médical personnalisé (DMP)

Appelé aussi « mémoire santé », « nouvel outil de coordination des soins », « espace d’information dématérialisé », le  DMP rassemble les informations médicales pertinentes relatives à un patient, strictement nécessaires à la coordination des soins : prescriptions, synthèses médicales, comptes rendus d’hospitalisation, résultats d’analyses, mentions d’allergies…
Alors qu’autour du malade se multiplient les interlocuteurs (professionnels de santé en ville comme à l’hôpital, médecins, infirmiers, pharmaciens…) et les informations (de prévention, de suivi…), le DMP fonctionne comme une plateforme santé personnelle sans cesse actualisée. Accessible de façon sécurisée directement depuis le poste de travail du professionnel autorisé, grâce à des logiciels « DMP compatibles », ou sur Internet via le site www.dmp.gouv.fr, il facilite l’échange et le partage de données de santé, au service des professionnels de santé et au bénéfice du patient.
Il ne revêt pas de caractère obligatoire, et n’a pas d’impact sur le niveau de remboursement des soins. Service public proposé gratuitement à tous les bénéficiaires de l’assurance maladie, le DMP est personnel, il appartient uniquement au patient qui choisit de le partager ou pas avec ses professionnels de santé, pour améliorer sa prise en charge. Tout accès est tracé.
Le patient, décide librement de le créer, d’y ajouter et de consulter des documents, et de permettre aux professionnels de santé qui le suivent d’y accéder via leur carte  CPS et selon la matrice d’habilitations définie par l’ASIP Santé.
Le DMP est mis en place par le ministère de la santé et géré par l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP Santé). Créé par la loi du 13 août 2004, et porté par le code de la santé publique, il s’inscrit dans le respect des principes de la protection des données personnelles de la loi Informatique et libertés de 1978 et dans la continuité de la loi de 2002, dite « loi Kouchner 2 », sur le droit à l’information des patients.
 
En améliorant l’accès aux informations pertinentes, et en donnant la possibilité de mémoriser les données de santé, le DMP pourra également, à terme, permettre d’éviter des examens redondants ou des visites inutiles chez un professionnel de santé.  
 
A ce jour, près de 70 000 DMP fonctionnent en France.

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