Douleur : toutes les expertises réunies en un département

Seule unité en France à disposer d’une palette aussi complète de solutions médicamenteuses et non médicamenteuses pour traiter la douleur, le service d’algologie s’associe au centre psychosomatique du CHRU de Montpellier et devient le département « Douleur, Psychosomatique, Maladie Fonctionnelle ». Fort d’une expertise de 34 ans...

Seule unité en France à disposer d’une palette  aussi complète de solutions médicamenteuses et non médicamenteuses pour traiter la douleur, le service d’algologie s’associe au centre psychosomatique du CHRU de Montpellier et devient le département « Douleur, Psychosomatique, Maladie Fonctionnelle ». Fort d’une expertise de 34 ans au service de milliers de patients et de la formation de générations de médecins et infirmiers, le département a toujours su adopter les approches les plus innovantes. Promoteur d’une prise en charge globale, respectueuse des liens entre le corps et l’esprit, entre le psychique et le somatique, l’équipe reconnaît le malade à la fois dans sa souffrance et dans sa douleur corporelle. A son actif des initiatives très appréciées des patients comme l’atelier d’imagination matérielle dynamique ou l’éducation thérapeutique du patient à la douleur…
Le département accueille des patients douloureux chroniques, souffrant de maladies fonctionnelles* pouvant être corrélées à des évènements et situations relationnelles traumatiques et que les traitements traditionnels n’ont pas pu soulager. Ces personnes sont adressées par les autres services du CHU ou par les médecins ou spécialistes de ville.
Soignés avec des traitements pour calmer la douleur, en hospitalisation de semaine, ou sans médicament en hospitalisation de jour, les patients suivent tous un projet de soins personnalisé défini par les médecins, la psychologue et l’ensemble de l’équipe du service. Si nécessaire, des activités de médiation appropriées à la  problématique du patient sont proposées. Ainsi, certaines sont plutôt liées au corps comme la relaxation, la neurostimulation, la mésothérapie en perfusion lente, l’expression corporelle, le massage, la sophrologie ou l’hydrothérapie. D’autres sont plus axés sur l’imaginaire comme la musicothérapie, l’hypnose et la sophrologie.
Des approches plus originales
L’offre de soins est complétée par des séances en ateliers de créativité : atelier d’imagination matérielle dynamique – thérapeutique élaborée par la psychanalyste Susana Rotbard – ou comme le photolangage.
Focus sur l’atelier d’imagination matérielle dynamique        
Parmi les espaces de médiation, l’atelier d’imagination matérielle dynamique offre au patient la possibilité de réaliser à partir de divers matériaux, des productions d’où émerge l’histoire de la personne. Les différents matériaux sollicitent le corps et la sensorialité visuelle, tactile et kinesthésique. Ils mobilisent une mémoire essentiellement corporelle en deçà des représentations et des associations conscientes. Ainsi, se réactivent des « restes » perceptifs de fragments de souvenirs ainsi que des traces d’actions oubliées. Tous ces éléments forment la couche profonde des rêves et de certaines manifestations d’essence onirique.
L’œuvre réalisée, dans sa double inscription corporelle et imaginaire, participe d’un travail d’élaboration en psychosomatique, en lien avec la pathologie du patient.
Comme l’art thérapie ou les groupes de parole, cette approche développe les capacités d’imaginaire du patient et l’aide à reprendre le contrôle sur sa souffrance. Le travail relationnel en psychosomatique permet de dépasser la dualité psychique et somatique en ouvrant sur l’histoire subjective de la personne malade dans laquelle s’inscrit la pathologie.
L’éducation thérapeutique du patient à la douleur
Contre les souffrances et les douleurs chroniques, l’équipe a mis en place un programme d’éducation thérapeutique, validé par l’Agence Régionale de Santé. L’enjeu : donner au malade le maximum de connaissances sur la maladie, ses conséquences, ses traitements et faire du patient un partenaire actif pour lutter contre les souffrances. Cette pratique double l’efficacité des traitements classiques.
Riche d’une longue expérience en matière d’éducation thérapeutique, l’équipe du département a vient de publier un ouvrage sur le sujet
Education thérapeutique des patients douloureux chroniques
Université de formation à l’art médical, 225p
Dr Patrick Giniès, Dr Didier Kong a Siou et Mme Germaine Boesch.
*sans lésion anatomique décelable

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.