Enfants cardiaques étrangers : Tours, maillon de la chaîne de l’espoir

Tours vient de signer une convention de partenariat avec l’association « La Chaîne de l’Espoir » pour soigner des enfants cardiaques de plus de 30 pays. Ils recevront des soins à tarifs préférentiels. Cet accord conforte une nouvelle fois la mission humaniste du CHU qui a déjà noué deux accords de coopération semblables avec les associations « Face au Monde » et « Le sourire de Kahoula ». étrennera
Tours vient de signer une convention de partenariat avec l’association « La Chaîne de l’Espoir » pour soigner des enfants cardiaques de plus de 30 pays. Ils recevront des soins à tarifs préférentiels. Cet accord conforte une nouvelle fois la mission humaniste du CHU qui a déjà noué deux accords de coopération semblables avec les associations « Face au Monde » et « Le sourire de Kahoula ». 
"Les enfants défavorisés n’ont pas accès aux soins de santé de qualité dans certains pays : la chaîne de l’espoir se bat contre cette injustice de naissance. Elle soutient des hôpitaux, forme leur personnel, soigne et opère des enfants". La Chaîne de l’Espoir se réjouit de l’ouverture d’une nouvelle antenne médicale à Tours, la 17ème antenne en région qui offre une entrée supplémentaire aux enfantsqui ne peuvent être opérés sur place.
Présidée par le Dr Eric Cheysson et créée en 1994 par le Pr Alain Deloche, La Chaîne de l’Espoir intervient dans plus de 30 pays pour offrir un accès aux soins et à l’éducation aux enfants les plus démunis. Chaque année, plus de 100 000 enfants bénéficient de ses programmes de soins, dont 5 000 sont opérés et 11 000 enfants suivent ses programmes d’éducation.

Une organisation qui allie expertise, solidarité et générosité 

Lorsqu’un enfant nécessitant des soins est identifié par La Chaîne de l’Espoir, le CHU de Tours reçoit son dossier et décide de recevoir l’enfant. L’association identifie alors une famille d’accueil et la décision de soigner l’enfant peut alors être prise.
Au moment de l’intervention, l’enfant arrive à Paris puis est transféré sur Tours par l’association.
Un bilan médical rapide est alors établi par le CHU de Tours, pour bien confirmer le diagnostic et l’opérabilité de l’enfant. Après l’intervention, l’enfant reste en convalescence dans sa famille d’accueil 1 à 2 mois, puis repart dans son pays.

Un enfant nommé "Espoir" étrennera l’antenne tourangelle

Le premier enfant à bénéficier de ce partenariat arrivera le 3 décembre prochain, du Congo-Brazzaville. L’état de l’enfant, nécessite une opération du coeur urgente, indispensable à sa survie. C’est la Dr Anne Berthe M’Pemba, cardio-pédiatre référente au CHU de Brazzaville, qui a alerté La Chaîne de l’Espoir sur le cas de ce petit malade, âgé de 7 ans ½ et qui se prénomme… Espoir.
Le jeune garçon sera pris en charge au CHU de Tours par le Dr Paul Neville, chirurgien cardiaque pédiatrique et responsable médical de cette nouvelle antenne. Espoir arrivera à Paris le 3 décembre puis sera transféré à Tours. Il sera accueilli chez Florence Péraud, famille d’accueil et première famille à accueillir un enfant à Tours pendant près de 8 semaines.
La consultation aura lieu le 4 décembre et l’opération est programmée le jeudi 7 décembre sur le site de Clocheville.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.